140 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
140
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 400
Avec résumé IA
Avocat : PRUDHON
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction sous astreinte. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 2 août 2024. La juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du 19 août 2024, il a été donné acte du désistement, mettant fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Drôme du 24 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance de la procédure contradictoire, cette dernière n'étant pas applicable aux décisions d'éloignement. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme F, ressortissante congolaise, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La requérante invoquait notamment sa situation familiale, les problèmes de santé de sa fille et la perte d'emploi de son époux, réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée ne justifiait pas de la nécessité immédiate d'obtenir ce rendez-vous. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le fond, et les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 7ème chambre, a examiné la requête de M. B A, ressortissant camerounais, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'une décision expresse de rejet du 18 mars 2024 s'était substituée à la décision implicite initiale, rendant les conclusions dirigées contre cette dernière caduques. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête en considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B A, y compris celles relatives aux frais de justice.