215 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
215
Décisions totales
383 581
Ordonnances
238 267
Avec résumé IA
Avocat : BASSALER
Avocat : BASSET
Avocat : NALLAN POULBASSIA
Avocat : ABASSIT
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B et M. D, ressortissants malgaches, qui demandaient l'annulation de la décision du 1er août 2024 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) leur refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de leur situation. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'était pas fondé, les requérants n'ayant pas justifié de motif légitime pour avoir sollicité l'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant leur entrée en France.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an prise par le préfet de la Savoie et une assignation à résidence de 45 jours renouvelable prise par le préfet de l’Isère le 29 juillet 2024. Le tribunal a annulé l’interdiction de retour pour insuffisance de motivation et erreur d’appréciation, au regard des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de la durée de présence en France et de la vie privée et familiale de l’intéressé. En conséquence, l’assignation à résidence a également été annulée par voie de conséquence. La solution retenue s’appuie sur les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 30 juillet 2024 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et légalement fondée sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), M. B faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Les modalités de l'assignation ont été considérées comme proportionnées, l'intéressé ne pouvant utilement invoquer ses obligations professionnelles issues d'un travail clandestin. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : ABASSADE