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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 408 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 408

Décisions totales

383 581

Ordonnances

292 563

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : TOEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202999

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite au décès de M. D, ancien militaire exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires à Mururoa et Hao. Bien que l'État, mis en demeure, n'ait pas produit de mémoire et soit réputé avoir acquiescé aux faits, le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient se prévaloir de la présomption de causalité de la loi du 5 janvier 2010 pour leurs préjudices personnels. Il leur incombait d'établir un lien de causalité direct entre l'exposition et le cancer de la vessie de M. D, ce qu'ils n'ont pas fait, l'expertise médicale ne permettant pas de retenir un tel lien. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

11 février 2025• 3ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2103283

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société France Télévisions, qui demandait la réduction des cotisations de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement auxquelles elle avait été assujettie au titre des années 2018 et 2019 pour des locaux situés à Issy-les-Moulineaux. La société soutenait que certains espaces, spécialement aménagés pour l'exercice d'activités culturelles, devaient bénéficier de l'exonération prévue au 2° du V de l'article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la société, dont les impositions avaient été établies sur la base de ses propres déclarations, n'apportait pas la preuve que les locaux en cause étaient spécialement aménagés pour une activité culturelle au sens des dispositions précitées. En conséquence, la demande de réduction a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEYTON LEGAL

11 février 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110827

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, un surveillant pénitentiaire, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser une indemnité pour des fautes commises dans la gestion de sa situation administrative. Le requérant invoquait un retard dans la reconnaissance de son accident de service, l'absence de remboursement de ses frais de santé et des carences dans le traitement de sa demande de reclassement. Le tribunal a estimé que l'État n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité et que les préjudices allégués n'étaient pas établis, en se fondant sur la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n°86-442 du 14 mars 1986.

Avocat : COUETOUX DU TERTRE

10 février 2025• 12eme chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419107

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la requête de M. B, qui demandait la réduction partielle de ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2021, 2022 et 2023, en lien avec l'imposition de rentes de maladie professionnelle. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives à l'année 2021, M. B n'étant pas imposable cette année-là. Pour les années 2022 et 2023, il a constaté un non-lieu à statuer, l'administration fiscale ayant accordé un dégrèvement total en cours d'instance. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. B au titre des frais de justice. La décision applique le code général des impôts et le code de justice administrative.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

10 février 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2201925

Avocat : TOURNIER BARNIER & ASSOCIÉS

7 février 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300249

Avocat : VICTOR AVOCAT

7 février 2025• Présidente QUEMENER
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2207703

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la société civile des Mousquetaires, société mère d’un groupe fiscalement intégré, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et contributions additionnelles pour les exercices 2014 et 2015. Ces impositions faisaient suite à la remise en cause, par l’administration fiscale, de provisions pour pertes sur avances en compte courant accordées à ses filiales belge et portugaise, au motif que leur caractère probable n’était pas établi. Le tribunal a d’abord rejeté la fin de non-recevoir partielle soulevée par l’administration, jugeant que la société avait bien contesté l’intégralité des rehaussements dans sa réclamation préalable. Sur le fond, il a appliqué les dispositions de l’article 39 du code général des impôts pour apprécier la déductibilité des provisions, mais le texte ne précise pas la solution retenue sur ce point.

Avocat : AARPI DENTONS EUROPE

6 février 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-1909414

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par le centre communal d'action sociale (CCAS) du Mesnil-le-Roi pour obtenir réparation des désordres affectant la crèche municipale, notamment des fuites et infiltrations rendant l'ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a examiné deux requêtes : l'une visant à engager la responsabilité solidaire de plusieurs constructeurs sur le fondement de la garantie décennale, l'autre ciblant spécifiquement la société Fouillouze, chargée du lot couverture. S'appuyant sur un rapport d'expertise et les principes des articles 1792 et suivants du code civil, le tribunal a retenu la responsabilité de la société Fouillouze pour les désordres, tout en écartant les autres constructeurs. Il a condamné la société Fouillouze à verser au CCAS la somme de 22 711,38 euros, incluant les travaux de reprise et les frais annexes, et a rejeté le surplus des conclusions.

Avocat : FOURNIER LA TOURAILLE ET ASSOCIES

6 février 2025• 8ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301238

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D contestant un indu d'allocation de logement familiale de 1 561 euros pour la période de mars 2021 à juillet 2022. Les conclusions indemnitaires pour préjudice moral ont été jugées irrecevables, faute de réclamation préalable auprès de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie, conformément au principe de liaison du contentieux. Sur le fond, le tribunal a examiné le litige au regard des articles L. 821-1 et L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation, sans préciser dans l'extrait fourni la solution retenue sur le bien-fondé de l'indu.

Avocat : GILLOTOT

6 février 2025• Juge unique 8
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202509

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la SA Schuell Lepage Distribution, qui contestait ses cotisations de cotisation foncière des entreprises et de taxes pour frais de chambres de commerce et d'industrie pour les années 2017 à 2020, relatives à un ensemble immobilier à Berck-sur-Mer. La société soulevait principalement des moyens de recevabilité de ses réclamations et contestait la méthode d'évaluation de la valeur locative de son bien, notamment le choix du local-type de référence. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les réclamations étaient tardives pour les années 2017 à 2019 et que les moyens de fond n'étaient pas fondés pour l'année 2020. La décision s'appuie sur les articles R. 196-2 du livre des procédures fiscales et les règles d'évaluation de la valeur locative cadastrale.

Avocat : MATON

6 février 2025• 4ème Chambre
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2404107

Avocat : PORTOLANO

6 février 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209273

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur le recours de la SCI Beaurainville contestant ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 à 2021, concernant un ensemble immobilier à Berck-sur-Mer. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour l'année 2019 en raison de la tardiveté de la réclamation préalable, et a prononcé un non-lieu partiel à statuer pour les dégrèvements accordés en cours d'instance. Pour le surplus, il a rejeté les conclusions de la société, jugeant que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit dans l'évaluation de la valeur locative, et que les moyens tirés du caractère confiscatoire de l'impôt et de la violation de l'article 13 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen étaient infondés. La décision s'appuie notamment sur les articles 1503 et 1507 du code général des impôts, ainsi que sur les dispositions du livre des procédures fiscales relatives aux délais de réclamation.

Avocat : MATON

6 février 2025• 4ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2001941

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

5 février 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312283

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, en situation de handicap et mère de deux enfants, d’une demande d’annulation de la décision du 21 novembre 2022 par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable de Seine-et-Marne a rejeté son recours tendant à la reconnaissance de son logement comme prioritaire et urgent. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet, estimant que la requête était recevable, notamment car le délai raisonnable d’un an pour contester la décision n’était pas expiré. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de l’insuffisance de motivation, de l’erreur de droit et de l’erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la légalité de la décision de la commission de médiation.

Avocat : STOFFANELLER

5 février 2025• 14ème chambre, DALO
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302213

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de Mme B, infirmière au centre hospitalier de Troyes, qui sollicitait le versement de 32 554,80 euros de salaires impayés suite à sa suspension de fonctions pour défaut de vaccination. La suspension avait été annulée pour vice de procédure par un jugement du 13 juillet 2023, mais la Cour administrative d'appel de Nancy, par un arrêt du 11 juillet 2024, a annulé l'injonction de réintégration. Le tribunal a jugé que, même en l'absence du vice de procédure, la même décision de suspension aurait pu être légalement prise, rompant ainsi le lien de causalité entre la faute et le préjudice allégué. La requête a été rejetée, et la demande de frais de justice de Mme B a également été écartée, le centre hospitalier n'étant pas la partie perdante.

Avocat : BROCHETON AVOCATS

4 février 2025• 3ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201742

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C et M. B, propriétaires d’un corps de ferme, qui demandaient la condamnation de la commune de Peillonnex pour les inondations et troubles de jouissance causés par des travaux de goudronnage et de modification d’une grille d’évacuation des eaux pluviales réalisés en 2015. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la commune pour dommages de travaux publics était engagée, dès lors que les travaux ont aggravé l’écoulement des eaux pluviales vers la propriété des requérants, sans que la commune ne démontre une faute de la victime ou un cas de force majeure. En conséquence, la commune a été condamnée à verser 407 euros pour les frais de réparation (pose de tout-venant) et 1 741,45 euros au titre des frais d’expertise, le surplus des demandes étant rejeté. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.

Avocat : CABINET MEROTTO

4 février 2025• Juge unique 3
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200573

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A veuve D, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices économique et moral suite au décès de son époux, exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires français en 1964-1965. La requérante ne pouvait se prévaloir de la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, celle-ci ne s'appliquant qu'aux victimes directes. Elle devait établir un lien de causalité direct entre l'exposition et la maladie de son époux, ce qu'elle n'a pas réussi à faire, l'expertise médicale n'ayant pas permis de conclure à un lien essentiel et direct. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

4 février 2025• 3ème Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201357

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la SAS Atelier du Rouget Simon Teyssou et associés et la SAS IGETEC, évincées d’un marché de maîtrise d’œuvre pour la requalification thermique du campus universitaire d’Aurillac. Les requérantes contestaient les notes attribuées à leur offre, invoquant des erreurs de notation sur des sous-critères techniques et une méconnaissance des règles de publicité, et demandaient l’annulation du marché ou des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que le département du Cantal n’avait commis ni erreur manifeste d’appréciation ni manquement aux principes de la commande publique. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la commande publique.

Avocat : SELARL TOURNAIRE MEUNIER

4 février 2025• Chambre 3
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500280

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur la demande du préfet du Nord, a examiné la légalité du permis de construire délivré le 16 septembre 2024 par le maire de Comines à la société McDonald's France pour un restaurant. Le préfet invoquait notamment une méconnaissance du principe de réciprocité prévu à l'article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime, le projet étant situé à moins de 100 mètres d'une exploitation agricole classée pour la protection de l'environnement. Le tribunal a pris acte de la délivrance d'un permis modificatif le 23 janvier 2025, accordant une dérogation à cette règle, mais a relevé que cette dérogation n'avait pas été précédée de la consultation obligatoire de la chambre d'agriculture. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de consultation est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté initial, justifiant la suspension de son exécution.

Avocat : CABINET REINHART MARVILLE TORRE

3 février 2025
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2102515

Avocat : TOULET DELBAR & ASSOCIES

31 janvier 2025• 2ème Chambre