965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 467
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrer un certificat de résidence algérien et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à une ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé ces décisions préfectorales, considérant qu'elles méconnaissaient les stipulations de l'article 6 alinéa 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment au regard de l'ancienneté du séjour et des attaches familiales de la requérante en France. Il a également enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai déterminé.
Avocat : DROBNIAK
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'un agent de La Poste contestant une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de 24 mois pour détournement d'une carte carburant professionnelle et usage personnel non autorisé d'un véhicule postal. Le tribunal a jugé que l'auteur de la décision était compétent et que les faits, établis, justifiaient une sanction du troisième groupe, proportionnée à leur gravité. Les demandes indemnitaires ont été rejetées, le préjudice moral n'étant pas caractérisé.
Avocat : CABINET BADJI & DISSARD
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'admission en master. La juridiction a constaté le désistement pur et simple de la requérante, intervenu avant le jugement. En conséquence, elle a simplement donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : DANDAN
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui sollicitait une injonction pour mettre fin à sa situation de précarité et obtenir un départ à la retraite. Le juge constate que la demande, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est assortie d'aucune décision administrative déterminée dont la suspension serait demandée. La requête est donc jugée irrecevable et rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une demandeuse d'asile déboutée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté. Il estime que le retrait de l'attestation de demande d'asile et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) sont légaux, notamment car la requérante, entrée en France moins d'un an auparavant, n'apporte pas la preuve de liens familiaux ou d'une intégration suffisants pour invoquer l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. **Textes appliqués** : L'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'éloignement après un rejet de demande d'asile.
Avocat : HEBRARD
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de renouvellement d'un titre de séjour et de rejet d'une carte de résident. Le juge a estimé que le requérant, parent d'un enfant français, ne justifiait pas d'une situation d'urgence suffisante pour ordonner la suspension, malgré l'allégation d'un délai de traitement anormalement long. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la requérante. Le juge a retenu une erreur de droit, considérant que la base légale invoquée par l'OFII (article L. 551-16 du CESEDA) était inapplicable et que la substitution demandée à l'article L. 551-15 (3°) du même code ne l'était pas non plus, la demande s'analysant comme une première demande d'asile. L'OFII est enjoint de réexaminer la situation de la requérante dans un délai d'un mois.
Avocat : BERRY
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La juridiction estime que le retard de plus de trois ans dans le dépôt de sa demande d'asile, sans motif légitime caractérisé, justifie légalement ce refus au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle écarte également les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'absence d'entretien ou d'information, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation concernant sa vulnérabilité.
Avocat : HEBRARD
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale attaquée. La requête est rejetée en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, entraînant le rejet des demandes accessoires (injonction, aide juridictionnelle provisoire).
Avocat : GORET
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision d'évacuation forcée et d'un arrêté de mise en sécurité. Le juge estime que la condition d'urgence spécifique au référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) n'est pas caractérisée, malgré la situation personnelle de la requérante, car l'atteinte alléguée à ses libertés fondamentales ne justifie pas une intervention dans le délai de 48 heures. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation, notamment les articles relatifs aux pouvoirs de police du maire en matière de péril.
Avocat : SCORDO CLÉMENT
La SCI Le France conteste devant le **Tribunal Administratif de Paris** l'assiette de la taxe sur les bureaux et la taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement pour les années 2019 et 2020. Le tribunal **rejette ses demandes**, considérant que la requérante n'a pas apporté la preuve que les locaux loués à We Work relevaient de la catégorie "commerce" et que ses justificatifs pour réduire les surfaces taxables de stationnement sont insuffisants. La décision s'appuie sur les dispositions du **code général des impôts** relatives à la détermination des surfaces imposables.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant cap-verdien. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 10 décembre 2025, considérant que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) étaient entachés d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 233-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive européenne 2004/38/CE, pour constater que l'administration n'a pas démontré que l'intéressé ne remplissait plus les conditions de séjour ou représentait une menace pour l'ordre public.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF), d'interdiction de retour et d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a notamment considéré que les attaches familiales et personnelles alléguées par le requérant en France n'étaient pas établies de manière à justifier une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Sujet principal : Demande de décharge de taxe d’habitation secondaire pour 2021 et 2022. Juridiction : Tribunal administratif de Nice (ordonnance du président). Solution retenue : Rejet de la requête comme irrecevable pour tardiveté. Textes appliqués : Article R.196-2 du livre des procédures fiscales (délai de réclamation) et article R.222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables). La réclamation, intervenue en avril 2024, était postérieure aux échéances du 31 décembre 2022 et 2023.
Le Tribunal administratif de Nice constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. et Mme A..., qui demandaient la décharge de leur taxe d’habitation sur résidence secondaire. Cette ordonnance est rendue car l'administration fiscale a, postérieurement au recours, accordé le dégrèvement total sollicité. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.
Sujet principal : Contestation d'une facture de cantine scolaire et demande d'application d'une participation à 1 euro. Juridiction : Tribunal administratif de Nice (formation de jugement). Solution retenue : La requête est rejetée pour irrecevabilité manifeste, car elle n'est pas dirigée contre une décision administrative susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Textes appliqués : Article R. 222-1, 4° du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'une ressortissante américaine visant à obtenir une attestation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement étant née du silence de la préfecture depuis le 7 décembre 2025. La requête est rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, l'intéressée disposant d'une autre voie de recours pour contester cette décision implicite.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B... contestant le refus de France Travail de lui verser une aide à la garde d'enfants. Cette décision fait suite à une ordonnance antérieure ayant déjà constaté l'extinction du litige, le requérant s'étant désisté après une médiation. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet de la requête.
Le Tribunal Administratif de La Réunion constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours contestant le rejet d'une demande de remise de dette par la CAF. Le sujet principal est devenu sans objet car la caisse a accordé la remise sollicitée après l'introduction de la requête. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... contestant le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion pour son fils. La juridiction a constaté que la requête était manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas joint à sa demande, malgré une mise en demeure, la décision administrative attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du même code, relatifs aux requêtes irrecevables.