4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 808
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 705
Avec résumé IA
Avocat : MATRAND LUCILE
Avocat : LUBELO-YOKA
Avocat : LUBAKI
Avocat : SOCIÉTÉ D'EXERCICE LIBÉRAL D'AVOCAT ALLOULU
Avocat : LULÉ
Avocat : LUJIEN
Avocat : BLUTEAU
Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE
Avocat : PLUCHET
Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) de 14 329,15 euros, de prime exceptionnelle de fin d'année 2021 de 274,41 euros, et d'aide financière exceptionnelle de 150 euros, mis à sa charge par la CAF des Hauts-de-Seine. La requérante demandait l'annulation de ces décisions, la décharge des sommes, et une remise gracieuse. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les décisions étaient fondées sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale, et que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, erreur d'appréciation) n'étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité des indus et le refus de remise gracieuse.
Avocat : CHARLUET-MARAIS FLORENCE
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé provision, a partiellement fait droit aux demandes de Mme A et M. B, ainsi qu'à celles de la CPAM, en raison de la responsabilité non contestée du centre hospitalier universitaire d'Orléans pour un manquement lors de l'accouchement de Mme A (extraction par spatules réalisée par un interne). Le tribunal a accordé une provision de 6 000 euros à Mme A pour son préjudice moral et son syndrome dépressif, et de 1 500 euros à M. B pour son préjudice moral. La CPAM a obtenu une provision de 10 859 euros au titre de ses débours pour les soins de Mme A, de l'enfant Anna et les indemnités journalières de M. B. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 et suivants du code de justice administrative, relatifs au référé provision.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 28 mai 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A C B, ressortissant irakien, aux autorités croates. Le tribunal a jugé que la décision méconnaissait les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, faute pour l'administration de démontrer que le requérant avait reçu, dans une langue qu'il comprend, l'information requise sur ses droits et la procédure. En conséquence, il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé.
Avocat : LUTRAN
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 11 juin 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de Mme B, ressortissante nigériane, aux autorités portugaises. La requérante contestait la décision en soutenant que la demande de prise en charge par le Portugal avait été formulée tardivement, en méconnaissance des articles 20 et 21 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a fait droit à ce moyen, jugeant que le préfet n'avait pas respecté le délai de trois mois à compter de l'introduction de la demande d'asile pour solliciter l'État membre responsable. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé, et il a été enjoint au préfet d'enregistrer la demande d'asile de Mme B en procédure normale.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Rennes refusant l'autorisation d'instruire en famille leur enfant pour l'année 2024-2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas démontré que l'inscription dans une école, même ne proposant pas la pédagogie souhaitée, porterait une atteinte grave et immédiate à l'intérêt de l'enfant. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LUSTEAU
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 12 590,63 euros mis à sa charge par le département des Hauts-de-Seine, ainsi que des indus de prime exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité réclamés par la CAF. Le tribunal a notamment écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, mais a jugé que les moyens soulevés par M. B, tirés de vices de procédure, de la prescription et d'erreurs de droit ou d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant trois indus de prime exceptionnelle de fin d'année (152,45 € chacun) pour 2017, 2018 et 2019, réclamés par la CAF des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de notification de l'indu de 2017 était inopérant, car les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également écarté le moyen relatif à l'absence de signature des décisions pour 2018 et 2019, en application des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration, qui dispensent de signature les décisions notifiées via un téléservice conforme.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux social, était saisi par M. A d’un recours contre le refus implicite de la CAF des Hauts-de-Seine de lui verser la prime d’activité pour la période d’octobre 2021 à décembre 2022. Le tribunal a rappelé qu’il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d’examiner les droits de l’intéressé au regard des conditions fixées par les articles L. 842-1 et suivants du code de la sécurité sociale, et non les vices propres de la décision. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a examiné le litige sur le fond, en application des textes précités.