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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

17 651 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

17 651

Décisions totales

383 581

Ordonnances

367 751

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LOEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413143

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 6 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière et de l'absence de titre de séjour de l'intéressé. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par la menace à l'ordre public que constituait M. B, et que l'interdiction de retour était légale et proportionnée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : LOQUES

30 décembre 2024• 1ère Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109128

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. F qui contestait le refus de révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de son infirmité (névrose traumatique de guerre). La juridiction rappelle que la décision de la commission de recours de l'invalidité du 22 septembre 2021 s'est substituée à la décision ministérielle du 8 décembre 2020, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal applique les articles L. 121-1 et L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre pour juger que l'aggravation alléguée n'est pas établie, faute pour le requérant de démontrer une augmentation d'au moins 10 points du taux d'invalidité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. F.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL ROBERT ET LOONIS

30 décembre 2024• 7ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301820

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule la décision implicite de rejet du préfet de Vaucluse concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le tribunal estime que le préfet, en ne produisant pas de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits, et que M. B justifie d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette situation méconnaît les stipulations de l’article 6-1 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. B un certificat de résidence “vie privée et familiale” dans un délai d’un mois.

Avocat : MABILON

30 décembre 2024• 2ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201205

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D, ingénieur principal à la commune d'Avignon, qui contestait un titre exécutoire émis pour le recouvrement de 4 100 euros. Le litige portait sur la requalification de ses arrêts de travail postérieurs au 30 juin 2021 (date de consolidation de son accident de service) en congé de maladie ordinaire, entraînant un trop-perçu de traitement. Le tribunal a jugé que la créance était fondée, l'état de santé de l'agent ne présentant plus de lien direct avec l'accident de service après cette date, conformément à l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Les conclusions indemnitaires et aux fins d'injonction ont été rejetées comme irrecevables ou non fondées.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS

30 décembre 2024• 2ème chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2102680

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B, propriétaire d’un immeuble à Esquièze-Sère, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 juin 2021 prescrivant des mesures pour remédier à une situation d’insalubrité. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du principe du contradictoire et un défaut d’information sur la visite des lieux. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, la propriétaire ayant été informée des désordres et invitée à présenter ses observations par courrier du 12 février 2021, et que la visite prévue à l’article L. 511-7 du code de la construction et de l’habitation n’exigeait pas la présence du propriétaire. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 511-1, L. 511-2, L. 511-7 et L. 511-10 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : ALOS

30 décembre 2024• CHAMBRE 2
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413309

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant iranien entré en France dans le cadre de la réunification familiale avec son épouse réfugiée, afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé pour le dépôt de son dossier, rendant sans objet la demande principale. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, mais a fait droit à la demande de frais irrépétibles en condamnant l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MOLOTOALA

30 décembre 2024
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401874

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par le préfet des Pyrénées-Atlantiques d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Pays basque du 23 mars 2024, en tant qu'elle fixe le taux de cotisation foncière des entreprises à 29,91 % pour 2024. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la communauté d'agglomération, estimant que le préfet justifiait d'un intérêt à agir et que la délibération était divisible. Sur le fond, il a annulé cette délibération, jugeant que le taux fixé méconnaissait les dispositions du b du 1 du I de l'article 1636 B sexies et du II de l'article 1636 B decies du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur ces textes fiscaux relatifs à la détermination des taux d'impositions directes locales.

Avocat : PECASSOU LOGEAIS AVOCATS

30 décembre 2024• CHAMBRE 2
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430435

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 15 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure de reprise en charge par l'Espagne avait été régulièrement suivie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : DIALLO

27 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407475

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'information préalable et d'insuffisance de motivation. Il a estimé que la décision de refus, fondée sur l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement justifiée et ne méconnaissait pas les dispositions applicables.

Avocat : BERTHET-LE FLOCH

27 décembre 2024• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407251

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, citoyen roumain, qui contestait un arrêté du préfet du Finistère du 30 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de deux ans, et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le signataire était compétent. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ni à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). La solution retenue s'appuie sur les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit des citoyens de l'Union européenne.

Avocat : CABINET INDIVIDUEL SOLENN LOUIS

27 décembre 2024• Eloignement urgent
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 489079

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE;SCP BUK LAMENT - ROBILLOT

27 décembre 2024ECLI:FR:CECHR:2024:489079.20241227• 6ème et 5ème chambres réunies
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA01823

Avocat : LONCHAMPT

27 décembre 2024• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429843

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 8 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Avocat : DIALLO

27 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419196

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour présentée par Mme C, ressortissante libanaise, en qualité d'ascendante à charge d’un ressortissant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant attendu plusieurs mois après le début des hostilités au Liban pour saisir le juge des référés. Sur le fond, il a considéré qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le ministre ayant substitué un motif valable tiré de l'absence de justification d'une situation d'indigence. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LELOUP

27 décembre 2024
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2418834

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante afghane, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait un défaut d'information préalable, une méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), une erreur de droit, un défaut d'examen de sa vulnérabilité et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'information prévue à l'article L. 551-10 du CESEDA avait été délivrée oralement en dari et que la décision de l'OFII était fondée sur une évaluation de sa situation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : GOUILLON

27 décembre 2024• - Etrangers - 15 jours
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309020

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne, en qualité de parent d'enfant français. La juridiction a substitué aux dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les stipulations du 4 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, seules applicables. Constatant que Mme B exerçait l'autorité parentale exclusive sur son enfant français, le tribunal a jugé que la décision méconnaissait ces stipulations. Il a enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence dans un délai de deux mois, sans astreinte.

Avocat : GUILLOU

26 décembre 2024• 11ème chambre
CAA31Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-22TL21861

Avocat : HUGLO LEPAGE SAS

26 décembre 2024• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302981

Le Tribunal Administratif de MELUN (9ème chambre) a rejeté la requête de Mme C veuve B, ressortissante gabonaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 28 février 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la procédure était régulière, l'avis du collège de médecins de l'OFII ayant été produit en défense. Elle a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, tirés de l'illégalité du refus de séjour, ont également été écartés.

Avocat : COLORADO MATALLANA

26 décembre 2024• 9ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302455

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D épouse C, ressortissante algérienne, contestant le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, le délai de départ volontaire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 7 septembre 2022. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien (notamment ses articles 6-1, 6-5 et 6-7) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : LANGLOIS

26 décembre 2024• 11ème chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2201209

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de 21 personnes contestant les décisions du préfet refusant la cession de parcelles domaniales à Kourou. Le tribunal a d'abord écarté la demande de médiation, le préfet s'y étant opposé explicitement. Sur le fond, il a jugé que les décisions de refus étaient régulièrement signées par le préfet et qu'elles n'avaient pas à être motivées, ces refus de cession à titre onéreux n'entrant pas dans le champ des décisions devant l'être en vertu du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LOBEAU

26 décembre 2024