965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 180
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction. Le juge a ordonné, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'astreindre le préfet des Bouches-du-Rhône à 100 euros par jour de retard pour non-exécution d'une ordonnance lui enjoignant de délivrer un titre de séjour. La solution retenue consiste à assortir l'injonction initiale de cette astreinte afin de contraindre l'administration à se conformer à la décision de justice dans un délai de vingt-quatre heures.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner les mesures sollicitées sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : GILLET
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant de sa demande d'annulation d'un arrêté municipal d'opposition à des travaux. En conséquence, l'affaire est éteinte sans examen au fond. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le juge à constater un tel désistement.
Avocat : HOURMANT
Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet. La juridiction rejette la demande de prise en charge des frais de l'instance par l'État au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer sur les suites de la procédure après désistement.
Avocat : LEVET
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet du Calvados. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonction.
Avocat : MITATA
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction concernant un regroupement familial, car le préfet a accordé le bénéfice demandé après l'introduction du recours. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative pour motiver sa décision de non-lieu et statuer sur les frais de l'instance. Elle condamne l'État à verser au requérant la somme de 400 euros au titre des frais exposés.
Avocat : CAVELIER
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui sollicitait une injonction pour garantir son accès à une défense effective. Le juge a estimé que la demande, concernant la désignation d'un avocat au titre de l'aide juridictionnelle, relevait de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, constatant l'incompétence du tribunal pour connaître de cette demande.
Avocat : TOUCAS
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'éloignement (OQTF) et d'interdiction de circulation pris à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'autorité préfectorale avait légalement caractérisé l'existence d'une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, justifiant l'éloignement d'un citoyen de l'Union. La décision s'appuie principalement sur les dispositions des articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DJERMOUNE YASSINE
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal ordonnant la démolition d'un ensemble immobilier. La juridiction estime que la requête est irrecevable, les sociétés requérantes n'étant pas destinataires de l'arrêté attaqué et ne justifiant pas d'un intérêt à agir pour en demander la suspension. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une exclusion définitive d'un élève. Le sujet principal est l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître d'une sanction disciplinaire prononcée par un établissement privé sous contrat. La solution retenue est le rejet de la requête, car l'acte du conseil de discipline, relevant de la libre organisation de l'établissement privé (article L. 442-5 du code de l'éducation), ne constitue pas l'exercice d'une prérogative de puissance publique.
Avocat : SELARL AJURISS
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la demande étant devenue sans objet suite à la délivrance de l'attestation par le préfet avant le jugement. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures d'urgence).
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi par un requérant demandant l'enregistrement et l'instruction urgente de sa demande de changement de statut, ainsi que la délivrance d'un récépissé autorisant le travail. Le juge a constaté que le préfet avait délivré le récépissé sollicité avant l'ordonnance, rendant la demande sans objet. En application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, il a donc prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le requérant, un ressortissant portugais, contestait la décision du préfet des Alpes-Maritimes en invoquant notamment une méconnaissance de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une erreur dans l'appréciation de la menace pour l'ordre public. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que l'autorité administrative n'avait pas procédé à l'examen préalable, réel et sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, tel que requis par l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant le refus d'échange de son permis de conduire portugais. La juridiction constate que rien ne s'oppose à ce désistement, qu'elle enregistre en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close.
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident (tentative de suicide) d'une fonctionnaire territoriale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la requérante ne démontre pas le caractère d'urgence requis, car elle n'établit pas la précarité financière alléguée et sa prochaine convocation à une expertise médicale ne justifie pas à elle seule l'urgence. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions pour la suspension : urgence et doute sérieux sur la légalité) et l'article L. 522-3 du même code (permettant un rejet par ordonnance motivée lorsque la demande ne présente pas de caractère d'urgence ou est manifestement mal fondée).
Avocat : MARINO-PHILIPPE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer les causes des dysfonctionnements (déséquilibre hydraulique, contamination à la légionelle) apparus après la rénovation des réseaux de plomberie d'un complexe sportif communal. L'expertise a pour objet d'éclaircir les responsabilités respectives de la maîtrise d'œuvre (société TEB) et de l'entreprise de travaux (Sarl Hauterives Chauffage) dans ces désordres.
Avocat : SELARL DBS AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l'OFII mettant fin à l'hébergement d'un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'OFII n'avait pas suffisamment motivé sa décision en ne détaillant pas précisément les faits reprochés et leur gravité, et qu'il n'avait pas respecté les procédures prévues par les articles L. 552-5, L. 552-14 et R. 552-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant a également été admis provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : TREBESSES
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la requête de la représentante légale d'une collégienne demandant l'injonction au recteur de remplacer un professeur de mathématiques absent. Le juge a estimé que l'absence cumulée de 21 heures depuis février 2026, partiellement compensée par des remplacements, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une telle mesure. La demande de dommages-intérêts a également été rejetée.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à ordonner le remplacement d’un professeur de mathématiques absent. Le juge estime que l’absence cumulée de 25 heures, partiellement compensée, ne démontre pas une urgence caractérisée par un préjudice grave et immédiat pour la scolarité de l’élève, au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête, jugée stéréotypée et insuffisamment circonstanciée, ne justifie pas une mesure conservatoire ou provisoire.
Avocat : PITCHER AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du maire de Louchats refusant un permis de construire. Le tribunal a jugé que le motif du refus, fondé sur le dépassement du seuil de 150 m² de surface de plancher nécessitant un architecte, était erroné dans son calcul. La décision s'appuie sur les articles L. 431-1, L. 431-3 et R* 431-2 du code de l'urbanisme.