1 173 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 173
Décisions totales
383 581
Ordonnances
294 410
Avec résumé IA
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Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 20 juin 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur a refusé de délivrer des visas de long séjour à M. D G et à trois enfants mineurs au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que le ministre s'est fondé à tort sur l'absence de justification du lien de concubinage, alors que les dispositions des articles L. 561-2, L. 561-4 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permettent la réunification pour les enfants confiés à un parent par décision de justice, sans exiger la preuve du concubinage. La solution retenue est l'annulation de la décision ministérielle.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, réfugié burundais, qui contestait le refus implicite de visa de long séjour pour son fils B A au titre de la réunification familiale. Le tribunal a considéré que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'identité de l'enfant ainsi que le lien de filiation n'étaient pas établis par les documents d'état civil produits, en application de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme C et à l’enfant Natan A Abraha. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée pour les membres de famille d’un réfugié, n’était pas établie en l’espèce, compte tenu des éléments fournis sur la situation personnelle et sécuritaire des requérants. En l’absence d’urgence caractérisée, la demande de suspension a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à la réunification familiale.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 6 juillet 2023, confirmant le refus de délivrance d'un visa long séjour au titre de la réunification familiale à Mme B, ressortissante afghane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la grossesse avancée de la requérante et les risques allégués d'expulsion, et qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'erreur d'appréciation sur l'identité ou le mariage, et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B, ressortissant marocain, contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 15 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a annulé cet arrêté en raison d'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, constatant que M. B, entré en France à l'âge de deux ans, y avait vécu régulièrement, suivi toute sa scolarité et résidait avec sa fratrie et ses parents en situation régulière, ce qui caractérisait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités polonaises. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, l'arrêté étant régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé. Il a également jugé que les dispositions des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'avaient pas été méconnues, la Pologne ayant accepté la prise en charge du demandeur. Enfin, le tribunal a estimé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement.