965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 739
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Elle a notamment appliqué les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant les conditions de délivrance d'un titre de séjour étudiant.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement apprécié l'absence de vie familiale effective en France et le défaut d'intégration républicaine de l'intéressé, justifiant le refus au titre de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation des décisions et au respect de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant sénégalais et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui prévoit la délivrance d'une carte de séjour pour un étranger marié à un ressortissant français. Le tribunal a également jugé que la procédure était irrégulière, notamment en raison de l'absence de consultation obligatoire de la commission du titre de séjour.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. La juridiction estime que la décision préfectorale est suffisamment motivée et ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation concernant la situation personnelle du requérant, célibataire sans enfant et sans preuve d'insertion en France ou d'impossibilité de soins dans son pays d'origine. Les décisions fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour sont également jugées légales, l'arrêté d'éloignement étant lui-même considéré comme régulier au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BERRADIA NEJLA
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de renvoi. Le tribunal a annulé la décision du préfet, considérant que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle et familiale du requérant, au regard notamment des articles L. 313-11 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres mesures (OQTF, interdiction de retour, fixation du pays de renvoi) ont été annulées par voie de conséquence.
Avocat : EDEN AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de résident d'un étranger titulaire du statut de réfugié. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que le préfet ne pouvait refuser le renouvellement en invoquant une menace pour l'ordre public sans avoir au préalable engagé une procédure de retrait du statut de réfugié auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), conformément aux articles L. 511-7 et L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le préfet a été enjoint de délivrer la carte de résident.
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté municipal refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie d'une fonctionnaire territoriale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent, considérant que les moyens soulevés (violation du principe contradictoire, des droits de la défense et de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905) sont inopérants, car l'arrêté litigieux ne constitue ni une sanction, ni un retrait de décision créatrice de droits, ni une mesure prise en considération de la personne. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique (article L. 822-20), décret n°87-602 du 30 juillet 1987, et code de la sécurité sociale (article R. 461-8) pour définir les conditions de l'imputabilité au service, exigeant un lien direct avec les fonctions et une incapacité permanente d'au moins 25%.
Avocat : CABINET PEYRICAL
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande d'indemnisation d'un agent territorial pour préjudice lié à une rechute consécutive à un accident de service. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la commune de Vibeuf ne pouvait être engagée, car la rechute est survenue alors que l'agent était en poste dans une autre collectivité. La décision s'appuie sur les règles de la responsabilité administrative et les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service.
Avocat : AGMC AVOCATS
**Sujet principal** : La requête d'une fonctionnaire territoriale visant à annuler le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie et à obtenir diverses mesures (protection fonctionnelle, indemnisation). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'arrêté refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service n'est pas entaché d'illégalité et que les conditions pour accorder la protection fonctionnelle ou engager la responsabilité de la collectivité ne sont pas réunies. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique (notamment article L. 822-20) et code de justice administrative.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à contester la non-reconduction de son CDD et le refus de versement d'une allocation d'aide au retour à l'emploi par un syndicat intercommunal. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable pour tardiveté et a estimé que la décision de non-renouvellement du contrat, résultant d'un renoncement tacite de l'agent, n'était pas entachée d'illégalité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux agents contractuels.
Avocat : EBC AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la société CLM Consulting, qui contestait le refus de la ministre des armées de lui délivrer une autorisation d'intermédiation pour des matériels de guerre de catégorie A2. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur des motifs d'ordre public et de sécurité nationale, était légal et que la décision était suffisamment motivée. La juridiction s'est appuyée sur les dispositions du code de la défense, notamment les articles L. 2332-1 et R. 2332-7.
Avocat : GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la société Asphalte 76 visant à annuler deux arrêtés préfectoraux abrogeant ses agréments d'école de conduite. La juridiction a jugé que la procédure d'abrogation, respectant le principe du contradictoire, était régulière et que les manquements constatés (notamment des irrégularités dans la délivrance des attestations de formation) justifiaient légalement la décision de l'administration. Les conclusions indemnitaires de la société ont par ailleurs été déclarées irrecevables pour défaut de réclamation préalable obligatoire.
Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande provisionnelle de la société CMEG contre la commune de Pont-Audemer concernant un marché de construction d'un cinéma. La juridiction a estimé que la créance de l'entreprise n'était pas suffisamment établie comme non sérieusement contestable, notamment en raison de l'absence de décompte général et définitif tacite régulier opposable à la commune. La décision s'appuie sur les règles d'exécution des marchés publics, en particulier les dispositions du Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) Travaux relatives à la procédure de décompte.
Avocat : SCP ZURFLUH LEBATTEUX SIZAIRE & ASOCIES
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande principale de la société CMEG visant à obtenir le paiement d'une somme de 563 653,13 € TTC de la commune de Pont-Audemer au titre d'un marché de construction d'un cinéma. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, considérant que la société CMEG, agissant pour son compte personnel, n'était pas fondée à agir seule pour réclamer le paiement de sommes dues au groupement dont elle était membre. La décision s'appuie sur les règles régissant l'action en justice des membres d'un groupement de commande dans le cadre des marchés publics.
Avocat : PATRICE LEMIEGRE PHILIPPE FOURDRIN SUNA GUNEY ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral interdisant la rencontre annuelle des Musulmans de France. Le juge estime que le préfet de police, en se fondant sur un contexte de menace terroriste élevée et de risques de violences entre groupuscules, a légalement exercé ses pouvoirs de police pour prévenir des troubles à l'ordre public. La mesure est jugée nécessaire, proportionnée et ne porte pas d'atteinte grave et manifestement illégale aux libertés de réunion, d'expression et d'entreprendre invoquées par les requérants.
Avocat : GUEZ GUEZ
**Sujet principal** : Demande de référé-liberté visant à enjoindre au préfet de Val-de-Marne de débloquer un dossier sur la plateforme ANEF pour permettre le dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est rejetée pour incompétence territoriale, le litige relevant du tribunal administratif de Melun en raison du lieu de résidence de la requérante (Maisons-Alfort, Val-de-Marne). **Textes appliqués** : Articles L. 521-3, R. 312-8, R. 221-3 et R. 522-8-1 du code de justice administrative (compétence territoriale et rejet par ordonnance en cas d'incompétence).
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, malgré la précarité de sa situation, n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisamment grave et immédiate, notamment au regard de son emploi et de sa contribution à l'éducation de son enfant. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté ait été établi.
Avocat : ATGER
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant ivoirien, ne justifiait pas d'une inscription définitive dans une formation universitaire pour l'année 2025-2026, condition essentielle au maintien de son droit au séjour. La juridiction a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-ivoirienne.
Avocat : CHÂLES
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet de la Haute-Corse n'avait commis ni défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, ni erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du séjour irrégulier, du travail non autorisé et d'une condamnation pénale récente de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VEGA
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement d'urgence de M. C... sous astreinte. Le juge a constaté qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite au requérant dans le délai de six mois suivant sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative. L'État est ainsi reconnu comme garant d'une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Avocat : PAZZANO