965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 867
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent, que la décision était suffisamment motivée et que le refus était légal, l'intéressée n'ayant pas justifié de la réalité et du sérieux de ses études supérieures comme l'exige l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris ceux invoquant les articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, ont également été écartés.
Avocat : MEAUDE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'un aide-soignant visant à suspendre sa révocation prononcée par le CHU de Bordeaux. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire n'est soulevé, notamment quant aux irrégularités de procédure ou au caractère disproportionné de la sanction. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative et des textes régissant la fonction publique hospitalière.
Avocat : MEILLON
**Sujet principal** : Recours contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile albanaise. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation d'urgence "Eloignement 72 heures"). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de refus de l'OFII. Il juge que l'OFII a méconnu son obligation d'examiner la vulnérabilité de la requérante, notamment au regard de sa situation médicale, avant de prononcer ce refus. **Textes appliqués** : L'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui subordonne un tel refus à la prise en compte de la vulnérabilité du demandeur, et l'article L. 522-1 du même code relatif à l'évaluation de cette vulnérabilité.
Avocat : LANNE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de séjour "travailleur saisonnier". Le juge a considéré que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à la compétence de l'auteur, la motivation ou le respect des articles L. 421-34 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En revanche, l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée au requérant.
Avocat : MARTIN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile en procédure de réexamen. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus était légal au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit cette exclusion pour les demandes de réexamen. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : DA ROS
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d'un patient pour une hernie hiatale, estimant cette mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La juridiction a rejeté les demandes de soumission d'un pré-rapport aux parties et de prise en charge immédiate des frais d'expertise, relevant qu'aucune disposition ne l'impose et que cette charge sera déterminée ultérieurement. Elle a également rejeté la demande d'allocation d'une provision au titre de l'article L. 761-1 du même code, considérant que les défendeurs ne pouvaient être regardés comme parties perdantes à ce stade.
Avocat : BOUYRIE MICHAËL
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, accompagné d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de compétence du signataire et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés, après avoir constaté l'existence d'une délégation de signature régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "LI'S Raviolis". Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas remplie, notamment en raison du délai de plus de deux mois et demi écoulé depuis la notification de l'arrêté avant la saisine. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond des moyens soulevés.
Avocat : TELES
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une délibération communale approuvant la révision d'un PLU, notamment pour la création d'une OAP et d'un zonage spécifique. Juridiction : Tribunal Administratif de Rennes (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que les moyens soulevés par les requérants, concernant les irrégularités de procédure et les atteintes aux principes d'urbanisme et d'environnement, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la délibération attaquée. Textes appliqués : Code de justice administrative (articles L. 521-1, L. 554-12, L. 761-1), Code de l'urbanisme, Code de l'environnement, Code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELARL ARES
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté une demande de référé-suspension visant à rétablir le permis de visite d'une compagne et de ses enfants auprès d'un détenu. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, compte tenu de l'intérêt public lié à l'ordre et à la sécurité en milieu carcéral, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité du retrait du permis n'était établi. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LA SELVE
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale de l'association Rennes School of Business. Cette demande de décharge de cotisation foncière des entreprises est devenue sans objet après que l'administration a procédé au dégrèvement intégral des droits en litige. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet. Il condamne néanmoins l'État à verser à l'association la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BONDIGUEL & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise concernant des désordres affectant une propriété à Pont-en-Royans, suite à un éboulement. Le juge a ordonné la mesure d'instruction, considérant son utilité pour éclairer un futur litige sur la responsabilité des travaux de purge réalisés, et a mis hors de cause plusieurs parties (dont une communauté de communes et un courtier) non concernées. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : LCA & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise vise à déterminer les causes des désordres affectant un mur de propriété bordant une route départementale et à évaluer les responsabilités potentielles, notamment celle du Département de l'Isère. La commune de Jardin a été mise hors de cause, et la demande d'allocation de frais de procès des requérants a été rejetée.
Avocat : CABINET URBAN CONSEIL
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse. La juridiction a considéré que l'expertise, sollicitée pour évaluer les préjudices liés à une maladie reconnue imputable au service, était prématurée et frustratoire, l'intéressée n'ayant formulé aucune demande indemnitaire préalable et n'apportant pas d'éléments probants sur l'existence de ses préjudices. La décision s'appuie sur les articles R. 621-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ALLALA
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... visant à enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de lui communiquer un rendez-vous et de statuer sur sa demande de carte de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, l'intéressé étant en possession d'une attestation de prolongation d'instruction valable. Il a également jugé que le juge des référés, statuant par des mesures provisoires, ne pouvait pas enjoindre à l'administration de statuer sur le fond d'une demande de titre de séjour dans un délai déterminé.
Avocat : BLANC
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête d'un étranger demandant l'injonction à la préfecture de lui fixer un rendez-vous pour la prise d'empreintes. La juridiction a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'intéressé avait effectivement été convoqué à un rendez-vous en préfecture, rendant sa demande sans objet. Le juge a appliqué les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, ayant un caractère définitif, ne pouvait être ordonnée dans le cadre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui ne permet que des mesures conservatoires ou provisoires. La condition d'urgence invoquée par la requérante, liée à la constitution d'un dossier de logement social, n'a donc pas été examinée au fond.
**Sujet principal** : Demande d'injonction (référé) pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction concernant une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge prononce un non-lieu à statuer, estimant que la requête est devenue sans objet. En effet, l'administration avait déjà délivré au requérant, avant l'enregistrement de sa requête, une attestation de décision favorable et l'informait de la fabrication de sa carte de séjour. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles en cas d'urgence).
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour pour un étranger malade. Le juge des référés estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant ayant sollicité le renouvellement hors délai et n'ayant fourni le contrat d'engagement républicain qu'après plusieurs relances. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 412-7, L. 412-8 et R. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction et d'astreinte pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales après l'émission d'une décision préfectorale favorable, le juge a uniquement condamné l'État à lui verser une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le procès.
Avocat : GHANASSIA