1 904 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 904
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 617
Avec résumé IA
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 28 novembre 2022 par lequel le préfet de la Savoie refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant serbe entré en France avant l'âge de treize ans. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu de saisir la commission du titre de séjour avant de refuser le titre, en application de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'absence de cette consultation rendait la procédure irrégulière. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour vice de procédure, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an. Le juge a admis la substitution de base légale demandée par le préfet, passant du 1° au 2° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du maintien irrégulier de l’intéressé après l’expiration de son visa. La décision a été jugée suffisamment motivée et non entachée de défaut d’examen, et les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, afin de remédier à un dysfonctionnement technique de la plateforme en ligne de la préfecture de l'Isère qui l'empêchait d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'expiration imminente du titre de séjour de l'intéressé. Il a enjoint au préfet de convoquer M. B à un rendez-vous avant le 22 septembre 2024, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme B, ressortissante algérienne, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure face aux difficultés persistantes de l'intéressée à obtenir un rendez-vous, la privant de tout document justifiant de la régularité de son séjour et de ses droits sociaux. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui demandait l'annulation de la décision implicite du préfet de la Savoie refusant d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car M. B ne justifiait pas résider hors de France à la date de sa saisine, condition posée par l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a écarté le moyen tiré de l'inconventionnalité de cette disposition au regard de l'article 11 de la directive 2008/115/CE, estimant que cette directive ne définit pas les conditions de recevabilité d'un recours contre un refus d'abrogation.