406 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
406
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 167
Avec résumé IA
Avocat : ELSAESSER
Avocat : SAEDI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme C, ressortissante soudanaise, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil suite à une nouvelle demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que l'évaluation de vulnérabilité avait été régulièrement effectuée et que le refus était fondé sur le motif légal du dépôt d'une demande de réexamen. La solution retenue est le rejet de la requête, en application des articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A D, ressortissant kosovar, qui contestait son assignation à résidence dans le Bas-Rhin, prononcée par la préfète le 2 août 2024. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans méconnaître les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation, le tribunal ayant jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite puis explicite de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) d’octroyer les conditions matérielles d’accueil à une enfant mineure, au motif que sa demande d’asile constituerait une demande de réexamen. Le tribunal a examiné la légalité de ces décisions au regard des articles L. 551-9, L. 551-11, L. 551-13 et L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais les requérants contestaient notamment l’erreur de droit et de fait, l’insuffisance de motivation, et le défaut d’examen de la vulnérabilité de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé suspension par M. C et Mme B, parents d’une enfant réfugiée, contestant le refus implicite de la préfète du Bas-Rhin de leur délivrer une carte de résident. Les requérants invoquaient l’urgence liée à leur précarité administrative et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge des référés a joint les deux requêtes et admis les requérants au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la procédure s’inscrit dans le cadre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., épouse A..., qui contestait le refus de la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour pour raison de santé de son enfant. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen personnalisé, et l'erreur de droit, estimant que la préfète ne s'était pas crue liée par l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A pour contester un arrêté préfectoral du 26 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français. En cours d'instance, la préfète des Vosges a délivré à Mme A une autorisation provisoire de séjour le 18 juillet 2024, abrogeant implicitement l'arrêté contesté. Mme A s'est désistée de ses conclusions en annulation et injonction, dont le tribunal lui a donné acte. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à son avocate.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant son transfert aux autorités belges et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que les droits de l'intéressé, notamment ceux prévus par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, avaient été respectés. Il a également estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la demande d'annulation de l'assignation à résidence, fondée sur l'illégalité du transfert, a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B E. Le requérant demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, invoquant une atteinte grave à sa vie privée et familiale ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, M. E ayant déjà fait l'objet d'un jugement rejetant son recours en annulation le 4 juillet 2024 et étant assigné à résidence. Par conséquent, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre l'arrêté de la préfète du Bas-Rhin prolongeant son assignation à résidence. Le juge a estimé que cette requête était irrecevable, car la contestation de l'assignation à résidence relève d'une procédure spéciale et exclusive prévue aux articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le requérant avait d'ailleurs déjà engagée. En conséquence, le juge a admis provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle mais a rejeté le surplus de ses conclusions, y compris la demande subsidiaire de sauf-conduit et les frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus était fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de six mois après son entrée en France, sans motif légitime, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que la méconnaissance des règles ou les démarches de son ancien compagnon ne constituaient pas un motif légitime. Il a également considéré que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de sa vulnérabilité, sans erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A pour contester le refus du préfet du Haut-Rhin d'enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a informé le tribunal que la demande était désormais en cours d'instruction, ce qui a conduit la requérante à reconnaître un non-lieu à statuer sur ses conclusions principales. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 1 200 euros à son avocate, sous réserve des conditions prévues par l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile, au motif de la tardiveté de sa demande. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen de sa situation. Il a également jugé que l'absence de mention de la qualification de l'agent ayant évalué sa vulnérabilité n'entachait pas la procédure d'irrégularité. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant le refus de l'OFII fondé sur les articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.