210 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
210
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 468
Avec résumé IA
Avocat : MISSLIN
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, débouté du droit d'asile avec sa famille, demandait une injonction au préfet de l'Hérault de lui fournir un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que, malgré la situation de précarité de la famille, l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas caractérisée, car les demandeurs d'asile déboutés ne peuvent se prévaloir du droit à l'hébergement prévu par le code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'injonction.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande d'une ressortissante tunisienne visant à obtenir une convocation en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Hérault a convoqué l'intéressée, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté les demandes accessoires de frais de justice. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi relative à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme C, reconnue prioritaire pour un logement T4, afin d’enjoindre au préfet de l’Hérault de lui proposer un logement adapté. La requérante avait refusé une offre de logement à Montpellier pour des motifs liés au loyer, à l’état sanitaire et à la sécurité du quartier. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les motifs de refus invoqués ne constituaient pas une atteinte personnelle grave à son intégrité physique ou à celle de sa famille, et que l’offre correspondait à ses besoins et capacités au sens de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante colombienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 17 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, entrait dans le cas prévu à l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision a donc été jugée légale, confirmant l'obligation de quitter le territoire, le délai de départ volontaire de trente jours, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de douze mois.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de visa long séjour pour réunification familiale présentée par M. A pour sa fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments suffisants sur les conditions de vie précaires de sa fille en Ouganda. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. B F et de Mme D E, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Hérault du 22 mai 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut d'examen de leur situation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. B F et de Mme D E, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Hérault du 22 mai 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut d'examen de leur situation au regard de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, à l'insuffisance de motivation et à l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.