59 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
59
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 656
Avec résumé IA
Avocat : RODIER PIERRE
Avocat : RODIER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., assistant territorial d'enseignement artistique, d'une demande d'indemnisation pour le non-versement de la part fixe de l'indemnité de suivi et d'orientation des élèves (ISOE) entre 2012 et 2020. La commune de Persan a opposé la prescription quadriennale pour les créances antérieures à 2017, ce que le tribunal a retenu en application de la loi du 31 décembre 1968. Sur le fond, le tribunal a jugé que la commune avait légitimement modulé l'ISOE en vertu d'une délibération, et que M. B... n'établissait pas de préjudice moral. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... contestant le rejet de sa candidature au poste de professeur de violoncelle au conservatoire de Saint-Germain-en-Laye et le recrutement de M. A.... Le tribunal a estimé que la commune n'avait pas méconnu les articles L. 311-1 et L. 332-8 du code général de la fonction publique ni le principe d'égal accès aux emplois publics, dès lors que le requérant ne détenait pas le certificat d'aptitude requis par les textes applicables (décrets n°91-857 et n°92-894), ce qui justifiait légalement le rejet de sa candidature. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, agent contractuel de l'Éducation nationale, contestant la décision du recteur de l'académie de Nantes de réduire sa quotité de travail et sa rémunération par rapport à son contrat à durée indéterminée initial prévoyant un temps complet. La requérante demandait l'annulation de cette décision, le rétablissement de sa rémunération et des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la modification de son service, basée sur les arrêtés d'affectation successifs, était légale et conforme aux textes applicables, notamment le décret n° 2016-1171 du 29 août 2016 et le décret n° 2014-940 du 20 août 2014, qui permettent d'adapter le service aux besoins. Aucune faute de l'administration n'ayant été retenue, les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par le garde des sceaux, ministre de la justice, afin de condamner plusieurs sociétés à lui verser 2 876 099,40 euros pour des désordres affectant le palais de justice de Rouen, sur le fondement de la garantie décennale. Le ministre soutenait que les chutes d'éléments architecturaux et autres dégradations rendaient l'ouvrage impropre à sa destination et compromettaient sa solidité. En défense, les sociétés contestaient l'imputabilité des désordres, invoquant notamment la prescription, la vétusté du bâtiment et l'absence de lien entre les travaux réalisés et les dommages. Le tribunal a rejeté la requête du ministre, considérant que les désordres ne relevaient pas de la garantie décennale, faute de preuve d'un lien suffisant avec les travaux de construction ou de rénovation.
Avocat : RODIER ET HODE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune d'Ermont à lui verser 75 000 euros en réparation des préjudices résultant du refus de l'intégrer dans le cadre d'emplois des assistants d'enseignement artistique. La requérante soutenait que ses fonctions d'enseignement du piano relevaient de ce cadre d'emplois et non de celui des adjoints territoriaux d'animation. Le tribunal a appliqué les dispositions des décrets n° 2010-329 du 22 mars 2010 et n° 2012-437 du 29 mars 2012, qui prévoient que l'accès au cadre d'emplois des assistants d'enseignement artistique s'effectue par concours ou par détachement, et non par intégration directe. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions indemnitaires de Mme B.
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de M. A B, agent contractuel de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSetO), contestant le non-renouvellement de son contrat, une retenue sur traitement, et demandant diverses indemnités. Le requérant soutenait notamment qu'il aurait dû bénéficier d'un contrat à durée indéterminée (CDI) en application de l'article 21 de la loi du 12 mars 2012 et de l'article L. 332-10 du code général de la fonction publique, et que la décision de non-renouvellement constituait un licenciement irrégulier. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, estimant que le non-renouvellement d'un contrat à durée déterminée arrivant à échéance ne constitue pas un licenciement et n'est pas soumis à une obligation de motivation ou de procédure contradictoire. Il a également jugé que la retenue sur traitement pour absence de service fait était justifiée et que les demandes indemnitaires n'étaient pas fondées.