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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

384 057

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204517

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision du 26 juillet 2022 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer un premier titre de séjour à M. B, ressortissant moldave, en qualité de conjoint d’un citoyen de l’Union européenne. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant uniquement sur les ressources de l’épouse du requérant, sans tenir compte des ressources personnelles de ce dernier, ajoutant ainsi une condition non prévue par les articles L. 233-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la décision préfectorale est annulée, et il est enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

12 décembre 2024• 1ère chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401695

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester le retrait de huit points de son permis de conduire décidé par le ministre de l’intérieur. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que l’administration a renoncé au retrait de points litigieux. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND AVOCATS

12 décembre 2024
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2203591

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Montagnac à M. E pour la destruction partielle et la reconstruction d'une extension de maison. Le tribunal a jugé que le garage litigieux, d'une surface d'environ 12 m² et sans accès direct à la maison, constituait une annexe au sens du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), et non une extension, ce qui autorisait son implantation en limite séparative conformément à l'article UD7. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles UD7 et UD11 du PLU ont été écartés comme non fondés. La demande de M. A au titre des frais de justice a également été rejetée.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

12 décembre 2024• 1ère chambre
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2400239

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B, brancardier contractuel du centre hospitalier territorial Gaston Bourret, qui contestait son exclusion temporaire de six mois pour avoir agressé physiquement un collègue. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée au regard de la loi du 11 juillet 1979 et estimant que la procédure disciplinaire prévue par la délibération n° 182 du 4 novembre 2021 avait été respectée. La sanction a été considérée comme proportionnée aux faits reprochés.

Avocat : JOANNOPOULOS

12 décembre 2024• 1ère CHAMBRE
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2201485

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016, issues d'un contrôle fiscal de leur société. Les requérants invoquaient notamment une irrégularité de procédure pour non-respect du délai de trente jours prévu à l'article L. 16 A du livre des procédures fiscales, mais le tribunal a jugé que ce délai avait été respecté, la mise en demeure ayant été reçue par leur conseil plus de trente jours avant l'entretien de synthèse. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la mise en demeure, l'administration ayant légitimement estimé que la réponse des contribuables était incomplète sur certains points. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été rejetée.

Avocat : SELARL G.PALOUX- E.MUNDET

12 décembre 2024• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2201476

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SARL AZ construction et rénovation, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2015 à 2018, pour un montant total de 172 170 euros. La société invoquait notamment un défaut de débat oral et contradictoire, un rejet injustifié de sa comptabilité et des charges de sous-traitance non admises. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification s'était déroulée dans le respect des droits de la contribuable, celle-ci ayant eu plusieurs échanges avec le vérificateur. Il a également estimé que l'administration avait valablement rejeté la comptabilité et justifié les rectifications opérées sur le fondement du code général des impôts. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SELARL G.PALOUX- E.MUNDET

12 décembre 2024• 1ère chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2202761

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017, issues d’une vérification de comptabilité de sa société. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, conformément à l’article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également rappelé qu’en tant que seul maître de l’affaire, M. B est réputé avoir appréhendé les distributions de la société, sans que la circonstance que des sommes aient été versées à des tiers soit de nature à l’exonérer. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de décharge.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PELLOUX

12 décembre 2024• 1ère chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204664

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet des Alpes-Maritimes d’enregistrer sa demande de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont il a été donné acte par le jugement du 12 décembre 2024. En application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 900 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

12 décembre 2024• 1ère chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2203978

Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de la société Allianz IARD. Celle-ci demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices matériels subis par son assurée, la société de distribution de Salouël, suite au filtrage des véhicules par des "gilets jaunes" le 17 novembre 2018. Le tribunal écarte la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les actions préméditées et concertées des manifestants ne constituent pas un attroupement ou rassemblement au sens de ce texte. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SCP SOULIE & COSTE-FLORET

12 décembre 2024• 1ère Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408889

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 28 octobre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), l'erreur manifeste d'appréciation de l'article 17 du même règlement, la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, ainsi que l'atteinte à la vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DIALLO

11 décembre 2024• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100854

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus de permis de construire pour un projet de rénovation et d’agrandissement à Anthy-sur-Léman. Le tribunal a jugé que le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) du Bas-Chablais, approuvé le 25 février 2020, était entré en vigueur à la date de l’arrêté attaqué (3 septembre 2020), après accomplissement des formalités de transmission et d’affichage. La solution retenue confirme la légalité du refus fondé sur le classement en zone naturelle du terrain, sans erreur manifeste d’appréciation, en application des articles L. 153-22, L. 153-23, R. 153-20 et R. 153-21 du code de l’urbanisme.

Avocat : SELARL FAVRE DUBOULOZ COFFY AVOCATS

11 décembre 2024• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2109394

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 25 février 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant congolais confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que le suivi de formation de M. A n'était pas réel et sérieux, alors que ses bulletins scolaires et rapports éducatifs démontraient son sérieux et son investissement. La décision a également relevé que le préfet avait omis de prendre en compte l'absence d'attaches de M. A dans son pays d'origine, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 313-11 2° bis du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (devenu L. 423-22).

Avocat : POLLONO

11 décembre 2024• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112706

Le Tribunal Administratif de Nantes annule le refus implicite du préfet de la Sarthe de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais. La décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée du séjour en France (depuis l'enfance), de la stabilisation professionnelle et de la vie familiale établie avec une ressortissante française et leur enfant. Le tribunal enjoint au préfet compétent de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale".

Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO

11 décembre 2024• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112487

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème chambre) a annulé la décision du 21 juillet 2021 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant pakistanais. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'insertion professionnelle stable du requérant, pris en charge par l'aide sociale à l'enfance et justifiant d'une promesse d'embauche en CDI. La solution retenue est l'annulation de la décision, impliquant une injonction au préfet de délivrer un titre de séjour.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

11 décembre 2024• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405909

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur la demande du Garde des Sceaux, a ordonné une expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à identifier les causes et l'étendue des désordres affectant le palais de justice de Marseille (pompe à chaleur, menuiseries, corniche, coupole, garde-corps, dallage) après des travaux de construction réceptionnés en 2016. Le juge a considéré la demande utile, car l'expertise constitue une mesure d'instruction préalable à un éventuel contentieux au fond, sans préjuger des responsabilités. Il a également ordonné la mise en cause de plusieurs constructeurs et assureurs.

Avocat : CABINET CLOT AVOCAT

11 décembre 2024
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX01932

Avocat : TOULOUSE ARNAUD

11 décembre 2024• 6ème chambre (formation à 3)
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402625

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par la commune de Neussargues en Pinatelle sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La commune souhaitait déterminer l’origine et la responsabilité des désordres affectant l’église accolée à la commanderie des Templiers, propriété de M. A, en raison de l’état de la toiture de ce bâtiment. Le juge a estimé que la mesure n’était pas utile, car l’état de l’édifice avait déjà été constaté par l’Architecte des Bâtiments de France et avait donné lieu à un arrêté de péril en 2015, sans que la commune précise l’apport d’une nouvelle expertise par rapport à ces éléments.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

11 décembre 2024
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300133

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de M. G D contestant trois créances de la CAF des Côtes-d'Armor et du département des Côtes-d'Armor. Le juge a estimé que M. D était en situation de concubinage depuis le 13 février 2021, et non à compter de sa déclaration d'avril 2022, ce qui justifiait le bien-fondé des indus d'allocation de logement sociale (ALS), d'aide exceptionnelle de fin d'année et de revenu de solidarité active (RSA). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la construction et de l'habitation, et du code de la sécurité sociale.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MARION LEROUX SIBILLOTTE ENGLISH

11 décembre 2024• Vice-président Contentieux sociaux
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2202414

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient l'annulation du refus du maire de Courant de déplacer une citerne souple implantée sur une parcelle voisine. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d'annulation, car il ne relève pas de l'office du juge administratif d'annuler une décision refusant le déplacement d'un ouvrage public, mais seulement d'en apprécier la légalité en plein contentieux. Sur le fond, les requérants n'ont pas démontré que l'ouvrage était irrégulièrement implanté, et les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et le préjudice visuel, ont été écartés comme inopérants ou non fondés. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux ouvrages publics.

Avocat : SELARL PAYET - FILLOUX - DI MARTINO - HENNEMANN & ASSOCIÉS

10 décembre 2024• 1ère chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202036

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de M. B, ressortissant malien, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 47 149,84 euros en réparation des préjudices résultant de l'illégalité fautive d'un arrêté du 2 juillet 2019 (refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire), annulé par un jugement du 3 décembre 2020. Le tribunal a reconnu que cette illégalité fautive engageait la responsabilité de l'État, mais a rejeté la demande d'indemnisation. Il a estimé que M. B ne démontrait pas de lien direct et certain entre l'illégalité et ses préjudices allégués (perte d'emploi, de logement, préjudice moral), faute de preuve que la rupture de son contrat de travail était due à l'arrêté illégal ou qu'il avait perdu une chance sérieuse d'emploi. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CLORIS

10 décembre 2024• 8ème Chambre