1 894 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 894
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 857
Avec résumé IA
Avocat : CAVELIER
Avocat : SELARL CAROLINE LAVEISSIERE
Avocat : RASOAVELOSON JULIEN
Avocat : CAZANAVE
Avocat : RASOAVELOSON
Avocat : GARAVEL
Avocat : BRYAN CAVE LEIGHTON PAISNER (FRANCE) LLP
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 juin 2024 par laquelle le préfet du Calvados a refusé de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant placée elle-même dans la situation qu'elle invoque en ne fournissant pas les pièces complémentaires demandées à plusieurs reprises par l'administration, et n'ayant pas démontré la perte imminente de son emploi. En conséquence, la demande d'injonction et celle au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, rejette la requête de la société Jacquemet. Celle-ci demandait l’annulation du marché de restauration hydromorphologique des lônes du camp de la Valbonne, conclu par le conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes. Le juge constate que la signature du contrat est intervenue le 25 juin 2024, soit avant l’introduction du référé précontractuel enregistré le 24 juin 2024, et que le pouvoir adjudicateur n’en avait pas connaissance à cette date. Dès lors, la requête est irrecevable, car la société requérante ne remplit pas les conditions de l’article L. 551-14 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL GRAVEJAT AVOCAT
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 22 août 2024, du désistement pur et simple de la SCI JAS de sa requête en excès de pouvoir et indemnitaire. La société contestait l’occupation irrégulière d’une partie de sa parcelle par une piste cyclable sur le territoire de la commune de Biganos et du département de la Gironde. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune de Biganos au titre des frais de justice. Aucune condamnation n’a été prononcée à l’encontre de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SARL Batipro Ouest d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de La Crèche du 8 juin 2022 portant préemption d’un terrain. En cours d’instance, la commune a retiré cette délibération par une nouvelle délibération du 11 octobre 2022, devenue définitive. Ce retrait ayant fait disparaître rétroactivement l’acte contesté de l’ordonnancement juridique, le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : LAGRAVE - JOUTEUX & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de La Réunion annule la décision du 21 novembre 2022 par laquelle le CHU de La Réunion a licencié Mme B pour abandon de poste, ainsi que le refus implicite de lui délivrer les documents de fin de contrat. Le tribunal juge que le contrat à durée déterminée de Mme B ayant expiré le 31 octobre 2022 sans renouvellement exprès, aucune relation contractuelle ne subsistait en novembre 2022, rendant illégal le licenciement pour abandon de poste. Cette décision est fondée sur les articles L. 331-1 et suivants du code général de la fonction publique et le décret n° 91-155 du 6 février 1991. Le tribunal enjoint au CHU de délivrer les documents de fin de contrat sous deux mois.
Avocat : PARAVEMAN
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. C, professeur des universités-praticien hospitalier, contestant son changement d'affectation et le refus de protection fonctionnelle par le CHU et l'ARS. Les conclusions contre la décision d'affectation provisoire ont été jugées irrecevables car tardives et constituant une mesure d'ordre intérieur. Le refus de protection fonctionnelle a été validé, le tribunal estimant que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis. Les demandes indemnitaires ont été rejetées, faute de lien de causalité entre les préjudices allégués et les décisions contestées. La décision s'appuie notamment sur la loi du 13 juillet 1983 et le code de la santé publique.