717 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
717
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 017
Avec résumé IA
Avocat : BOUCHAIR
Avocat : CHAIB
Avocat : SERY-CHAINEAU AVOCATS
Avocat : SELARLU GUILLAUME CHAINEAU AVOCAT
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Chartres affectant Mme B en qualité de gardien brigadier au sein de la cellule nuisances et vidéoverbalisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mutation, prononcée dans l'intérêt du service, n'ayant pas de conséquences suffisamment graves et immédiates sur la situation de l'agent, en l'absence notamment de perte de rémunération démontrée. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET SERY-CHAINEAU AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme B C du logement qu'elle occupe sans droit ni titre au sein du dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile (HUDA) à Laxou. La requête de la préfète de Meurthe-et-Moselle a été accueillie, le juge constatant que la demande d'asile de l'intéressée avait été définitivement rejetée et que son maintien dans les lieux, depuis le 14 septembre 2020, faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité publique. La décision se fonde sur les articles L. 551-11, L. 542-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement et la procédure d'expulsion en cas de maintien sans titre après rejet de la demande d'asile. Un délai de trois mois a été accordé à Mme C pour quitter les lieux, compte tenu de sa situation person
Le Tribunal administratif de Nancy annule l'arrêté du 17 mai 2024 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle obligeait M. A B, ressortissant colombien débouté du droit d'asile, à quitter le territoire français. Le juge retient que la préfète n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, en omettant notamment de mentionner la présence en France de son fils majeur, dont la demande d'asile était toujours en cours. Cette annulation entraîne celle des décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A B et de réexaminer sa situation.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait son transfert aux autorités polonaises et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, n'était entachée d'aucune illégalité, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, l'absence d'entretien individuel ou d'information préalable, et l'absence de défaillances systémiques en Pologne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Spirale d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, concernant l’exécution du lot n° 90 d’un marché de travaux de restauration du Grand Palais. La société estimait que cette mesure était utile pour préserver les preuves en vue d’un futur contentieux avec l’établissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais (RMN-GP). Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la RMN-GP, jugeant que les travaux litigieux, localisés au commissariat du palais d’Antin, n’étaient pas nécessaires à la préparation ou au déroulement des Jeux Olympiques de 2024 au sens de l’article R. 311-2 du code de justice administrative. Il a ainsi ordonné la mesure d’expertise sollicitée, la considérant utile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B, ressortissante serbe, contestant un arrêté préfectoral du 3 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment une erreur de droit de la préfète, qui aurait subordonné la délivrance du titre à l'obtention d'une autorisation de travail, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de la préfète était légale. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.