Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2005650
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de l’Isère pour liquider l’astreinte prononcée le 18 novembre 2020, qui enjoignait à l’État de loger Mme B. avant le 31 décembre 2020 sous peine de 300 euros par mois de retard. Constatant que l’intéressée s’est vu attribuer un logement le 7 juillet 2022, le tribunal a liquidé définitivement l’astreinte à 5 700 euros, correspondant à la période d’inexécution. Cette somme est due par l’État au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603600
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de reprendre l'instruction de son renouvellement de titre de séjour et à lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que les conditions légales d'urgence et d'utilité, prévues à l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'étaient pas remplies. Cette conclusion s'appuie sur le fait que le requérant disposait déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valant autorisation provisoire de séjour et de travail jusqu'au 17 mai 2026, et qu'il n'a pas démontré le risque d'un non-renouvellement de ce document.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603646
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de parents d'élèves visant à ordonner la nomination d'un enseignant remplaçant pour une classe de CM1. Le juge estime que la carence de l'administration dans l'organisation du remplacement, bien que susceptible d'engager sa responsabilité, ne constitue pas, au vu des mesures palliatives mises en place, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation relatifs à l'obligation scolaire et à l'organisation du service public de l'enseignement.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601047
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre le retrait de son permis de conduire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré les allégations du requérant concernant ses déplacements familiaux et professionnels. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012 relatif aux conditions de délivrance du permis de conduire.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502431
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 à 2022. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, imposée par les articles R. 190-1 et R. 196-2 du Livre des procédures fiscales, a été présentée hors délai. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502862
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui s'opposait à une contrainte de France Travail pour recouvrement d'un indu d'allocation. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. Il en résulte une fin de l'instance sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503364
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux. Le litige portait sur le refus du président du conseil départemental du Nord d'accorder la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour valider ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : DESOUTTER-TARTIER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504971
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de la société Métropole Biomass Energy, qui contestait sa cotisation foncière des entreprises pour 2019. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car la réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, prévue par les articles R. 190-1 et R. 196-2 du livre des procédures fiscales, avait été déposée hors délai. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête irrecevable sans instruction complète.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508773
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la demande d'annulation concernant le refus de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) pour incompétence, cette matière relevant du contentieux de la sécurité sociale et donc du tribunal judiciaire (pôle social du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer). En revanche, le tribunal s'est déclaré compétent pour examiner la demande d'annulation du refus de la mention « stationnement » de la carte mobilité inclusion, qui relève de sa juridiction. La décision s'appuie sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale pour la compétence judiciaire, et sur l'article L. 241-3 du même code pour la compétence administrative concernant la carte.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601949
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A... contestant un avis de contravention pour excès de vitesse. La juridiction estime que ce litige relève manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire, conformément aux articles du code de la route et du code de procédure pénale. Le tribunal met également en garde le requérant, dont les recours répétés et infondés sont qualifiés d'abusifs, contre le risque d'une amende en application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502925
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de Mme B... contre le refus de remise de dette d'APL. La juridiction relève que la CAF du Puy-de-Dôme a régularisé la situation de la requérante après l'introduction de son recours, rendant celui-ci sans objet. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600200
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A... d’une demande en décharge de la taxe sur les logements vacants pour l’année 2025. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé le dégrèvement sollicité. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin de décharge. Il a rejeté les demandes accessoires de jonction et de sursis à statuer, considérées comme des mesures d’administration judiciaire.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601393
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante indienne, qui demandait principalement la délivrance d’un titre de séjour et subsidiairement d’un récépissé. Le juge a estimé que la demande principale excédait les pouvoirs du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires. Il a également jugé que la condition d’urgence particulière n’était pas remplie, le risque de licenciement invoqué étant insuffisant pour justifier une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par cet article. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : KOLA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601272
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant la décharge partielle de son impôt sur le revenu 2022. Le requérant avait saisi le tribunal plus de deux mois après avoir eu connaissance du rejet de sa réclamation préalable par l'administration fiscale, en méconnaissance du délai de recours contentieux prévu à l'article R.199-1 du livre des procédures fiscales. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R.222-1 du code de justice administrative, confirme que la requête était tardive.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600050
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête des consorts D... qui demandait la communication de pièces du dossier médical de leur parent décédé, détenu par le centre hospitalier de la Polynésie française. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de refus de l’hôpital et que l’urgence n’était pas établie, aucune nécessité de sauvegarde des droits ou de prévention d’un péril imminent n’étant démontrée. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais irrépétibles ont également été rejetées.
Avocat : NORMAND & ASSOCIES
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501028
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait l'exécution de la décision de la commission de médiation DALO la reconnaissant prioritaire pour un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen ni justificatif, et la requérante n'a pas régularisé sa demande dans le délai imparti, malgré une invitation du greffe. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 772-6 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600703
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais a considéré que le requérant n'apportait pas la preuve de sa nationalité française, ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale garantie par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet de Mayotte ayant agi dans le cadre du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : EKEU
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600712
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... D... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge a considéré que la condition d'urgence était satisfaite, mais a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu des condamnations pénales du requérant et de l'absence de preuve suffisante de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension.
Avocat : BAYON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602412
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 16 juillet 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que faire droit à la demande du requérant reviendrait à faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413127
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SAS Les Palmiers d’un recours en plein contentieux visant à contester un arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte-d’Azur fixant un coefficient modulant les tarifs nationaux des honoraires médicaux pour la clinique Chanteclerc. Par un mémoire enregistré le 11 février 2026, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 26 février 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué au litige, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES