2 614 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 614
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 659
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 3 janvier 2023 par laquelle le président de la CCI Centre-Val de Loire avait révoqué Mme B, agent public. La juridiction a jugé que la procédure disciplinaire avait méconnu le droit de l'agent de se taire, découlant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, car Mme B n'avait pas été informée de ce droit avant d'être entendue. Cette irrégularité a été considérée comme substantielle, entraînant l'annulation de la sanction, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal a également enjoint à la CCI de réintégrer Mme B et de reconstituer sa carrière, et a condamné la CCI à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C et Mme A, propriétaires d’un terrain à Agincourt, qui demandaient l’annulation du refus de la société Enedis de déplacer un poste de distribution électrique et un poteau, ainsi que l’injonction de procéder à ce déplacement. Le tribunal a examiné la demande comme un recours de plein contentieux visant à faire cesser un préjudice lié à l’implantation d’un ouvrage public. Il a constaté que l’implantation du transformateur était régie par une convention de servitude annexée à l’acte d’acquisition du terrain, conclue en application du décret du 6 octobre 1967 et des articles L. 323-3 et L. 323-4 du code de l’énergie, et que les requérants n’établissaient pas d’irrégularité dans l’implantation de l’ouvrage. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens, et les requérants sont condamnés à verser 1 500 euros à Enedis au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)