Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500807
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'une demande d'exécution d'un jugement antérieur ayant annulé le rejet d'une demande de titre de séjour et enjoint à la préfecture un réexamen. La juridiction constate que l'administration a finalement pris un nouvel arrêté, refusant le séjour et ordonnant la quitter le territoire. Par conséquent, le tribunal estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction et rejette la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505256
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier en écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit soulevés par le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment concernant l'appréciation de la menace à l'ordre public par l'autorité administrative.
Avocat : GUIRASSY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601373
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante marocaine, estimant que le refus de l'administration malgré un dossier complet créait une situation d'urgence. Le juge a cependant refusé d'y adjoindre une autorisation de travail, car la demande ne relevait pas des cas prévus par l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a également condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais engagés.
Avocat : DIASPARRA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602207
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'agrément pour un établissement de formation nautique. Le juge estime que la demande ne présente pas le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il s'appuie sur les articles L. 231-4 et L. 231-5 du code des relations entre le public et l'administration, qui établissent que le silence de l'administration vaut ici rejet, cette procédure d'agrément n'étant pas concernée par le principe du "silence vaut acceptation".
Avocat : ADMINIS AVOCATS (S.E.L.A.S)
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602312
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d'injonction au maire d'Antibes d'interrompre des travaux. Le juge estime que le maire ne peut légalement prendre un tel arrêté interruptif lorsque les travaux sont exécutés conformément aux autorisations d'urbanisme en vigueur, même en cas de méconnaissance supposée du plan local d'urbanisme. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 480-1 et suivants du code de l'urbanisme.
Avocat : FIORENTINO
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509159
Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d'une demande d'exécution forcée d'un jugement antérieur ayant enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour spécifique. La juridiction constate que l'administration a finalement délivré le titre de séjour requis ("vie privée et familiale" avec autorisation de travail) avant l'audience. Par conséquent, elle estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction et rejette la demande d'allocation de frais. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 et R. 921-5 à R. 921-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure d'exécution des jugements.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400610
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de l'enseignante visant à annuler son arrêté d'affectation rétroactif et à obtenir le versement d'une indemnité de remplacement. Le juge a considéré que la rétroactivité de l'arrêté du 28 novembre 2023, prenant effet au 1er septembre 2023, était justifiée pour assurer la continuité du service public et régulariser la situation de l'agent. La demande d'indemnité de sujétions spéciales de remplacement a été écartée, l'enseignante n'étant pas dans une situation de remplacement au sens du décret n°89-825 du 9 novembre 1989.
Avocat : CATALAN
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400940
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un enseignant non-titulaire contestant la non-reconduction de son contrat à durée déterminée par le recteur de l'académie. Le tribunal a jugé que l'administration pouvait légalement refuser le renouvellement pour un motif tiré de l'intérêt du service, en l'occurrence des manquements pédagogiques persistants. Les moyens invoqués, fondés sur les articles L. 131-8 et L. 352-6 du code général de la fonction publique, ont été écartés comme inopérants à l'encontre de la légalité de la décision.
Avocat : INGELAERE BENJAMIN
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500913
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 ordonnant l'éloignement d'une ressortissante cubaine. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'erreur de droit, car l'intéressée, qui souhaitait demander l'asile, aurait dû se voir délivrer une attestation de demande d'asile et bénéficier d'un examen de sa situation au regard du droit d'asile. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment celles relatives à l'enregistrement des demandes d'asile.
Avocat : RODES
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501088
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale. Le juge a estimé que la requérante, mariée à un ressortissant français, satisfaisait aux conditions légales de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la réalité et la continuité de la communauté de vie. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 100 euros à l'intéressée au titre des frais exposés.
Avocat : NAVIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600287
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise présentée par une propriétaire concernant des désordres sur sa maison qu'elle imputait à des travaux de voirie communaux. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car les rapports d'experts déjà produits n'établissaient pas de lien de causalité manifeste entre les travaux et les désordres allégués. La demande de la commune d'une condamnation aux dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
Avocat : BONNET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505623
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en ordonnance, a examiné une demande d'exécution d'un jugement ayant annulé le refus d'un titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer la demande. La juridiction constate que l'exécution a été assurée par la délivrance d'autorisations provisoires de séjour, faisant perdre son objet à la requête. En conséquence, elle déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale et rejette la demande d'allocation sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400739
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un agent public contestant son affectation temporaire d'office. Le tribunal a jugé que cette mesure, entraînant une dégradation de sa situation professionnelle et fondée sur des griefs à son encontre, constituait une sanction déguisée. Par conséquent, elle devait être motivée en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui n'était pas le cas, entraînant son annulation pour vice de forme.
Avocat : GRONDIN JEAN PIERRE
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400918
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et la délivrance d'un titre "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant le renouvellement, notamment au regard des conditions spécifiques de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le requérant ne pouvait se prévaloir de sa durée de séjour à Mayotte pour obtenir un titre de séjour à La Réunion, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DJAFOUR
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401222
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un agent territorial contestant sa mutation d'office. Le tribunal a jugé que cette mutation, motivée par l'intérêt du service pour apaiser des tensions relationnelles, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique, notamment l'article L.531-2, et écarte les moyens tirés d'un vice de procédure et d'un harcèlement moral.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401250
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un agent contractuel contre la commune de Saint-Denis, qui demandait une indemnisation pour le non-renouvellement de son CDD. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir opposée par la commune, estimant que le recours était tardif, car formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la décision implicite de rejet de sa demande préalable. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours contentieux.
Avocat : AVOCATS ET CONSEILS REUNION
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601557
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de convoquer un ressortissant américain pour lui remettre son titre de séjour "visiteur" expiré et lui permettre de déposer une demande de renouvellement, assortissant cette injonction d'une astreinte. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, considérant que la carence de l'administration plaçait le requérant en situation irrégulière. La décision s'appuie sur les articles L.521-3 du code de justice administrative et R.431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : CABINET LEXIDY (SELARL)
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602301
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande des parents visant à enjoindre la rectrice de rétablir la scolarisation à temps plein de leur enfant en situation de handicap et à lui attribuer un accompagnant (AESH) à hauteur de 24 heures. Le juge a considéré que l'administration, confrontée à des difficultés de recrutement, avait mis en place un accompagnement de 8 heures hebdomadaires et que l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, condition du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), n'était pas établie. La décision s'appuie sur les principes du droit à l'éducation (article L. 111-1 du code de l'éducation) et de scolarisation des enfants en situation de handicap (article L. 112-1 du même code).
Avocat : PERSICO
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602333
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait une injonction de logement d'urgence. Le juge estime que la demande est irrecevable car, la requérante ayant été reconnue prioritaire par la commission de médiation, le contentieux relève du dispositif spécifique du droit au logement opposable (article L.441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation). Par conséquent, la procédure de référé-liberté (article L.521-2 du code de justice administrative) n'est pas applicable en l'espèce.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602355
Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge constate que la demande a été irrégulièrement présentée par voie postale, sans que ce mode de dépôt ne soit autorisé par le préfet des Alpes-Maritimes, en méconnaissance de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, le silence gardé par l'administration sur cette demande irrégulière ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir.
Avocat : DARMON