2 936 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 936
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 756
Avec résumé IA
Avocat : HERVET GREGOIRE
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, qui contestait la construction d’un parking communal sur une parcelle qu’il estimait lui appartenir. Le tribunal a jugé que la fraction de terrain litigieuse relevait du domaine public routier départemental, ayant été transférée au département de la Seine-Maritime par un arrêté préfectoral de 1962, et que M. B n’était donc pas propriétaire de cette parcelle. En conséquence, l’existence d’une emprise irrégulière sur sa propriété privée n’était pas établie, et les conclusions en démolition, en injonction d’expropriation et en indemnisation ont été rejetées comme infondées. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la voirie routière relatives à la domanialité publique.
Avocat : YANNICK ENAULT-GREGOIRE LECLERC
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de Mme C, agent de la commune de Nîmes, qui sollicitait la réparation de préjudices résultant de la dégradation de son état de santé. La requérante imputait cette dégradation à une faute de la commune pour ne pas l'avoir protégée des conséquences d'une modification de son cycle de travail en 2016. Le tribunal a estimé que la créance était prescrite en application de la prescription quadriennale, car la réclamation préalable de Mme C, formée le 21 décembre 2021, était intervenue après l'expiration du délai de quatre ans courant à compter de la modification de son cycle de travail en décembre 2016. Par conséquent, les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables.
Avocat : UHRY D'ORIA GRENIER
Avocat : SCP KRIVINE, VIAUD;SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de la commune de Saint-Denis d'Oléron de raccorder sa parcelle aux réseaux d'eau, d'électricité et d'eaux usées. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la décision attaquée était purement confirmative d'un précédent refus exprès notifié à Mme A le 27 août 2021, devenu définitif. En application du principe de sécurité juridique, ce nouveau refus ne pouvait rouvrir le délai de recours contentieux.
Avocat : CABINET SIMARD VOLLET OUNGRE CLIN
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C D, ressortissante nigérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. S'appuyant sur l'article 9 de la convention franco-nigérienne du 24 juin 1994, le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une progression réelle et sérieuse dans ses études, malgré ses difficultés personnelles, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni son droit à l'instruction.
Avocat : GREPINET
Avocat : SELARL MAGRET JANOUEIX
Avocat : GREBAUT
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête du GFA de la Maison forte de Nampont et de la SARL Club-House de Nampont-Saint-Martin, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2023 enregistrant une unité de méthanisation exploitée par la SAS Vert Energies. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir, reconnaissant la qualité de voisins immédiats des requérants. Sur le fond, il a jugé que le dossier d'enregistrement était complet et conforme aux exigences des articles R. 512-46-3 et R. 512-46-4 du code de l'environnement, et que le projet ne relevait pas du régime d'autorisation environnementale. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions du code de l'urbanisme, de l'arrêté ministériel du 12 août 2010, et des atteintes aux intérêts protégés par l'article L. 511-1 du code de l'environnement n'étaient pas fondés.
Avocat : SA GREENLAW AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par M. B, un jeune majeur, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du président du conseil départemental de Seine-et-Marne rejetant sa demande de contrat jeune majeur. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, le département avait octroyé à M. B le bénéfice d’un contrat jeune majeur, puis y avait mis fin. En application des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, la décision initiale ayant été remplacée par des actes ultérieurs. La requête a donc été rejetée comme devenue sans objet.
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Avocat : SCP SIMARD VOLLET OUNGRE CLIN BERCOT-TAUVENT
Avocat : GRENIER
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun (8ème chambre) concerne le refus du président du conseil départemental de Seine-et-Marne d’accorder à M. B, un jeune majeur anciennement confié à l’aide sociale à l’enfance, le bénéfice d’un contrat jeune majeur. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire, en se fondant sur les dispositions des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. Il a enjoint au département de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quinze jours, sans astreinte, et a mis à la charge du département une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. Aloui, un jeune majeur, d’une demande d’annulation du refus implicite du département de Seine-et-Marne de lui accorder un contrat jeune majeur. Le département soutenait qu’il n’y avait plus lieu de statuer, car un nouveau contrat avait été signé le 10 novembre 2023 en exécution d’une ordonnance de référé. Le tribunal a rejeté cette exception de non-lieu, jugeant que ce contrat, pris pour exécuter une mesure provisoire de suspension, n’avait pas pour effet de retirer ou d’abroger la décision initiale de refus, ni de priver le recours en annulation de son objet. La solution retenue est fondée sur les principes régissant le caractère provisoire des décisions prises en exécution d’une ordonnance de référé.
Avocat : GREENLAW AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. Cherif, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental de Seine-et-Marne de lui accorder un contrat jeune majeur. Le tribunal a jugé que la signature d’un contrat jeune majeur le 26 juillet 2023, en exécution d’une ordonnance de référé, n’avait pas privé d’objet le recours en annulation, mais a estimé que la décision attaquée n’était pas entachée d’illégalité au regard des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation, d’injonction et de frais d’instance.