3 958 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 958
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 367
Avec résumé IA
Avocat : TAMBURINI-BONNEFOY
Avocat : GABON
Avocat : SCP BONIFACE ET ASSOCIES
Avocat : LEX BONI
Avocat : BONNET
Avocat : LEBON-MAMOUDY
Avocat : JEAN-PAUL EON - CLAUDINE ORABONA AVOCATS ASSOCIES
Avocat : LEBON
Avocat : CARBONETTO
Le Tribunal administratif de Nîmes a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la société Cellnex France de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à l'annulation de l'arrêté du maire d'Avignon du 7 septembre 2022 s'opposant à une déclaration de travaux pour l'installation d'une station de radiotéléphonie mobile. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, il a donné acte du désistement d'instance et clos l'affaire sans examiner le fond du litige.
Avocat : BON-JULIEN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants nigérians, qui contestaient les arrêtés du 15 juillet 2024 de la préfète du Bas-Rhin ordonnant leur transfert aux autorités maltaises pour l'examen de leur demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'irrégularité de la procédure d'information et d'entretien, ainsi que de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013. La solution retenue confirme la légalité des décisions de transfert vers Malte, pays responsable de l'examen des demandes d'asile selon les critères du règlement Dublin III.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête du préfet de la Marne qui demandait l'expulsion de M. E, un ressortissant géorgien, d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA) à Reims. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car le préfet n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge, et que la mesure d'expulsion sollicitée ne présentait pas un caractère d'utilité suffisant au regard de la situation de vulnérabilité de l'intéressé. En conséquence, la demande d'expulsion a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les recours de Mme F épouse B et de M. B contre les décisions du préfet de la Vienne du 5 juillet 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient notamment un défaut d'examen de leur situation familiale, le préfet ayant omis de mentionner leur fils, qui a obtenu le statut de réfugié en France. Ils invoquaient une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et une erreur manifeste d'appréciation, arguant que la cellule familiale ne pouvait se reconstituer en Russie en raison du statut de réfugié de leur fils. Ils soutenaient également que la décision fixant le pays de destination violait l'article 3 de la CEDH, compte tenu des risques de persécution en Russie liés à des convocations pour activités extrémistes et enrôlement militaire. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.