Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601597
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision ordonnant à un agent public de vérifier l'implantation de son bureau. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante justifiant la suspension, notamment au regard des délais et des conditions d'exercice de ses fonctions syndicales. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602066
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral approuvant le schéma régional des carrières de Nouvelle-Aquitaine. Les requérants (une commune et des associations) n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment concernant les vices de procédure allégués (consultation du public, absence d'enquête publique, consultation de l'État espagnol). Le juge des référés estime également que la condition d'urgence n'est pas établie. La demande d'allocation d'une somme d'argent est rejetée.
Avocat : BERGUE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602491
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un campement illégal installé sur le domaine public fluvial. Le juge a accédé à la demande du Grand Port Maritime de Bordeaux, estimant que l'occupation sans titre créait une urgence justifiée par des risques pour la salubrité et la sécurité publiques. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la mesure étant jugée utile et ne rencontrant aucune contestation sérieuse.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602510
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet du renouvellement d'un titre de séjour pluriannuel. Le juge a rejeté la demande, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'ayant pas obtempéré à une convocation préfectorale pour la fabrication d'une carte de séjour temporaire. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602606
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un titre de séjour et demandes connexes (aide juridictionnelle provisoire, injonction, astreinte). **Juridiction** : Tribunal administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de suspension de l'arrêté de refus de titre de séjour, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée. Il accorde en revanche l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante. Les autres conclusions (injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour, astreinte, indemnité) sont également rejetées. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire), et articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 (dépens).
Avocat : GAST
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501532
**Sujet principal** : Désistement d'instance d'une société requérante (SAS Severini) suite à son défaut de confirmer le maintien de sa requête après le retrait de l'acte attaqué. **Juridiction** : Tribunal administratif de Bordeaux (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement implicite de la SAS Severini, mettant ainsi fin à la procédure, car celle-ci n'a pas répondu à l'invitation à confirmer le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, relatifs au désistement et à la procédure de confirmation du maintien des conclusions.
Avocat : LAVEISSIERE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509178
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise à la demande d'une SCI. L'objet est de constater les désordres affectant une propriété, imputés au système racinaire d'un arbre situé sur le domaine public communal, et d'en déterminer les causes et le coût des réparations. Le juge a fondé sa décision sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que l'expertise présentait un caractère utile.
Avocat : COELO
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401412
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SAS ATELIER 234 de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait initialement la condamnation de l'Agence Publique pour l'Immobilier de la Justice au paiement de plusieurs factures. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte.
Avocat : ENSENAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405182
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) de sa requête en plein contentieux visant à obtenir réparation de divers préjudices liés à un projet de construction. La juridiction a rejeté les demandes de condamnation aux frais irrépétibles formulées par les autres parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle a laissé chacune des parties à la charge de ses propres frais d'instance, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : ABEN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601789
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un demandeur d'asile visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une motivation insuffisante, à un défaut d'examen particulier de sa situation et à une irrégularité de procédure concernant l'entretien de vulnérabilité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602449
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette, par ordonnance, une requête contestant les élections municipales et communautaires d'Audierne. Le juge estime que les requérants, n'étant pas électeurs dans la commune, n'ont pas qualité pour agir. La requête est donc déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article L. 248 du code électoral.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602513
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, se prononce sur une demande d'annulation d'une décision de remise aux autorités slovènes prise par le préfet de la Loire-Atlantique. Considérant que la rétention administrative du requérant a pris fin, la juridiction estime que la procédure d'urgence prévue à l'article L. 921-2 du CESEDA n'est plus applicable. En application des articles R. 351-3 du CJA et R. 922-4 du CESEDA, et dans un souci de bonne administration de la justice, elle transmet le dossier au tribunal administratif de Nantes, compétent car le requérant réside dans son ressort.
Avocat : CIMADE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208617
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des rehaussements d'impôt sur le revenu (BIC) pour les années 2016 à 2018, portant sur la régularité de la procédure de vérification et sur la déductibilité de certaines charges. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la procédure de vérification de comptabilité était régulière (application de l'article L. 47 B du Livre des Procédures Fiscales concernant l'examen d'un compte mixte) et que le requérant ne justifie pas suffisamment ses demandes de déduction de charges (frais professionnels, charges sociales, engagements de caution), conformément aux principes de détermination du bénéfice imposable (article 93 du Code Général des Impôts). **Textes appliqués** : Article L. 47 B du Livre des Procédures Fiscales et article 93 du Code Général des Impôts.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300349
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. et Mme C... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires et de pénalités pour les années 2015 à 2017. Le tribunal a jugé que les rehaussements opérés par l'administration, fondés sur la requalification de dépenses en rémunérations ou avantages occultes (article 111 du code général des impôts), étaient justifiés, notamment concernant des charges liées à des chevaux considérées comme étrangères à l'intérêt des sociétés contrôlées. Il a également écarté le moyen tiré d'une irrégularité de procédure de vérification au principe de l'indépendance des procédures.
Avocat : PALOMARES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300436
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des rectifications fiscales (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) concernant les revenus d'une SARL et les avantages en nature perçus par son gérant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il estime que l'administration fiscale a légalement qualifié et évalué les avantages en nature (notamment l'usage de véhicules de société) et les charges non déductibles (comme certaines dépenses de réception et une libéralité). **Textes appliqués** : Le contrôle et les rehaussements sont fondés sur les dispositions du Code général des impôts (CGI), notamment l'article 111 c) pour l'imposition des avantages en nature en tant que revenus distribués, et l'article 39 concernant la déductibilité des charges.
Avocat : ALTIX AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301239
**Sujet principal** : La demande de restitution d'un crédit d'impôt recherche (CIR) par la société Tecknowmetrix, contestant la méthode de calcul de l'effectif du personnel de recherche utilisée par l'administration fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'administration fiscale a correctement appliqué la loi en calculant la variation de l'effectif de recherche en ne prenant en compte, au prorata, que les salariés affectés à des **opérations de recherche éligibles** au CIR, et non l'ensemble du personnel du pôle recherche. **Textes appliqués** : L'article 244 quater B du code général des impôts (CGI) et l'article 49 septies G de l'annexe III au CGI, interprétés à la lumière des travaux préparatoires de la loi de finances pour 2014.
Avocat : BERREBI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301493
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande d'une artiste tatoueuse visant à bénéficier de l'exonération de la cotisation foncière des entreprises. La juridiction a jugé que l'activité de tatouage, bien que créative, ne relève pas des professions énumérées strictement par l'article 1460 du code général des impôts (peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs), cette exonération ayant un caractère dérogatoire. Elle a également estimé qu'il n'y avait pas de discrimination contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, les artistes tatoueurs n'étant pas dans une situation comparable au regard de l'objectif du législateur, notamment car ils vendent une prestation de service et non un produit cessible.
Avocat : LEÓN AGUIRRE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2308273
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête d'un salarié protégé contestant l'autorisation de son licenciement. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision initiale de l'inspectrice du travail, celle-ci ayant été remplacée par la décision ministérielle. Concernant la décision du ministre du travail du 23 novembre 2023, le tribunal a estimé que la directrice générale de l'association employeur avait bien la qualité pour solliciter l'autorisation de licenciement, conformément aux statuts de l'association et aux dispositions du code du travail relatives aux salariés protégés.
Avocat : FERNANDES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511959
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'une aide-soignante visant à ordonner une nouvelle expertise médicale pour contester son inaptitude totale et définitive. Le juge a estimé que la mesure d'expertise sollicitée n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant que l'expertise initiale était régulière et que la décision de mise en disponibilité d'office n'avait pas fait l'objet d'un recours contentieux. La requête a donc été rejetée dans toutes ses conclusions.
Avocat : GHELMA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513634
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. La juridiction estime que le droit d'être entendu a été respecté et que la mesure d'éloignement ne constitue pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes du droit de l'Union européenne.
Avocat : BLANC