31 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
31
Décisions totales
383 581
Ordonnances
230 331
Avec résumé IA
Avocat : COUSTENOBLE ARNAUD
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (OQTF sans délai volontaire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces mesures, considérant que le préfet de la Charente avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte des éléments personnels de l'intéressé, notamment sa relation avec une ressortissante française enceinte de son enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : COUSTENOBLE
Le Tribunal administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 décembre 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le préfet de la Charente avait, le 14 mars 2025, délivré à l'intéressé la carte de séjour sollicitée, retirant ainsi les décisions attaquées. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. L'Etat a été condamné à verser 800 euros au conseil de M. B... au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 5 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, l'arrêté étant suffisamment détaillé. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) ni l'article 3 de la même convention, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la CEDH.
Le Tribunal administratif de Poitiers annule la décision implicite de la préfète de la Charente refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs du refus dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 2 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée, le signataire compétent, et estimant que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution a été fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 435-1 et suivants.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du 3 mai 2024 de la préfète de la Charente lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, pour les rejeter. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : COUSTENOBLE ARNAUD;CABINET D'AVOCATS SEBAN NOUVELLE AQUITAINE
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé la décision d'éloignement suffisamment motivée, estimant que la préfète avait examiné la situation personnelle et familiale de l'intéressé sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 1er juillet 2024 par lequel la préfète de la Charente refusait un titre de séjour à Mme C, ressortissante colombienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la présence en France de sa fille mineure de 16 ans, avec laquelle elle résidait. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour violation des stipulations conventionnelles précitées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les requêtes de M. et Mme B, ressortissants arméniens, contestant les arrêtés préfectoraux du 1er juillet 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire en raison de leur droit à se maintenir en France pendant l’examen de leur demande d’asile par la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), sur le fondement de l’article L. 542-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, retenant que la préfète avait méconnu ce texte en prononçant une obligation de quitter le territoire avant que la CNDA n’ait statué sur leur recours. Cette solution a été rendue sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés, et le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation des intéressés.