2 504 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 504
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 607
Avec résumé IA
Avocat : DESFARGES
Avocat : MADFAI
Avocat : FAUVIAU
Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES
Avocat : FAURE
Avocat : LAFAY
Avocat : EFANG
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 14 415,87 euros. La requérante invoquait notamment l'absence de fondement de la créance et des vices de procédure. Le département des Hauts-de-Seine a soulevé l'irrecevabilité des requêtes pour tardiveté. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre le titre exécutoire et la décision implicite de rejet étaient tardives, car introduites au-delà du délai de deux mois suivant la notification ou la naissance de la décision implicite, et les a donc rejetées comme irrecevables. Les conclusions subsidiaires à fin de remise de dette ont également été rejetées, faute pour la requérante d'avoir justifié d'une demande préalable auprès de l'administration.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de la SAS SMB. Celle-ci demandait l'annulation de la procédure de passation du lot n°2 "charpente métallique" du marché de construction de la grande bibliothèque de Besançon, ainsi que la communication d'informations sur l'offre retenue. Le juge a relevé que, par une ordonnance antérieure du 25 juillet 2024, il avait déjà fait droit aux demandes de la société en annulant la procédure et en enjoignant à Grand Besançon Métropole de la reprendre, la SAS SMB étant ainsi remplie de ses droits. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CDMF AVOCATS-AFFAIRES PUBLIQUES
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A pour contester deux titres exécutoires émis par le président du conseil départemental du Var, visant à recouvrer des indus de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant total de 16 059,90 euros. La requérante invoquait notamment la violation du caractère suspensif de son recours, l’absence de motivation des titres et le bien-fondé de l’indu, en se prévalant de sa résidence stable en France et du droit à l’erreur. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, en application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d’expertise présentée par la société CNP Assurances IARD et Mme B afin de déterminer les causes de l’incendie de la maison de cette dernière survenu le 13 décembre 2023. Le juge a estimé que cette mesure présentait un caractère utile dans la perspective d’une éventuelle action en responsabilité. Il a toutefois exclu les communes de Moirans et Vourey de la mesure, leur responsabilité n’étant pas susceptible d’être engagée, la lutte contre l’incendie relevant de la responsabilité du SDIS de l’Isère.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi du remplacement d'un expert judiciaire, M. F B, qui a refusé sa mission d'expertise concernant des désordres affectant les espaces publics du centre-ville de la commune du Poiré-sur-Vie, en raison d'un conflit d'intérêts avec la société Geouest, partie à l'instance. Sur le fondement de l'article R. 621-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné le remplacement de M. B par M. D A, expert agréé, pour exécuter la mission initialement confiée. La solution retenue est le remplacement de l'expert défaillant et la désignation d'un nouvel expert, avec obligation de déposer son rapport avant le 31 mars 2025.
Avocat : IPSO FACTO
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la sanction de suspension d'exercice conventionnel pour six mois infligée à Mme A, infirmière libérale, par la CPAM de l'Essonne pour facturation d'actes fictifs. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de la contestation de la matérialité des faits et du vice de procédure, n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il relève que la matérialité des manquements est corroborée par les auditions des patients et que la procédure exceptionnelle de déconventionnement dispensait la caisse de l'envoi d'un avertissement préalable, en application de l'avenant n°6 à la convention nationale des infirmiers.
Avocat : SCP GATINEAU FATTACCINI REBEYROL
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction de suspension d'exercice conventionnel pour cinq ans infligée à un infirmier libéral par la CPAM de l'Essonne pour facturation d'actes fictifs. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (absence de caractère fictif des actes, vice de procédure, insuffisance de motivation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la matérialité des faits étant établie et la procédure exceptionnelle de déconventionnement ne nécessitant pas d'avertissement préalable. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Avocat : SCP FABIANI, LUC-THALER, PINATEL
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 18 276,06 euros pour la période de juin 2018 à février 2021. Le juge a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de la décision et de recours à un traitement algorithmique, en application des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue confirme le bien-fondé de l’indu et le rejet de la demande de remise gracieuse, sans annulation de la décision du 11 octobre 2021.