35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35 683
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : CABINET LAUDE ESQUIER & ASSOCIES
Avocat : CABINET MAZARS SOCIETE D'AVOCATS
Avocat : CABINET VOGEL
Avocat : CABINET D'AVOCATS PAUL HASTINGS (EUROPE) LLP
Avocat : CABINET ALTANA
Avocat : CABINET FIDAL (MERIGNAC)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le CHU Grenoble Alpes pour fixer le solde d’un marché de construction et condamner la société Floriot au paiement de pénalités de retard. En cours d’instance, les parties ont conclu un protocole d’accord transactionnel les 8 et 17 juillet 2024, dont elles ont demandé conjointement l’homologation sur le fondement de l’article L. 213-4 du code de justice administrative. Le tribunal a homologué cet accord, qui règle définitivement le litige, et a constaté le désistement des parties pour le surplus de leurs conclusions. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.
Avocat : ASTERIO - CABINET D'AVOCATS
Avocat : CABINET A&E
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait un arrêté du préfet du Morbihan du 31 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les erreurs manifestes d'appréciation, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et la loi sur l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin. Celle-ci sollicitait, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, une expertise préventive avant le début de travaux de réaménagement du centre-ville incluant démolitions et construction d'une crèche. Le juge a désigné un expert architecte avec pour mission de constater l'état des immeubles avoisinants, de proposer d'éventuelles mesures conservatoires, et, le cas échéant, de déterminer les causes et l'étendue des dommages futurs. La mesure a été jugée utile car susceptible de se rattacher à un litige futur relevant de la compétence du tribunal en matière de travaux publics.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé-suspension par M. et Mme C, voisins immédiats, pour contester un permis de construire délivré par le maire de Pont L'Evêque pour un ensemble de 74 logements. Les requérants invoquent l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de l'insuffisance du dossier de demande, de l'absence de nouveaux avis des services consultés après modifications du projet, et de la méconnaissance des règles de sécurité publique (article R. 111-2 du code de l'urbanisme) et du plan de prévention des risques inondations (PPRI) de la Basse Vallée de la Touques. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme.
Avocat : CABINET D'AVOCATS DECKER & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi par le préfet de Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Porto-Vecchio du 23 juillet 2024 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de division de terrains au lieu-dit "Morteto". Le juge a retenu que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le projet étant situé en dehors d'un village ou d'une agglomération au sens de la loi Littoral et constituant une extension de l'urbanisation. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la protection du littoral et à l'urbanisation limitée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CGCB & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du 21 novembre 2024 fixant le pays de destination de son éloignement. Le juge a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que la requête, bien que sommaire, contenait des moyens. Sur le fond, le tribunal a considéré que les moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés, l'intéressé n'établissant pas de risques personnels en cas de retour en Géorgie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse d’un déféré tendant à la suspension d’un permis de construire délivré par le maire de Pietrosella pour l’extension d’une construction existante. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l’urbanisme, faute de se situer dans une zone urbanisée, et l’article R. 111-2 du même code en raison du risque d’incendie. La commune a fait valoir que le terrain se trouvait dans une zone déjà urbanisée au sens de la loi Littoral et que le projet constituait une extension limitée. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté.
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane porte sur le refus implicite de l’administration de céder gratuitement à M. B des parcelles domaniales à Matoury, au titre de la mise en valeur agricole. Le tribunal a examiné la requête en annulation pour excès de pouvoir, en application des articles L. 5141-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques. Il a rejeté les conclusions à fin d’annulation, considérant que M. B ne justifiait pas d’un droit acquis à la cession gratuite de la totalité des parcelles demandées, faute de mise en valeur complète et de renoncement au surplus. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d’injonction ou de frais de justice.
Avocat : CABINET TAIEBI
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. D, professeur de technologie, qui contestait les retenues sur salaire opérées par le vice-recteur pour absence de service fait. Le tribunal a jugé que la suppression de l'enseignement technologique en classe de 6ème par l'arrêté du 7 avril 2023 ne privait pas de base légale les retenues, dès lors que M. D s'abstenait d'effectuer ses heures de service. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 711-2 et L. 712-1 du code général de la fonction publique, ainsi que du décret n° 2014-940 du 20 août 2014, en considérant que l'absence de service fait était matériellement constatée et que la mesure, purement comptable, ne nécessitait pas de consentement préalable.
Avocat : CABINET D'AVOCAT DIHACE FRANCKIE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par les ayants droit de M. E A, décédé le 4 novembre 2021 lors d’un placement en chambre d’isolement à l’EPSM Georges Daumezon. Les requérants soutiennent que l’établissement a commis une faute en raison d’un défaut de surveillance, entraînant une perte de chance d’éviter le décès, et sollicitent l’indemnisation des souffrances endurées par la victime avant son décès ainsi que de leur préjudice d’affection. L’EPSM conteste toute faute et l’existence d’un lien de causalité certain, le décès étant inexpliqué. Le tribunal, après expertise, a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires et des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TAMBURINI-BONNEFOY
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la contestation par la société Action Développement Loisir " Espace Récréa " d'un avis de sommes à payer émis par la communauté de communes des Portes Euréliennes d'Ile-de-France pour un montant de 71 242,03 euros. Cette somme était réclamée au titre de produits constatés d'avance (abonnements et tickets) perçus par la société avant la fin de son contrat de concession de service public pour la gestion d'un centre aquatique. Le tribunal a jugé qu'en l'absence de stipulations contractuelles expresses, le pouvoir adjudicateur ne peut exiger le reversement de ces sommes, sauf à démontrer que leur absence compromettrait le fonctionnement ou la continuité du service public, ce qui n'était pas établi en l'espèce. Il a également écarté l'argument de la collectivité fondé sur les articles 40 et 59 du contrat, estimant que l'obligation de remettre un compte des usagers n'implique pas un reversement des sommes. Par conséquent, le tribunal a annulé l'avis de sommes à payer et déchargé la société de l'obligation de payer.
Avocat : CABINET VEDESI