Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507101

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par M. B... visant à évaluer ses préjudices suite à une chute sur un trottoir de la commune de Perpignan. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d’utilité, faute pour le requérant d’établir un lien manifeste de causalité entre le préjudice et une éventuelle faute de la commune, les attestations produites étant insuffisantes. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’expertise à son utilité dans la perspective d’un litige principal. Les conclusions provisionnelles de M. B... et les demandes de frais de la commune ont également été rejetées.

Avocat : ALAUZET EDITH

24 février 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305461

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête des consorts B..., qui demandaient réparation du préjudice moral et d’angoisse de mort imminente suite au décès de leur frère, M. E... B..., survenu dans l’incendie de sa cellule à la maison d’arrêt d’Aiton. La juridiction a estimé qu’aucune faute de l’administration pénitentiaire n’était établie, celle-ci ayant pris des mesures de surveillance renforcée compte tenu des troubles psychiatriques du détenu, sans que des signes précurseurs d’un passage à l’acte suicidaire n’aient été détectés. Les juges ont notamment relevé l’absence de négligence dans le placement en cellule individuelle pour motif sanitaire (cas contact COVID) et dans le respect des obligations de surveillance prévues aux articles D. 223-9 et D. 223-10 du code pénitentiaire. En conséquence, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée.

Avocat : SCP COTTET-BRETONNIER, NAVARRETE

24 février 2026• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513769

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. B... visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son certificat de résidence algérien. La préfète de la Haute-Savoie ayant convoqué l’intéressé à un rendez-vous le 2 février 2026, les conclusions à fin d’injonction sont devenues sans objet. Le tribunal a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BRACCINI

24 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316670

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., agent pénitentiaire, qui contestait un titre de perception de 121 458 euros émis pour le recouvrement d’un indu de pension de retraite versée entre 2012 et 2022. Le tribunal a jugé que le titre de perception était régulier, car il mentionnait les bases de la liquidation et faisait référence au certificat d’annulation de la pension, conformément à l’article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. Il a également écarté les moyens tirés de l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 et de l’article L. 93 du code des pensions civiles et militaires de retraite, sans les détailler dans l’extrait fourni. La solution retenue est le rejet des conclusions d’annulation et de décharge, ainsi que des frais de justice.

Avocat : MARCAGGI-MATTEI

24 février 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603615

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Pornic en désignant un expert. Cette décision, prise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état de plusieurs propriétés présentant un risque pour la sécurité publique suite à un effondrement de falaise. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, est d'examiner les bâtiments, d'évaluer les dangers et de proposer les mesures nécessaires pour y mettre fin.

24 février 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600289

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 8 décembre 2025 par lequel le maire de Châtillon-le-Duc s’est opposé à la déclaration préalable de M. B... pour la réhabilitation d’une maison et la création d’un logement. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et l’erreur de droit, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence, pourtant présumée en matière d’opposition à déclaration préalable (art. L. 600-3-1 du code de l’urbanisme), n’a pas été examinée en raison de l’absence de moyen sérieux. En conséquence, M. B... a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

24 février 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600312

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur la demande de M. A..., inspecteur des finances publiques, a examiné la légalité de son affectation à la disposition d’un directeur local et de la décision de suspendre sa rémunération pour absence de service fait. Le requérant invoquait une méconnaissance de son droit à réintégration sur un poste vacant, en application de l'article 49 du décret n°85-986 du 16 septembre 1985 et de l'article L. 514-8 du code général de la fonction publique. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.

24 février 2026
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102965

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande d'Allianz Iard, agissant en tant qu'assureur subrogé, visant à engager la responsabilité du département du Puy-de-Dôme (assuré par la SMACL) pour un incendie causé par un mineur. La juridiction a jugé que la requête était irrecevable, principalement en raison de la prescription de l'action en responsabilité. Les textes appliqués sont l'article L. 114-1 du code des assurances et l'article R. 411-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP MEUNIER & DAMON

24 février 2026• Chambre 3
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601072

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'établissement public foncier de l'Ain. Le juge a ordonné une expertise préventive afin de constater l'état des immeubles voisins avant des travaux de démolition, estimant cette mesure utile. Cette décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge des référés de prescrire de telles mesures d'instruction.

Avocat : SELARL BG AVOCATS

24 février 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600987

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une agente publique territoriale. Le juge a estimé que la mesure sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative ne présentait pas le caractère d'utilité requis, notamment au regard de l'instruction en cours par l'employeur et de l'absence de précisions sur la mission de l'expert. La juridiction a également considéré que le juge saisi du recours au fond pourrait, le cas échéant, ordonner une mesure d'instruction appropriée.

24 février 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306803

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'une agente territoriale visant à obtenir le remboursement de frais médicaux et de transport liés à un accident imputable au service. La juridiction a constaté que l'établissement public territorial Grand Paris Grand Est avait déjà remboursé la quasi-totalité des frais justifiés, et que la requérante n'apportait pas la preuve des dépenses restantes ou de leur lien direct avec l'accident. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 (codifié à l'article L. 822-24 du code général de la fonction publique) concernant la prise en charge des frais par l'administration.

Avocat : LAUMIN

24 février 2026• 4ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308230

Sujet principal : Demande d'indemnisation et d'injonction contre une commune suite à l'échec d'une procédure de rupture conventionnelle d'un fonctionnaire territorial. Juridiction : Tribunal Administratif de Montreuil. Solution retenue : Le tribunal rejette les conclusions indemnitaires de l'agent. Il estime que le courrier du 8 juin 2022, évoquant un avis favorable, ne constitue pas une décision créatrice de droits susceptible d'un retrait illégal, mais une simple étape dans une procédure nécessitant un accord final formalisé par une convention signée (articles 72 de la loi du 6 août 2019 et 1er du décret du 31 décembre 2019). La demande d'injonction de versement de l'allocation de retour à l'emploi est jugée irrecevable, relevant du juge judiciaire. Textes appliqués : Code des relations entre le public et l'administration (article L. 242-1), loi n° 2019-828 du 6 août 2019 (article 72), décret n° 2019-1593 du 31 décembre 2019, et code de justice administrative (article L. 761-1 pour la demande de somme).

Avocat : WORMSTALL

24 février 2026• 4ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305451

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête d'un agent contractuel puis titularisé de la commune d'Aubervilliers, qui demandait l'indemnisation de ses congés cumulés sur son compte épargne-temps (CET) et de ses congés annuels non pris acquis lors d'un congé de longue maladie. Le tribunal a jugé que le refus de la commune était légal, notamment au regard des dispositions du code général de la fonction publique et de la délibération municipale applicable, et a rejeté la demande d'indemnisation pour préjudice. La demande de condamnation de la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été écartée.

Avocat : HOWARD

24 février 2026• 4ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2519761

**Sujet principal** : Demande en référé d'expertise médicale et de provision dans le cadre d'une suspicion de faute médicale lors d'une appendicectomie. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés ordonne une expertise médicale pour éclairer les conditions de la prise en charge, estimant la mesure utile en vue d'un éventuel recours au fond. En revanche, il rejette la demande de provision de 8 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'ordonnance se fonde principalement sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour ordonner l'expertise, considérant son utilité pour un futur litige. Les codes de la santé publique et de justice administrative sont visés.

Avocat : PARASTATIS

24 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507134

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 3 636,92 euros présentée par M. Gallo Del Popolo, secrétaire administratif à la maison d’arrêt de Sarreguemines. Le requérant contestait des retenues sur ses traitements des mois de mai à août 2025, effectuées sans motif légal selon lui par le garde des sceaux, ministre de la justice. Le juge a estimé que la créance n’était pas sérieusement contestable, car le requérant n’a pas fourni de précisions suffisantes et qu’il résultait de ses fiches de paye qu’il avait perçu un plein traitement en lieu et place d’un demi-traitement sur une période antérieure. La requête a donc été rejetée.

24 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602369

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Métropole de Lyon en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à évaluer les dangers liés à l'effondrement d'un mur d'un immeuble à Bron et à proposer des mesures de sécurité urgentes. La mission de l'expert, régie par le code de justice administrative, consiste à constater l'état des lieux, vérifier l'existence d'un danger imminent et recommander les travaux nécessaires.

24 février 2026
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501661

Cette décision du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, concerne une demande de provision complémentaire dans le cadre d'une action en responsabilité médicale. Le tribunal, se fondant sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a estimé que l'obligation d'indemnisation du centre hospitalier universitaire de Reims n'était pas sérieusement contestable, compte tenu des manquements établis par la commission de conciliation et d'indemnisation. Il a donc accordé une provision aux requérants, parents d'un enfant victime d'un préjudice lié à sa naissance, en réduisant toutefois le montant demandé au titre de l'assistance par tierce personne, considérant que l'évaluation de ce poste était encore incertaine.

Avocat : NORMAND & ASSOCIES

24 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404664

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de sa bonne foi ni ne démontrait une situation de précarité justifiant la remise. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles régissant la récupération et la remise des indus de RSA.

24 février 2026• juge unique (2)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404820

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la suspension de son revenu de solidarité active (RSA) pour décembre 2023. Le juge a considéré que l'absence de la requérante au rendez-vous obligatoire du 8 décembre 2023 pour établir son contrat d'engagement justifiait la suspension, malgré ses arguments liés à son état de santé. La décision s'appuie sur les articles L. 262-28 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui imposent aux bénéficiaires du RSA des obligations de recherche d'emploi et de suivi des démarches d'insertion.

24 février 2026• juge unique (2)
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300078

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de la SAEM Assemblia visant à obtenir le paiement d'un préjudice financier suite à la résiliation d'un marché public de travaux. La juridiction a jugé que la procédure de résiliation, notifiée par simple courrier électronique, était irrégulière car elle ne respectait pas les formes de notification prévues par le cahier des clauses administratives générales (CCAG) des marchés publics de travaux. En conséquence, la résiliation ne pouvait être considérée comme une faute de l'entreprise titulaire, la SARL société économique de la Marche et des Combrailles, justifiant une condamnation.

Avocat : TERRIOU RADIGON FURLANINI

24 février 2026• Chambre 3