371 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
371
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 868
Avec résumé IA
Avocat : PORET
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'urgence n'a pas été retenue comme suffisante pour justifier la suspension. L'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant burkinabais, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil (CMA) lors de sa demande d’asile. Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, conformément à l’article L. 551-15 du CESEDA. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les dispositions du CESEDA ni l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, après avoir examiné la situation particulière et la vulnérabilité du requérant. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été accordée, mais le recours au fond a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par M. B A, ressortissant sénégalais, d’une requête en annulation du refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil (CMA). Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande d’asile, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a examiné la légalité de la décision au regard des dispositions du CESEDA et de la directive 2013/33/UE, en vérifiant notamment la motivation et la prise en compte de la vulnérabilité. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur le respect des conditions de refus des CMA.