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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 189 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 189

Décisions totales

383 632

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 441)Ordonnance(383 632)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 807)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400537

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de l'Orne le 29 janvier 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, et a procédé à une substitution de base légale en retenant le pouvoir général de régularisation du préfet plutôt que l’article L. 435-1 du CESEDA. Il a jugé que le refus de séjour n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation et que l’obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé. La décision s’appuie notamment sur la convention européenne des droits de l’homme et l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

Avocat : SCHLOSSER

15 octobre 2024• 3ème Chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408254

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement. Constatant que le requérant résidait dans les Hauts-de-Seine, le tribunal s’est déclaré incompétent territorialement en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du litige.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LOUIS

15 octobre 2024
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300494

Le Tribunal administratif de Bastia a examiné la requête de M. A contre un arrêté préfectoral du 24 octobre 2022 ordonnant l'évacuation et l'interdiction d'habitation de son immeuble à Bonifacio, en raison d'un risque d'effondrement de la falaise. Le tribunal a appliqué les articles L. 2215-1, L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales. Il a jugé que le préfet, après mise en demeure infructueuse du maire, pouvait exercer ses pouvoirs de police pour un danger grave et imminent, mais qu'une mesure d'interdiction d'habitation permanente et définitive excédait ces pouvoirs. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral et la décision implicite de rejet du recours gracieux.

Avocat : CABINET D'AVOCATS HUGLO LEPAGE

15 octobre 2024• 2ème chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405069

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 7 août 2023 du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, la décision ayant été notifiée le 28 août 2023 et le recours introduit le 23 mai 2024, soit au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.

Avocat : SELARL ROLAND MARMILLOT ET HANOCQ

15 octobre 2024
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404656

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A d’une demande d’astreinte pour assurer l’exécution d’une ordonnance du 12 avril 2024, qui enjoignait au préfet des Alpes-Maritimes de statuer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. Constatant que le préfet n’avait pas exécuté cette ordonnance et n’avait pas produit d’observations, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour de retard, passé un délai de huit jours, jusqu’à l’exécution complète de la décision. Cette solution est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative. L’État a également été condamné à verser 600 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

15 octobre 2024
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402455

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation et n'avait pas commis d'erreur de droit en considérant que sa demande était uniquement fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de démonstration d'une intégration suffisante ou d'attaches familiales rompues au Kosovo. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

15 octobre 2024• 5ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2105279

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI La Pénétrante, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 3 août 2021 par lequel le maire de la Colle-sur-Loup lui a refusé un permis de construire modificatif. Le tribunal a estimé que le maire était en situation de compétence liée pour rejeter la demande, car le projet modificatif ne régularisait pas l'ensemble des irrégularités de la construction par rapport au permis initial. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 111-2, et le règlement du plan local d'urbanisme (articles UE 1, UE 2 et UE 5).

Avocat : SCP ROUILLOT GAMBINI

15 octobre 2024• 5ème Chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201607

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Pholykors, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2022 ordonnant l'évacuation et l'interdiction d'habitation de son immeuble à Bonifacio. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet, jugeant que la société, en tant que propriétaire, avait un intérêt à agir et que sa requête n'était pas tardive. Sur le fond, il a considéré que le préfet avait légalement exercé son pouvoir de substitution au maire, conformément à l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales, après une mise en demeure restée sans effet. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal estimant que la mesure de police était justifiée par un danger grave et imminent et n'était pas disproportionnée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS HUGLO LEPAGE

15 octobre 2024• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2006160

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D et Mme E qui contestaient la déclaration d'achèvement et de conformité des travaux (DAACT) et l'attestation d'absence de contestation de la conformité des travaux pour un bâtiment agricole et commercial à Combloux. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la DAACT et l'attestation, ces actes n'étant pas des décisions susceptibles de recours pour excès de pouvoir. Il a également écarté comme inopérants les moyens relatifs à la légalité du permis de construire de 2011, déjà définitif. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : LOUCHE

14 octobre 2024• 2ème Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206565

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de carte de résident. En cours d’instance, le préfet de Maine-et-Loire a finalement délivré le titre sollicité, valable dix ans. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat du requérant au titre de l’aide juridictionnelle, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : POLLONO

14 octobre 2024
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201081

Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté, par ordonnance du 14 octobre 2024, que le recours pour excès de pouvoir de Mme B contre le refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique était devenu sans objet. En effet, l'intéressée s'est vu délivrer un titre de séjour valable à compter du 15 mars 2024, postérieurement à l'introduction de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de Mme B au titre des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : LE FLOCH

14 octobre 2024
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313478

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. J E contestant le refus de visa de long séjour pour son épouse et ses enfants au titre du regroupement familial. La commission de recours avait rejeté le recours en se fondant sur le caractère non authentique des documents d'état civil présentés. Le tribunal a annulé cette décision, jugeant que les documents d'état civil produits étaient authentiques et que le lien de filiation était établi par la possession d'état. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie notamment sur l'article 47 du code civil et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP BRODIN & HELLOCO

14 octobre 2024• 9ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105705

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme C et M. B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017. Ces rectifications faisaient suite à la réintégration, dans les résultats de la société MARX MED, de frais de déplacement de M. B aux États-Unis, au Canada et au Liban, considérés comme non justifiés et constituant des revenus distribués. Le tribunal a estimé que l'administration fiscale avait établi que ces frais n'avaient pas été engagés dans l'intérêt de l'entreprise, notamment en raison de la durée excessive des séjours et de l'absence de justificatifs probants. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts.

Avocat : CABINET FIDAL SAINT-LO

14 octobre 2024• 8ème Chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409891

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 13 septembre 2023, sans qu'aucune offre adaptée ne lui ait été faite dans le délai légal de six mois. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 750 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2025, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : LOISON

14 octobre 2024
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313729

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 20 juillet 2023 de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait rejeté les demandes de visa de long séjour au titre du regroupement familial pour trois enfants congolais. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré le caractère frauduleux ou inexact des actes d'état civil produits, notamment un jugement supplétif et des actes de naissance, établissant le lien de filiation avec la mère, Mme F C. En conséquence, la commission a commis une erreur d'appréciation en refusant les visas pour défaut de valeur probante des documents. La décision s'appuie sur l'article 47 du code civil et les articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : POLLONO

14 octobre 2024• 9ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 490614

Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT

14 octobre 2024ECLI:FR:CECHS:2024:490614.20241014• 2ème chambre jugeant seule
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304624

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de Mme C, qui contestait la décision de la commission de médiation des Alpes-Maritimes du 17 janvier 2023. Cette commission avait rejeté son recours visant à être reconnue comme prioritaire et urgente pour un logement social, au motif que son logement de 36 m² pour trois personnes ne présentait pas de suroccupation manifeste au regard de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la commission avait suffisamment examiné la situation de Mme C et que sa décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des conclusions aux fins d'annulation et des demandes d'injonction, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

14 octobre 2024• Magistrat M. FAY
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402374

Le Tribunal Administratif de Montpellier a constaté le désistement de la S.A.S.U Norbab et Flo, qui contestait une décision de fermeture administrative de son restaurant prise par le préfet. La société n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée par le tribunal, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la formation de jugement a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : BELLOTTI

14 octobre 2024
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304850

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par des associations environnementales d’un recours pour excès de pouvoir visant à faire annuler la décision implicite de rejet de leur demande d’interruption des travaux de la ligne 5 du tramway. Les associations requérantes se sont désistées de leur instance par un mémoire enregistré le 30 septembre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la métropole tendant à la condamnation des associations au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

14 octobre 2024
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403509

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet d’accorder le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge des référés avait déjà rejeté une demande de suspension de cette décision. Le tribunal a ensuite invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, M. A... est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.

Avocat : GALLON

14 octobre 2024