600 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
600
Décisions totales
383 581
Ordonnances
312 331
Avec résumé IA
Avocat : DEME
Avocat : DEMES AVOCATS
Avocat : CABINET DAUMIN COIRATON DEMERCIERE
Avocat : DEMEYERE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait examiné sa situation, notamment son absence de progression universitaire significative après trois ans en France. Appliquant l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, le tribunal a jugé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car la requérante n'avait validé qu'une seule année d'études et sa réorientation constituait une régression. Par conséquent, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue.
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A, réfugiée burundaise, qui contestait le refus de délivrance de visas de long séjour pour ses trois enfants au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait fondé son refus sur l'absence de preuve que Mme A détenait l'autorité parentale exclusive sur les enfants, le père étant présent lors des déclarations de naissance. Le tribunal estime que ce motif est légal et suffit à justifier la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le lien de filiation. Il écarte également la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer l'intensité des liens affectifs ou une situation de précarité des enfants au Burundi.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du 6 juin 2024 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante congolaise. Le juge a admis l'urgence, présumée en raison du refus de renouvellement d'un titre de séjour, et a relevé un doute sérieux sur la légalité de la décision, la demande d'autorisation de travail étant en cours d'instruction à la date du refus, en méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de refus de titre de séjour et enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme B.