60 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
60
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 799
Avec résumé IA
Avocat : CUNIN MICHAËL
Avocat : CUNIN MICHAEL
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de MM. B... et C... demandant l'annulation de l'arrêté du 13 mars 2023 du maire de Châteauneuf-les-Martigues les mettant en demeure de remettre en état leur terrain situé en zone agricole A1. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour signer cet arrêté sur le fondement de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'absence de procédure contradictoire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
Avocat : CUNIN
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal autorisant des travaux d'aménagement. Le juge a estimé que l'association requérante, Vaux les Huguenots, n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des règles d'urbanisme invoquées (Code de l'urbanisme, article R. 421-19 et règlement du PLU). La condition d'urgence, bien que présumée, n'a pas été jugée suffisante pour justifier la suspension en l'absence de moyen sérieux.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé une astreinte provisoire prononcée contre la commune de Deuil-La-Barre pour non-exécution d'une injonction d'enlever des plots en béton. Le juge a constaté l'inexécution tardive et partielle de l'injonction, mais a modéré le montant de l'astreinte à 1 000 euros, en tenant compte des mesures de sécurité mises en place par la commune. La décision s'appuie sur les articles L. 911-6, L. 911-7 et L. 911-8 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision de préemption municipale d'un terrain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de l'arrêté, notamment quant au respect des formalités d'institution du droit de préemption et à la définition du projet d'intérêt général. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-4-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du maire de Meylan du 6 avril 2022 lui refusant le raccordement au réseau d’eau potable de sa parcelle, fondée sur l’article L. 111-12 du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé que le maire ne peut s’opposer à un raccordement sur le seul fondement d’une non-conformité aux règles d’urbanisme, mais uniquement en l’absence d’autorisation de construire ou d’agrément pour un bâtiment ou une installation. En l’espèce, les infractions constatées (déboisement et remblais) ne constituent pas des constructions, locaux ou installations soumis à autorisation, rendant le motif de refus illégal. Par conséquent, le tribunal a annulé les décisions attaquées et enjoint à la commune de faire droit à la demande de raccordement, sans astreinte, en application des articles L. 111-12 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... et des occupants d’un terrain à Bénouville, qui demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral du 23 décembre 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 48 heures. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, une délégation de signature régulière ayant été établie. Il a également jugé que l’arrêté ne méconnaissait pas les articles 9 et 9-1 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil des gens du voyage, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en l’absence de trouble à l’ordre public et de demande de délai supplémentaire par les requérants. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... et des occupants d’un terrain à Mitry-Mory demandant l’annulation de l’arrêté municipal du 18 décembre 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux. Le juge a estimé que la procédure applicable était celle prévue par la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil des gens du voyage, et non celle invoquée par les requérants. Il a considéré que les moyens soulevés, tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte et du détournement de procédure, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sur le fondement des articles 9 et 9-1 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’annulation de l’arrêté du maire de Montévrain refusant son permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’adjoint ayant reçu une délégation régulière. Il a également jugé que la demande de pièces complémentaires, formulée par la responsable du service urbanisme dûment habilitée, respectait l’article R. 423-22 du code de l’urbanisme. Enfin, le tribunal a estimé qu’aucun permis tacite n’était né, le dossier n’ayant pas été complet à l’issue du délai d’instruction.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par des requérants afin d'obtenir l'exécution de précédentes ordonnances enjoignant à la commune de Deuil-la-Barre de retirer des plots en béton et barrières métalliques entravant l'accès à leur propriété. La commune a soutenu avoir exécuté ces mesures le 19 décembre 2025, produisant un procès-verbal de commissaire de justice, et a demandé à titre reconventionnel la modification des injonctions initiales. Le juge a constaté que les requérants n'ont pas apporté d'éléments suffisants pour établir l'inexécution alléguée, et a donc rejeté leur demande.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... et des occupants d’un terrain à Reichstett, qui demandaient l’annulation de l’arrêté préfectoral du 28 novembre 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 24 heures. Le juge des référés a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière et publiée. Il a également jugé que l’arrêté était fondé sur l’article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil des gens du voyage, et que le délai de 24 heures n’était pas entaché d’erreur d’appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par des propriétaires pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au maire de Deuil-La-Barre de retirer des plots en béton et un système de vidéo-surveillance. La commune a justifié de l'impossibilité matérielle de retirer les plots en raison de véhicules stationnés et a produit un arrêté de mise en sécurité pris le 21 novembre 2025, fondé sur un risque de glissement de terrain. Le juge a constaté que les requérants n'établissaient pas l'inexécution totale des mesures ordonnées et a rejeté leur demande d'injonction sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... et des occupants d’un terrain à Metz visant à annuler l’arrêté préfectoral du 13 octobre 2025 les mettant en demeure de quitter les lieux sous 72 heures. Le juge a écarté les moyens d’incompétence de la signataire, d’insuffisance de motivation et de méconnaissance de la loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil des gens du voyage. Il a notamment estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que la légalité de l’arrêté d’interdiction de stationnement de Metz Métropole du 31 mars 2023 n’était pas contestable dans ce cadre. La solution retenue confirme la validité de la procédure d’évacuation fondée sur les articles L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales et la loi du 5 juillet 2000.
Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., agent de La Poste, qui demandait l'indemnisation de préjudices consécutifs à un accident de service reconnu imputable. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet de sa demande indemnitaire préalable, dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Sur le fond, il a estimé que la seule reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident ne suffisait pas à démontrer une faute de La Poste, en l'absence d'alerte de l'agent sur ses conditions de travail. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions indemnitaires complémentaires présentées tardivement.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., M. A... et de la SCI Saint Barth, qui demandaient l’annulation d’un arrêté du 1er septembre 2022 du maire de Roquebrune-sur-Argens ordonnant l’interruption de travaux. Le tribunal a jugé que l’acte attaqué, bien que signé, constituait un simple projet d’arrêté interruptif de travaux, dépourvu de caractère décisoire et non susceptible de recours contentieux. Cette irrecevabilité a été soulevée par le préfet du Var et la commune, et les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées sans examen des moyens. La demande de frais de justice des requérants a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la SCI Nounou et Vacances contestant la décision du maire de Roquebrune-sur-Argens d'ordonner à ENEDIS la dépose d'un compteur électrique sur son terrain. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la SCI de démontrer l'existence d'une décision administrative lui faisant grief, le courriel litigieux de la commune à ENEDIS étant considéré comme une simple information et non un ordre. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par la commune de Grande-Synthe et la communauté urbaine de Dunkerque, était initialement requis d'ordonner l'expulsion d'occupants sans titre de parcelles. Les requérantes se sont désistées de leur action après avoir constaté que les lieux étaient libres ou ne comportaient qu'une seule caravane. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande.