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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422220

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C A B, ressortissant congolé, qui contestait les arrêtés du préfet de police du 18 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation et que l'intéressé, âgé de 49 ans, ne pouvait se prévaloir de la protection prévue pour les mineurs par l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas assorti de précisions suffisantes. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

7 janvier 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500010

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, contestant l'arrêté du ministre de l'intérieur du 31 décembre 2024 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment la violation de la confidentialité des éléments de la demande d'asile, l'erreur de droit et d'appréciation, ainsi que la méconnaissance du principe de non-refoulement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au caractère manifestement infondé de la demande d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

7 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404172

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du ministre du travail du 22 décembre 2023 autorisant la rupture de sa période d'essai. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle était suffisamment motivée et que le contrat de travail n'était pas rompu avant la saisine de l'inspecteur du travail, écartant ainsi les moyens d'incompétence et d'erreur de fait. Il a également estimé que le délai entre la mise à pied conservatoire et la saisine de l'inspection du travail n'était pas excessif, les délais de l'article R. 2421-6 du code du travail n'étant pas prescrits à peine de nullité. La solution retenue confirme la validité de la procédure de rupture de la période d'essai pour un salarié protégé.

Avocat : CABINET ENOR AVOCATS (SELARL)

7 janvier 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305804

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B A, candidate aux élections législatives de 2022, qui contestait la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) refusant le remboursement intégral de ses frais d'expertise-comptable. Le juge a rappelé que, statuant en plein contentieux, il ne se prononce pas sur les vices propres de la décision attaquée mais examine le droit au remboursement. Il a estimé que la CNCCFP était fondée à réévaluer le montant des honoraires d'expertise-comptable, ceux-ci devant constituer des dépenses électorales proportionnées aux diligences effectuées. La demande d'expertise avant dire droit a été rejetée, le tribunal considérant disposer des éléments suffisants pour statuer.

Avocat : CABINET L.V.I AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

7 janvier 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2305823

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A B contestant la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) du 9 janvier 2023. La candidate demandait la réintégration d'une dépense de 903 euros pour la pose d'un adhésif micro-perforé sur la vitrine de sa permanence électorale lors des élections législatives de 2022. Le tribunal a jugé que cette dépense constituait un affichage sauvage prohibé par l'article L. 51 du code électoral, et non un kakémono ou roll-up, ce qui excluait tout remboursement par l'État. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré d'une insuffisance de motivation, le litige relevant du plein contentieux.

Avocat : CABINET L.V.I AVOCATS ASSOCIES (SELARL)

7 janvier 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2200006

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 16 septembre 2021 par lequel le maire de Nice avait refusé à la société Cogedim Méditerranée un permis de construire pour un immeuble de 22 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au caractère des lieux avoisinants) était entaché d'une erreur d'appréciation, le projet s'insérant dans un environnement urbanisé et hétérogène sans démontrer l'existence d'un site remarquable à protéger. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, avec injonction à la commune de délivrer le permis de construire sollicité.

Avocat : CABINET SZEPETOWSKI

7 janvier 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301569

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision du préfet de l’Hérault refusant le regroupement familial au profit de l’époux de Mme D..., ressortissante marocaine. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d’appréciation en excluant l’époux du regroupement familial en raison de sa présence irrégulière en France, compte tenu des circonstances particulières (vie commune établie, ressources suffisantes, logement adapté, enfant handicapé). La décision a été prise en application des articles L. 434-6 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS

7 janvier 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304647

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait la mention "annulé administratif" sur son permis de conduire et demandait l'annulation du rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la décision d'annulation du permis, prise en 2007, avait été régulièrement notifiée à l'intéressé, rendant tardive sa contestation en 2023. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.

Avocat : SELARL CABINET CHANGEUR

7 janvier 2025• JU-1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406329

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., ressortissant russe, contestant l'arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que le préfet de l'Hérault n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. C... constituait une menace pour l'ordre public, se fondant sur une note blanche des services de renseignement attestant de ses liens avec des individus radicaux et de son adhésion à une idéologie pro-jihadiste. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 412-5 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. La décision a été prise en application des articles L. 432-4 et R. 432-4 du même code.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS

7 janvier 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406328

Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du préfet de l'Hérault du 30 septembre 2024 refusant un titre de séjour à Mme B..., ressortissante gabonaise, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la vie familiale établie en France par la requérante avec son concubin, titulaire d'un titre de séjour, et leur enfant né en 2022. Le tribunal a estimé que la cellule familiale ne pouvait se reconstituer hors de France du fait des nationalités différentes des parents. L'arrêté a donc été annulé, et le préfet a été enjoint de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS

7 janvier 2025• 5ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319311

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 8 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des stipulations de la convention franco-béninoise du 21 décembre 1992 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

7 janvier 2025• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407516

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du 13 décembre 2024 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à M. B A, demandeur d'asile ivoirien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et n'avait pas été précédée d'un examen complet de la situation de vulnérabilité du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. B A dans un délai de trois jours.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT

7 janvier 2025• Eloignement urgent
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301462

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de la société Continental Foncier qui contestait une délibération du conseil municipal de Milly-la-Forêt autorisant le maire à engager des discussions pour la cession future d’une parcelle. Le tribunal relève que cette délibération, qui acte la fin d’une relation contractuelle et vise la valorisation d’un terrain relevant du domaine privé communal sans en affecter le périmètre ou la consistance, ne met en cause que des rapports de droit privé. En conséquence, le juge administratif se déclare incompétent et renvoie le litige à la compétence du juge judiciaire.

Avocat : CABINET PIERRE PINTAT AVOCAT

6 janvier 2025• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500062

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B C, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le tribunal écarte le moyen tiré d’un défaut de notification, la décision ayant été régulièrement notifiée le 31 décembre 2024. Il juge que le ministre a pu légalement rejeter la demande comme manifestement infondée, conformément aux articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après avis défavorable de l'OFPRA. Les déclarations du requérant, relatives à des mauvais traitements familiaux en Côte d'Ivoire, n'ont pas été jugées suffisamment crédibles pour établir un risque de persécutions.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

6 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225195

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Allianz Iard et de la SCI Paris 08, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les dégradations subies par un immeuble lors de la manifestation des "Gilets jaunes" du 8 décembre 2018. Le tribunal a estimé que les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'étaient pas réunies, faute pour les requérantes d'établir un lien direct et certain entre les dommages et des crimes ou délits commis par un attroupement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions indemnitaires.

Avocat : CABINET SOULIE COSTE-FLORET & ASSOCIES

6 janvier 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2402287

Le Tribunal administratif de Mayotte a été saisi par la société La Mahoraise de Travaux Publics d’un référé précontractuel, sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, visant à contester la procédure de passation d’un marché public de livraison de composteurs organisée par le SIDEVAM 976. La société requérante s’est ensuite désistée de sa requête. Par une ordonnance du 6 janvier 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l’instance.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ALAIN RAPADY

6 janvier 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434089

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A C, ressortissant serbe, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 22 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

6 janvier 2025• 8e Section - MESD
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412018

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" en tant que conjoint de français. M. A s'est désisté de ses conclusions en référé-suspension. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

6 janvier 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304080

Le tribunal administratif d’Amiens a ordonné une expertise judiciaire, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer la nature et les causes des désordres affectant l’Hôtel rural d’entreprise de Bernaville, notamment des infiltrations d’eau de pluie apparues après la réception des travaux en juillet 2019. La mesure est ordonnée à la demande de la communauté de communes du territoire Nord Picardie, maître d’ouvrage, et sera menée au contradictoire de l’ensemble des constructeurs et assureurs concernés, dont la société En Act architecture (maîtrise d’œuvre), la société EGBM (titulaire du lot étanchéité, en liquidation judiciaire), son sous-traitant Chaves Etanchéité, le contrôleur technique Qualiconsult, et leurs assureurs respectifs (SMABTP et AXA France Iard). La demande de mise hors de cause de la société AXA France Iard a été rejetée, son assureur étant potentiellement concerné par les opérations.

Avocat : CABINET CHIVOT-SOUFFLET

6 janvier 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301663

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante guinéenne, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 juillet 2022 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car tardive, la notification de la décision d'obligation de quitter le territoire sans délai ayant fait courir un délai de recours de quarante-huit heures que la requérante n'a pas respecté. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés par Mme C, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision se fonde sur les articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

6 janvier 2025• 11ème chambre