Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606644
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de M. A... visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer son titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée, qui consisterait à ordonner la délivrance définitive du titre, excède ses pouvoirs en référé car elle n'a pas le caractère conservatoire ou provisoire requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608694
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête pour incompétence territoriale. Textes appliqués : Articles L. 521-3, R. 312-8, R. 221-3 et R. 522-8-1 du code de justice administrative. Le litige relève du tribunal administratif de Versailles, compétent pour le département de l'Essonne où réside la requérante.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304114
La décision concerne une demande d'indemnisation d'une fonctionnaire victime d'un accident de service survenu sur le parking de son université. Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'annulation de la décision implicite de rejet comme inutile, renvoyant l'examen au fond sur la responsabilité et le quantum de l'indemnisation. Les textes applicables incluent le code général de la fonction publique et la jurisprudence du Conseil d'État sur la responsabilité sans faute pour accident de service.
Avocat : C.V.S.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304144
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par plusieurs associations et un comité de pêche contre l'arrêté préfectoral autorisant un accès fluvial à Port 2000. La juridiction a jugé que les critiques relatives à l'enquête publique, à l'étude d'impact et à la séquence "éviter, réduire, compenser" n'étaient pas fondées. La décision s'appuie principalement sur le code de l'environnement et le code de justice administrative.
Avocat : LE BRIERO
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404334
**Sujet principal** : Recours en annulation de deux avertissements pédagogiques et d'une exclusion définitive d'une étudiante en soins infirmiers pour des actes incompatibles avec la sécurité des patients. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule les deux avertissements (16 février et 17 mai 2024) pour vice de procédure, car l'étudiante n'a pas reçu communication préalable de son dossier, la privant de son droit à la défense. Concernant l'exclusion définitive du 4 septembre 2024, la décision est également annulée car elle était fondée sur les deux avertissements précédemment annulés. **Textes appliqués** : L'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux (articles 16 et 18).
Avocat : LECELLIER THIERRY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402724
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de sa demande d'annulation d'un titre de perception émis par le ministre des armées. Le désistement, intervenu après une mise en demeure du tribunal, met fin à la procédure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative relatifs à la constatation des désistements.
Avocat : BARON COSSE ANDRE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601787
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté un recours pour excès de pouvoir comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation, mais sa saisine, intitulée "recours gracieux", ne contenait aucune conclusion soumise au juge. La juridiction a jugé qu'elle ne pouvait connaître d'un tel recours gracieux, relevant de la seule compétence du préfet, en application des articles R. 411-1 et R. 222-1 4° du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600569
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de Mme B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le moyen invoqué (une situation familiale difficile) est inopérant, car la requérante ne conteste pas avoir manqué à l'obligation de produire les pièces demandées par le préfet dans le délai imparti. La décision s'appuie sur l'article 40 du décret du 30 décembre 1993 et le rejet est prononcé par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602035
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction à France Travail de verser une provision sur son allocation d'aide au retour à l'emploi. Le juge a estimé que le litige, portant sur une prestation du régime conventionnel d'assurance chômage, relevait manifestement de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. La décision s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, ainsi que sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601995
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande de suspension du rejet d'une demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge estime que le requérant, un étudiant étranger en fin de parcours, ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, son préjudice n'étant pas suffisamment grave et immédiat. La demande est jugée irrecevable sur ce fondement sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité.
Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106154
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un gendarme demandant l'annulation d'une sanction disciplinaire (arrêt de dix jours). Le tribunal a estimé que la sanction, infligée pour un usage inapproprié de la force et une mise en danger lors d'une mission à Mayotte, était justifiée et proportionnée aux manquements constatés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la défense, notamment en matière de procédure disciplinaire et de déontologie militaire.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602050
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... contestant une décision de la caisse primaire d’assurance maladie relative à son aptitude au travail. Le juge a estimé que le litige, portant sur l'application de la législation de sécurité sociale (articles L. 321-1 et L. 323-1 du code de la sécurité sociale), relevait manifestement de la compétence exclusive du juge judiciaire (article L. 142-8 du code de la sécurité sociale). En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405760
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer une aide personnalisée au logement (APL) indûment versée. Le juge a retenu que le recours contentieux était irrecevable, car le requérant n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de l'organisme payeur, comme l'exigent les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, le tribunal n'a pas eu à examiner le fond des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la prescription de la créance.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405675
Sujet principal : Recours contre le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). Solution retenue : Non-lieu à statuer, car la carte a finalement été délivrée à la requérante après l'introduction du recours, rendant sa demande sans objet. Textes appliqués : Code de l'action sociale et des familles (notamment article R. 241-17-1) et Code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404426
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». La juridiction a jugé que l'intéressée n'apportait pas la preuve que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied ou nécessitait une assistance systématique, comme l'exigent les articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision attaquée du président du conseil départemental de Seine-et-Marne est donc légale.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601205
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de modification d'une précédente injonction adressée au préfet des Hauts-de-Seine, en raison de son inexécution. Considérant ce défaut d'exécution comme un élément nouveau, le juge a modifié l'ordonnance initiale en réduisant le délai d'exécution à cinq jours et en portant l'astreinte à 500 euros par jour de retard, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 1 800 euros au requérant au titre des frais exposés dans le litige.
Avocat : AYARI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407981
Le Tribunal administratif de Melun donne acte du désistement d'office de la requérante qui s'opposait à une contrainte de recouvrement émise par France Travail. Le désistement est prononcé car, suite à un accord en médiation, la requérante n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après en avoir été invitée par le tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs au désistement d'office et aux notifications électroniques.
Avocat : EL ANIOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308218
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement des requérants concernant leur demande d'annulation d'un permis de construire. Il a condamné la commune de Melun à leur verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés durant l'instance. La juridiction a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 du même code, qui l'autorise à statuer par ordonnance lorsque seules des questions de frais restent à juger.
Avocat : CLARENCE AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509535
Le Tribunal administratif de Melun statue par ordonnance sur une opposition à une contrainte pour recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. Considérant que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête après le paiement de la somme due, n'a pas répondu dans le délai imparti, le tribunal lui donne acte de son désistement d'office. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 612-5-1, R. 611-8-2 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement et aux notifications électroniques.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602499
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants, mettant ainsi fin à l'instance en annulation d'un arrêté municipal autorisant des travaux. La juridiction rejette la demande de la société défenderesse de condamner un requérant aux frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : CABINET PREMISSE AVOCATS