Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204389
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral du 17 juin 2022 ordonnant la saisie définitive des armes du requérant. Le juge a estimé que le préfet de l'Isère avait commis une erreur d'appréciation en se fondant principalement sur des procédures pénales classées sans suite pour justifier du danger grave requis par les articles L. 312-7 et L. 312-9 du code de la sécurité intérieure. La juridiction a en conséquence ordonné la restitution des armes initialement saisies.
Avocat : LADOUX
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205010
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour un immeuble de logements et un commerce à Evian-les-Bains. Le juge a estimé que le maire avait commis une erreur de droit en appliquant l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, car le site d'implantation du projet, situé dans une zone urbaine dense sans protection patrimoniale spécifique, ne présentait pas une qualité paysagère ou architecturale justifiant un refus au titre de la protection du caractère des lieux. La décision implicite de rejet du recours gracieux est également annulée.
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406576
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral contesté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les dispositions légales invoquées, notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la CEDH et l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour sollicité.
Avocat : MALIK
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511461
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une agente publique. Le juge a estimé que la mesure, sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer des préjudices liés à un accident et une maladie professionnelle, était prématurée. Cette décision est motivée par le fait que l'agent est toujours en arrêt de travail pour inaptitude temporaire, rendant impossible une évaluation définitive des préjudices, ce qui lui ôte le caractère d'utilité requis par la loi.
Avocat : RENOUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513720
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer une ressortissante algérienne pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a retenu l'urgence au regard du risque de suspension de son contrat de travail et de sa situation de mère isolée de deux enfants mineurs, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à lui verser 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour ses frais.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600205
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal estime que la décision, prise après le rejet d'une demande d'asile, est régulière, notamment car elle est suffisamment motivée et ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il accorde cependant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : CORTÉS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600625
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur son renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation. Le juge a estimé que l'injonction de statuer, qui aurait un caractère définitif, ne relevait pas de sa compétence en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, réservée aux mesures conservatoires ou provisoires. Il a également constaté que la requérante disposait déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valide, rendant sa demande sans objet.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600629
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de convoquer la requérante pour la prise d'empreintes dans le cadre de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction indique que la requérante doit, pour contester ce rejet implicite, utiliser la voie du référé-suspension prévue à l'article L. 521-1 du même code, accompagnée d'un recours en annulation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206076
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté municipal n'ayant pas fait opposition à l'installation d'un relais de téléphonie mobile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal examine la recevabilité de l'intervention volontaire de Bouygues Télécom, qu'il estime justifiée par un intérêt suffisant lié au déploiement de son réseau et à un mandat contractuel avec le promoteur. **Textes appliqués** : L'article R. 632-1 du code de justice administrative (conditions de l'intervention volontaire).
Avocat : HAMRI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206631
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SCCV Villas Mimosas visant à annuler le refus de permis de construire pour sept maisons. Le juge a estimé que le motif tiré de la méconnaissance de l'article UC6 du plan local d'urbanisme (PLU), concernant l'impact paysager du projet, était légal et suffisant à lui seul à justifier le refus. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 600-4-1.
Avocat : PERSIGNY CONSEIL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207668
Sujet principal : Recours en annulation contre la décision du maire de ne pas s'opposer à l'implantation d'un relais de radiotéléphonie. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de 1ère Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de M. A... et annule l'arrêté du maire uniquement pour vice de procédure (incomplétude du dossier de déclaration préalable concernant la mention d'une parcelle cadastrale). Les autres moyens soulevés par le requérant (incompétence, autres vices de procédure, méconnaissance du code de l'urbanisme et du PLU) sont écartés. Textes appliqués : Code des postes et des communications électroniques (articles L. 34-9-1 et R. 20-29), Code de l'urbanisme (notamment articles R. 423-10, R. 423-53, R. 111-26, R. 111-27, R. 431-36 et dispositions du PLU local), et Code de justice administrative (articles L. 761-1 et R. 632-1).
Avocat : HAMRI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605312
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une demande de référé-suspension et d'injonction contre le refus de visas "talent" pour une famille. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur le fond, car l'administration avait délivré les visas après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Il a néanmoins condamné l'État à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : DE LESPINAY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605422
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d'injonction. En effet, la demande de visa ayant été accordée par l'administration après l'introduction du recours, celle-ci est devenue sans objet. Le juge condamne néanmoins l'État à verser 550 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DESGREE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410131
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le retrait d'une prime « MaPrimeRénov ». La juridiction constate que l'Agence nationale de l'habitat (Anah) a, postérieurement à l'introduction du recours, octroyé une nouvelle prime au requérant. Considérant que le litige est ainsi devenu sans objet, le tribunal décide qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410685
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire français prise à l’encontre d’un ressortissant tunisien. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de l’ancienneté et de la stabilité de ses liens familiaux en France (mariage et deux enfants). La décision est fondée sur une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : SCP COUDERC ZOUINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411385
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la Société foncière du Torey visant à annuler une délibération de préemption urbaine. La juridiction a jugé que la communauté d'agglomération avait suffisamment justifié de l'existence d'un projet d'intérêt général, en l'occurrence le développement économique et la régénération foncière, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Elle a également estimé que les autres moyens, notamment ceux relatifs au délai de préemption et à la régularité de la procédure, n'étaient pas fondés.
Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411639
**Sujet principal** : La requérante, ancienne juriste contractuelle auprès du consulat général d'Algérie à Lyon, conteste l'imposition en France de ses salaires perçus de source algérienne pour les années 2020 à 2022 et demande la décharge des droits et pénalités. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande. Il juge que les salaires de la requérante, perçus en France où elle avait son domicile fiscal, sont imposables en droit interne français. Il estime également que la Convention fiscale franco-algérienne du 17 octobre 1999 ne fait pas obstacle à cette imposition, car la requérante n'était pas un agent diplomatique ou consulaire au sens de l'article 19, et que l'article 24 (méthode de l'imputation) s'applique pour éviter la double imposition. **Textes appliqués** : Articles 4 A, 4 B, 12 et 79 du Code général des impôts (droit interne) ; et les articles 4, 19 et 24 de la Convention fiscale franco-algérienne du 17 octobre 1999 (droit conventionnel).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411714
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Boulangerie de Sainte-Foy-Lès-Lyon, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les exercices 2020 et 2021. La juridiction a jugé que l'entreprise, soumise à une obligation déclarative, ne pouvait se prévaloir d'une erreur de bonne foi ni d'un manque d'information de l'administration pour justifier son omission de demander la restitution de crédits d'impôt (crédit d'impôt apprentissage et CICE). Les textes appliqués sont principalement le code général des impôts et le livre des procédures fiscales. La demande de dommages-intérêts a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411878
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... qui contestait un redressement fiscal et demandait une indemnité. La juridiction estime que la procédure de contrôle fiscal engagée contre la société LGBT H20, bien que dissoute, était régulière car la personnalité morale de la société subsiste durant la liquidation jusqu'à sa clôture légale. Elle applique les articles 1844-7 et 1844-8 du code civil ainsi que les dispositions du décret du 3 juillet 1978, et rejette également la demande indemnitaire.
Avocat : KUPELIAN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412052
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de son recours contre le retrait de sa prime MaPrimeRénov'. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance du délai de traitement prévu à l'article L. 231-2 du code de l'énergie, estimant que ce texte ne s'appliquait pas au dispositif de la prime. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation ainsi que sur la réglementation spécifique à MaPrimeRénov'.