612 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
612
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 721
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral interdisant le retour en France d'un ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la décision était insuffisamment motivée, notamment sur l'appréciation des liens personnels et familiaux de l'intéressé en France et sur l'absence de menace pour l'ordre public, au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser une somme au requérant.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 refusant un titre de séjour pour raison de santé à une ressortissante géorgienne et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que la commission du titre de séjour n'avait pas été préalablement saisie, en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, qui en dépendaient, ont également été annulées.
Avocat : MARSEILLE
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la préfète des Alpes-de-Haute-Provence d'une demande de suspension en référé d'un arrêté municipal. Le litige porte sur la légalité du retrait, par le maire, d'un précédent arrêté ayant abrogé une autorisation d'urbanisme pour une piste de scooter des neiges. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que la légalité de l'arrêté initial d'abrogation était sérieusement contestable, notamment au regard des règles de procédure (article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration) et des délais applicables en matière d'urbanisme.
Avocat : CM AVOCATS MARSEILLE
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision expresse du ministre de l'intérieur du 4 septembre 2023, confirmant l'ajournement, s'était substituée à la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. La juridiction a ainsi écarté les griefs, notamment celui tiré de l'insuffisance de motivation de la décision implicite, en application de l'article 45 du décret du 30 décembre 1993 et des principes relatifs à la substitution des décisions administratives.
Avocat : DEMARS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard de la situation personnelle du requérant et de son interpellation pour des faits de stupéfiants. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes généraux du droit administratif.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Avocat : CM AVOCATS MARSEILLE
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral prolongeant l'assignation à résidence d'un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'arrêté de prolongation était privé de base légale à la suite de l'annulation judiciaire de l'arrêté initial d'assignation à résidence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions et à la durée de l'assignation à résidence.
Avocat : MARSEILLE
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en s'estimant lié par l'avis médical de l'OFII sans procéder à un examen complet de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de son état de santé et de son intégration. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier celles relatives à la délivrance des titres de séjour pour soins.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une demande de liquidation d'une astreinte prononcée pour défaut de proposition de logement social. Il constate que l'obligation a été exécutée avec retard, le 14 février 2025. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il liquide l'astreinte due pour la période d'inexécution mais en modère le montant, fixant la somme définitive à verser par l'État à 700 euros.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. A... visant à annuler le refus de titre de séjour "vie privée et familiale" et à en obtenir la délivrance. Le juge estime que la décision préfectorale du 17 novembre 2022 était suffisamment motivée et procédait d'un examen particulier de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de son séjour irrégulier et de l'absence de preuve d'une intégration réelle en France. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. La juridiction a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire et au respect des exigences de motivation prévues à l'article L. 613-1 du CESEDA. Les autres moyens, dont la méconnaissance du droit au séjour et de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : MARSEILLE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation des décisions de refus de visa pour réunification familiale d'une conjointe et d'un enfant d'un réfugié. Le juge a estimé que la commission de recours avait régulièrement motivé son refus, fondé sur l'absence de preuves suffisantes de la réalité du lien familial et sur des incohérences dans le dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé la décision du préfet de la Vendée, estimant que le refus de titre de séjour n'était pas suffisamment motivé et révélait un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, méconnaissant ainsi les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et de signalement Schengen, qui en dépendaient, ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante albanaise, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 23 mai 2024 qui refusait la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" et lui ordonnait de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet du Nord n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la requérante ne justifiait pas de l'isolement en cas de retour en Albanie et que son éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MARSEILLE
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement et ne statue plus que sur la demande de frais d'avocat. La juridiction condamne l'État à verser à l'avocate du requérant la somme de 440 euros, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à percevoir la part contributive de l'État liée à l'aide juridictionnelle partielle dont bénéficiait le requérant.
Avocat : MARSEILLE
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus implicite de délivrer un titre de séjour pour étranger malade. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'apporte pas d'éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour pour raison de santé. Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante congolaise, n'apportait pas la preuve que son état de santé nécessitait impérativement un maintien en France, au regard notamment de la disponibilité de son traitement dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives aux titres de séjour pour soins.
Avocat : MARSEILLE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de titre de séjour du préfet de la Loire-Atlantique. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH