305 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
305
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 171
Avec résumé IA
Avocat : SELARL CAROLINE LAVEISSIERE
Avocat : BIROLINI
Avocat : CABINET CAROLINE MARCEL ET ASSOCIE (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise de loger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 21 avril 2023. Le tribunal a écarté l'argument du préfet selon lequel la radiation de la demande de logement social de l'intéressé ferait obstacle à l'exécution de la décision, estimant que cette radiation n'établissait pas une renonciation de sa part. La solution retenue applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat pour loger les bénéficiaires reconnus urgents.
Avocat : GHÉRON CAROLINE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) depuis septembre 2021, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement. La juridiction a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité, malgré un refus de logement par le requérant, en raison du défaut d'information sur les conséquences de ce refus et de l'état de l'immeuble proposé. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, retenant une période de responsabilité courant à l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Oise refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'irrégularité de la situation de M. A résultait de son propre fait, n'ayant pas sollicité le renouvellement de son titre expiré en 2021 malgré des autorisations provisoires. La solution retenue s'appuie sur l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence, sans examen des moyens de fond.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 22 août 2024, du désistement pur et simple de la SCI JAS de sa requête en excès de pouvoir et indemnitaire. La société contestait l’occupation irrégulière d’une partie de sa parcelle par une piste cyclable sur le territoire de la commune de Biganos et du département de la Gironde. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune de Biganos au titre des frais de justice. Aucune condamnation n’a été prononcée à l’encontre de la requérante.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du 23 avril 2024 de la préfète de l’Essonne l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de dix ans. Le juge a d’abord relevé que la requête était irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de quarante-huit heures prévu par l’article L. 614-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par suite, les conclusions en annulation ont été rejetées sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien.
Avocat : VIBOUREL ANNE-CAROLINE
Avocat : CPA CABINET D'AFFAIRES PUBLIC - CAROLINE PILONE