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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 595 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 595

Décisions totales

383 581

Ordonnances

309 456

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BAUEffacer tout
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300317

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Haute-Corse concernant la demande de carte de séjour "vie privée et familiale" de Mme A, ressortissante ivoirienne. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, car le préfet n'avait pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

28 février 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317068

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F B D et M. B D E contestant le refus de visa de long séjour pour ce dernier en qualité de membre de famille d’un réfugié. La commission de recours avait motivé son refus par le caractère partiel de la réunification familiale et le défaut de caractère probant des actes d’état civil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment tirés de l’erreur de droit et de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution s’appuie sur les articles L. 561-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GUILBAUD

28 février 2025• 8ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300124

Le Tribunal Administratif de Bastia annule la décision implicite de rejet du préfet de la Haute-Corse refusant de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à M. A, ressortissant algérien. La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

28 février 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2300689

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B et son assureur, le groupe MAIF, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices résultant de glissements de terrain survenus à partir de 2016 sur la propriété de Mme B, située dans le lotissement "Cartillone" à Embrun. Les requérants recherchaient la responsabilité pour faute de l'État, en raison d'un classement insuffisant de la parcelle dans le plan de prévention des risques naturels, et de la commune d'Embrun, pour défaut d'information. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le glissement de terrain présentait les caractéristiques de la force majeure, exonérant ainsi les défendeurs de toute responsabilité, et a mis les dépens à la charge des requérants.

Avocat : SELARL BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER

28 février 2025• 5ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402668

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme Daguet, conseillère municipale d’opposition, contestant le règlement intérieur du conseil municipal de Carqueiranne adopté le 17 juin 2024. La requérante soutenait que l’article 7.1 de ce règlement méconnaissait l’article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales en ne réservant pas un espace d’expression aux élus minoritaires sur la page Facebook et les réseaux sociaux de la commune. Le tribunal a fait droit à sa demande, annulant la délibération en tant qu’elle ne prévoyait pas un tel espace, conformément aux dispositions précitées et à son précédent jugement du 15 mars 2024.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

28 février 2025• 2ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2401250

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société SOVALIM IDF. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté du 28 février 2024 par lequel le maire de Cogolin avait retiré un permis de construire pour 39 logements sociaux et trois villas, et refusé ce permis. Le tribunal a jugé que l'arrêté de retrait avait été signé par une autorité compétente, bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également estimé que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée, la société ayant été mise à même de présenter ses observations.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

28 février 2025• 2ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305901

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 5 juin 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que le préfet avait légalement pu estimer que les études de M. B ne présentaient pas un caractère réel et sérieux, justifiant le refus de renouvellement. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'était pas illégale par voie de conséquence. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : ALPHA AVOCATS - BONNET & BAUDUIN ASSOCIÉS

27 février 2025• 4ème Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2300738

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la SCCV Bauhinia, qui demandait l'annulation d'un arrêté du 10 mai 2023 refusant un permis de construire pour 48 logements au Diamant. La société soutenait l'incompétence de l'auteur de l'acte et une erreur d'appréciation, car le terrain se situait dans une zone déjà densément construite. Le tribunal a jugé que le préfet, ayant émis un avis défavorable conforme sur le fondement de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, avait placé la commune en situation de compétence liée pour refuser le permis. Il a également estimé que le terrain, bien que situé dans un quartier urbanisé, ne faisait pas partie des parties urbanisées de la commune au sens de cet article, justifiant ainsi le refus.

Avocat : RAIMBAULT

27 février 2025• 1ère Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500320

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la violation de son droit à être entendu et de son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait respecté les droits de la défense et que la mesure était proportionnée au regard de la menace pour l'ordre public. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 613-1.

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

24 février 2025• Reconduite à la frontière
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305036

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par Mme C, ressortissante algérienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 29 août 2023 refusant d’instruire sa demande de titre de séjour étudiant. Le tribunal constate que cette décision a été retirée par un arrêté du 26 octobre 2023, lequel a fait l’objet d’un recours rejeté par un jugement du 5 mars 2024, confirmé en appel. Dès lors, le refus d’instruction étant devenu définitif, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur sa légalité et rejette le surplus des conclusions, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BAUTES

21 février 2025• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404054

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de Mme F D, M. C E, Mme B D et M. A D demandant l'annulation de l'arrêté du 17 octobre 2023 par lequel le maire de Gressey a retiré leurs permis de construire pour trois maisons individuelles. Les requérants contestaient notamment le défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire préalable au retrait, et l'illégalité des motifs de refus fondés sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et l'avis de l'architecte des bâtiments de France. La commune a sollicité une substitution de motifs, invoquant la méconnaissance du règlement du PLU et la caducité de la promesse de vente. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de retrait était légale.

Avocat : CABINET INDIVIDUEL LE BAUT

21 février 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2004254

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par M. C A d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2015 et 2016. Le requérant conteste la régularité de la procédure de vérification de comptabilité de son entreprise, invoquant notamment l'absence d'avis de vérification régulier, le non-respect du débat oral et contradictoire, et la notification prématurée des propositions de rectification. Il se prévaut de divers textes, dont les articles L. 47 et L. 10 du livre des procédures fiscales, ainsi que de la doctrine administrative. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement statue sur le fond du litige en matière de plein contentieux fiscal.

Avocat : DUBAULT-BIRI & ASSOCIES

20 février 2025• 9ème chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500052

Le Tribunal administratif de la Polynésie française a été saisi en référé-suspension par un enseignant-chercheur contestant son interdiction totale d’activité et d’accès à l’université, prononcée par le président de l’université pour une durée de près de six mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence était caractérisée, compte tenu de l’atteinte grave et immédiate portée à la carrière et à la santé du requérant. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions, en raison notamment de l’absence de respect de la procédure contradictoire et du caractère disproportionné de la mesure au regard des faits reprochés. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension des arrêtés des 3 décembre 2024 et 29 janvier 2025, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

19 février 2025
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300736

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B C, qui demandait l'annulation du refus de la région Bourgogne Franche-Comté de créer un circuit de transport scolaire entre Origny-sur-Seine et le collège de Recey-sur-Ource. Le tribunal a écarté les moyens de forme et d'incompétence, jugeant la décision régulièrement signée et l'auteur dûment habilité. Il a également rejeté le moyen tiré de la rupture d'égalité, estimant que la situation des élèves d'Origny-sur-Seine n'était pas comparable à celle d'autres communes bénéficiant d'un service préexistant, le nombre d'élèves requis par le règlement régional n'étant pas atteint. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 3111-7 du code des transports.

Avocat : BARON AIDENBAUM & ASSOCIES

18 février 2025• 1ère chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300717

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de la commune d'Origny-sur-Seine contestant le refus de la région Bourgogne Franche-Comté d'autoriser deux collégiens à emprunter un circuit de transport scolaire spécifique pour le retour du soir. La région avait soulevé une fin de non-recevoir, arguant que la commune n'avait pas intérêt à agir. Le tribunal a rejeté cette exception, considérant que le maire de la commune avait un intérêt à agir en vertu du règlement régional des transports scolaires, qui lui confère un rôle dans la création de points d'arrêt. La solution retenue est que la requête de la commune est recevable, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond du litige dans cet extrait. Les textes appliqués incluent le code des transports (article L. 1231-1) et le règlement régional des transports scolaires.

Avocat : BARON AIDENBAUM & ASSOCIES

18 février 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500741

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 octobre 2024 par lequel le maire du Pian-Médoc s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la société n'apportant pas la preuve d'un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension, malgré l'intérêt général lié à la couverture mobile. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence de procédure contradictoire préalable au retrait, ou l'erreur d'appréciation au regard des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

Avocat : SCP KAPPELHOFF-LANCON - THIBAUD - VALDES

18 février 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302670

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus implicite du ministre de la justice de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2020. La requérante soutenait que ses fonctions exercées dans une unité éducative en milieu ouvert située en quartier prioritaire de la politique de la ville ouvraient droit à cette bonification. Le tribunal a rejeté la requête en ce qui concerne la période antérieure au 1er décembre 2018, en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l'État, considérant que la créance de Mme C pour cette période était prescrite. La solution retenue s'appuie sur les dispositions combinées de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001, mais la prescription a limité l'indemnisation à la période non prescrite.

Avocat : BAULIMON

18 février 2025• 1ère Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500531

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que l'OFII avait pu légalement refuser ces conditions sur le fondement de l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la fraude caractérisée par l'altération volontaire des empreintes digitales du demandeur.

Avocat : THEBAULT

17 février 2025• Eloignement urgent
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302641

Le Tribunal administratif de Lille annule la décision du 16 février 2023 par laquelle le préfet du Nord a refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à Mme A, ressortissante chinoise. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation en droit, car elle ne vise aucun texte applicable, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : ALPHA AVOCATS - BONNET & BAUDUIN ASSOCIÉS

14 février 2025• 8ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 497341

Avocat : SCP BAUER-VIOLAS - FESCHOTTE-DESBOIS - SEBAGH

14 février 2025ECLI:FR:CECHS:2025:497341.20250214• 5ème chambre jugeant seule