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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

275 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

275

Décisions totales

383 581

Ordonnances

248 492

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MARCEffacer tout
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500958

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A..., fonctionnaire territorial, qui sollicitait une indemnité de 20 000 € à valoir sur son préjudice. Le juge a estimé que la faute de la commune d'Ajaccio pour défaut de réintégration dans un délai raisonnable n'était pas suffisamment certaine, et que la créance relative aux allocations chômage était sérieusement contestable, faute pour le requérant de justifier d'une durée d'affiliation minimale au cours des 24 mois précédant sa privation d'emploi, conformément aux articles R.5424-5 du code du travail et 3 de la convention d'assurance chômage annexée au décret du 26 juillet 2019.

Avocat : MARCAGGI MATTEI

8 octobre 2025
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400408

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des cotisations de taxe foncière (2011-2021) dues par l'indivision successorale de sa mère. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions en annulation des décisions de rejet, celles-ci relevant de la procédure spécifique prévue aux articles L. 281 et suivants du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a estimé que Mme A..., ayant accepté la succession par un acte notarié de 2000, était tenue aux dettes successorales en application des articles 724 et 785 du code civil, et que sa renonciation ultérieure en 2022 était sans effet. La requête a été rejetée dans son intégralité, incluant les demandes de mainlevée, d'indemnité et de frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LAGOURGUE - MARCHAU

7 octobre 2025• R222-13 (JU 1)
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500128

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. A..., qui demandait l'indemnisation des préjudices de son père décédé, prétendument causés par les essais nucléaires. Le tribunal a estimé que le comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) avait valablement renversé la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010. Il a été jugé que l'administration avait démontré, par des mesures de surveillance radiologique suffisantes, que la dose annuelle de rayonnements reçue par M. Edmond A... était inférieure à la limite réglementaire de 1 millisievert (mSv). Par conséquent, la demande d'expertise médicale et la requête indemnitaire ont été rejetées.

Avocat : MARCHAND

30 septembre 2025• 1ère Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508970

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence, a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 27 mars 2025 pour un hébergement d'urgence. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté qu'aucune offre d'hébergement adaptée n'avait été proposée à l'intéressé. Il a donc enjoint à la préfète de l'Isère d'accueillir M. C... dans une structure adaptée sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le requérant a également été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Avocat : MARCEL

29 septembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2306229

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS PRIMISO, une entreprise de travaux immobiliers, afin d’obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2018-2021. La société contestait la remise en cause par l’administration fiscale de l’application des taux réduits de TVA (5,5 % et 10 %) prévus aux articles 278-0 bis A et 279-0 bis du code général des impôts, en soutenant qu’elle détenait des attestations clients conformes pour chaque prestation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d’application des taux réduits n’étaient pas remplies, notamment en raison du défaut d’attestation valide pour le chantier réalisé pour la SA Im. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications fiscales et des pénalités correspondantes.

Avocat : SELARL CABINET MARCHESSEAU

29 septembre 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505606

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise judiciaire initialement ordonnée le 16 mai 2025. Cette extension, demandée par la SA Axa France Iard, vise à inclure l'EURL Orta et la SARL Sodem IA Ingenierie dans les opérations d'expertise concernant des désordres affectant des revêtements de sols souples. Le juge a considéré que la participation de ces deux entités, intervenues dans les travaux de réhabilitation d'un bâtiment communal, était utile pour déterminer les causes des dommages. La décision est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés d'ordonner ou d'étendre toute mesure d'expertise utile.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

24 septembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303086

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère en février 2022, afin d'obtenir réparation du préjudice subi du fait de la carence persistante de l'État à lui proposer un logement. Le tribunal a constaté que, malgré une précédente ordonnance d'injonction et une provision déjà accordée, l'administration n'avait proposé aucun hébergement entre le 1er septembre 2023 et le 8 septembre 2024. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a donc condamné l'État à verser à M. B... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence pour cette période, rejetant le surplus des conclusions indemnitaires et les demandes d'injonction devenues sans objet.

Avocat : MARCEL

19 septembre 2025• Juge unique 8
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305813

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A pour obtenir réparation des préjudices matériel et moral causés par l'envahissement de son terrain par des rejets de bambous traçants plantés par la commune de Bréal-sous-Monfort sur le domaine public. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que la demande préalable du requérant, bien que non chiffrée, liait valablement le contentieux. Sur le fond, le juge a rappelé le principe de responsabilité sans faute du maître de l'ouvrage public pour les dommages causés aux tiers, sans toutefois se prononcer sur le bien-fondé de la demande dans l'extrait fourni.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS OUAIRY JALLAIS MARCELINE

18 septembre 2025• 6ème Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503003

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Welidays d’une demande en décharge d’une cotisation de taxe d’habitation pour 2024. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total de la somme en litige, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à la société au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : MARCOIN-CHASSANG

12 septembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503747

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise pour chiffrer l'aggravation des désordres affectant l'immeuble de M. D, situé à Antugnac. La demande a été jugée utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger de leur existence. L'expert devra notamment constater l'état de l'immeuble, identifier les causes de l'aggravation et chiffrer le coût des travaux. Les conclusions des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

9 septembre 2025
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507100

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, concerne le recours de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 13 février 2025 pour un hébergement d'urgence, mais qui n'a pas reçu de proposition. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal constate que l'administration n'a pas offert d'hébergement à l'intéressée dans le délai imparti. En conséquence, il ordonne à la préfète de l'Isère de l'accueillir dans une structure adaptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours.

Avocat : MARCEL

19 août 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502059

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Eni Gas et Power France. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 637 560,55 euros par le CHU de Nice au titre d'un contrat de fourniture de gaz naturel. Le juge a estimé que la créance n'était pas suffisamment certaine, le CHU ayant démontré avoir mandaté une partie des sommes dues, et que la demande de frais de recouvrement n'était pas étayée. La requête a donc été intégralement rejetée.

Avocat : FRISCIA MARCO

12 août 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500746

Cette décision du Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. B, ancien gendarme, afin d'évaluer l'ensemble de ses préjudices corporels et moraux consécutifs à un accident de trajet reconnu imputable au service survenu le 19 janvier 2023. Sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert pour déterminer et chiffrer les préjudices extrapatrimoniaux (souffrances, déficit fonctionnel, préjudice esthétique, moral, sexuel et d'agrément) en lien avec cet accident. En revanche, la demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée, le juge des référés n'ayant pas compétence pour se prononcer sur ce point à ce stade de la procédure.

Avocat : MARCEL

8 août 2025
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300396

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B, agent du centre communal d'action sociale de Longueau, par une ordonnance prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La requérante demandait le versement d'un solde d'indemnité de licenciement de 17 669,14 euros, une indemnisation pour préjudice moral et matériel, ainsi que la délivrance de documents administratifs. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme manifestement non assorties de précisions suffisantes (7° de l'article R. 222-1), faute pour la requérante d'invoquer une base légale ou un calcul erroné. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées comme manifestement irrecevables (4° du même article), car elles ne contestaient aucune décision administrative.

Avocat : SELARL LAMARCK AVOCATS

30 juillet 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400943

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance en référé, a enjoint au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, de proposer à Mme A un logement adapté à ses besoins et capacités, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission départementale de médiation le 28 mars 2024, n’avait reçu aucune offre de logement dans le délai légal. Le juge a fondé sa décision sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui impose à l’État une obligation de résultat pour le droit au logement opposable. L’astreinte, due à compter du jugement, sera versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : MARCAGGI MATTEI

29 juillet 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401389

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B A, reconnu prioritaire par la commission départementale de médiation le 23 avril 2024, afin d’obtenir l’exécution de cette décision. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été proposée dans le délai légal, le juge a fait application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il a enjoint au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, d’attribuer un logement à M. A sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter d’un délai de trois mois suivant la notification de l’ordonnance. Les frais d’instance ont été mis à la charge de l’État.

Avocat : MARCAGGI MATTEI

29 juillet 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201292

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire des Landes-Genusson de lui verser rétroactivement le supplément familial de traitement (SFT) de son ancien compagnon, agent public. Le tribunal a jugé que les dispositions du décret du 24 octobre 1985, notamment son article 11, ne permettent pas à un concubin séparé, qui n'est pas lui-même agent public, de devenir attributaire du SFT, même s'il a la charge effective des enfants. La solution retenue est fondée sur une interprétation stricte des textes applicables, à savoir la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 24 octobre 1985, qui réservent ce droit aux seuls agents publics ou à leurs conjoints séparés ayant cette qualité.

Avocat : MARCIANO

25 juillet 2025• 12eme chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300521

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme B, aide-soignante, contestant la décision du centre hospitalier fixant son taux d'invalidité à 14 % suite à un accident de service en 2016, et demandant réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que le courrier du 24 mars 2023 ne constituait pas une décision fixant le taux d'invalidité, car cette fixation relève de la procédure de liquidation de pension par la CNRACL, conformément au décret n° 2003-1306. Par conséquent, les conclusions en annulation de ce courrier ont été rejetées comme irrecevables. De plus, les conclusions indemnitaires, présentées plus de deux mois après la requête initiale, ont été considérées comme des conclusions nouvelles irrecevables. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : GOEURY-GIAMARCHI

18 juillet 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502798

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Cazouls-lès-Béziers concernant des malfaçons et désordres affectant des bornes escamotables et un totem installés sur la Place des 140. La mesure a été jugée utile pour déterminer les causes des dysfonctionnements, notamment par temps de pluie, et permettre aux parties de faire valoir leurs droits. L’expert désigné devra notamment décrire les désordres, en rechercher les causes (conception, mise en œuvre, etc.) et chiffrer le coût des travaux de réparation. Cette décision est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

4 juillet 2025
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300143

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme B, agent contractuel du centre hospitalier de Château-Thierry, afin d'obtenir la condamnation de son employeur pour diverses fautes commises lors de l'exécution et de la rupture de sa relation de travail, achevée le 5 juin 2022. La requérante réclamait notamment le versement d'un reliquat d'allocations de retour à l'emploi, une indemnité de précarité, des rappels de congés payés, ainsi que des dommages et intérêts pour préjudices moral et financier. Le centre hospitalier a opposé l'irrecevabilité partielle de la requête et contesté le bien-fondé des demandes, arguant notamment de la prescription des droits et de l'absence de perte involontaire d'emploi. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires et injonctives de Mme B, considérant que les fautes invoquées n'étaient pas établies ou que les droits réclamés étaient prescrits ou non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de la santé publique, notamment les articles L. 1243-8 et R. 6152-418.

Avocat : MARCON

4 juillet 2025• 2ème Chambre