Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603174
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de l'arrêté de suspension conservatoire d'un adjoint d'animation. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation financière, personnelle ou professionnelle. La décision s'appuie également sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la suspension conservatoire.
Avocat : VANDUYNSLAEGER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603216
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... visant à enjoindre à France Travail Hauts-de-France de régulariser son dossier concernant l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et l'allocation de solidarité spécifique (ASS). La juridiction estime que la demande est en partie irrecevable, car l'organisme a déjà pris en compte le jugement du tribunal judiciaire accordant l'AAH, et en partie non fondée, le code du travail interdisant le cumul de l'AAH et de l'ASS. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et L. 5423-7 du code du travail.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601116
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SARL Loukum comme étant manifestement irrecevable. La société demandait au juge de réexaminer sa situation et de reconsidérer le rejet de sa demande d'indemnisation, sans toutefois attaquer une décision administrative spécifique ni solliciter l'annulation d'un acte ou la condamnation d'une personne publique au paiement d'une somme. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge administratif ne peut se substituer à l'administration et ne peut être saisi que par un recours contre une décision ou pour une demande indemnitaire.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601000
**Sujet principal** : Demande d'injonction de payer contre une commune pour le recouvrement d'une créance. **Juridiction** : Tribunal administratif de Clermont-Ferrand (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet pour incompétence manifeste) et articles 1405-1406 du code de procédure civile (procédure d'injonction de payer relevant du juge judiciaire). La société demandait au tribunal administratif d'ordonner à la commune le paiement d'une somme due. Le tribunal a jugé que la procédure d'injonction de payer, de nature civile et commerciale, relève exclusivement des juridictions judiciaires (tribunal judiciaire ou de commerce), et non de la compétence administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601010
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté une requête pour excès de pouvoir dirigée contre une décision de l'ANAH refusant une prime « MaPrimeRénov ». Le juge a constaté que la requête, qualifiée à tort de « recours gracieux », ne contenait aucun moyen juridique d'annulation et était donc manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui encadrent la saisine et les conditions de recevabilité du juge administratif.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601154
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête d'une mère célibataire demandant l'injonction à une caisse d'allocations familiales de réexaminer sa situation et de mettre fin à sa précarité. Le juge a estimé que la condition d'urgence légale n'était pas caractérisée, la requérante n'établissant pas l'actualité immédiate du risque d'expulsion qu'elle invoquait et ayant par ailleurs engagé une médiation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302162
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à contester une délibération municipale de la commune d'Ossages. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : SCPA COUDEVYLLE-LABAT-BERNAL
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501593
**Sujet principal** : Désistement d'une requête en annulation d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de regroupement familial. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à la procédure, sans examen du fond de l'affaire. **Textes appliqués** : L'ordonnance est rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la juridiction de donner acte des désistements.
Avocat : GOURGUES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503017
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation contre une caisse d'allocations familiales pour préjudice lié à une décision modifiant le droit à une allocation de logement social. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme **manifestement irrecevable** par ordonnance, car la requérante n'a pas justifié avoir préalablement adressé une demande indemnitaire à l'administration, condition obligatoire pour ce type de recours. **Textes appliqués** : Les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1, R. 612-1 et R. 421-1 (2ème alinéa) du code de justice administrative, qui imposent la production d'une demande préalable à l'administration sous peine d'irrecevabilité.
Avocat : FAGET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602044
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant l'expulsion de la requérante. Le juge a estimé que les circonstances alléguées, notamment la procédure judiciaire en cours et le caractère prématuré de l'expulsion, ne caractérisaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602069
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge a décliné sa compétence territoriale, car le requérant résidait à Oullins-Pierre-Bénite (Rhône) et non dans le ressort du tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence du tribunal du lieu de résidence.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501108
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, se déclare incompétent pour connaître du recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire et des autorisations ultérieures relatifs à un parc éolien. Il ordonne la transmission du dossier à la cour administrative d'appel de Bordeaux, considérant que cette juridiction est compétente en premier et dernier ressort pour ce type de litige en application de l'article R. 311-5 du code de justice administrative. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond des moyens soulevés par l'association requérante.
Avocat : COTELLON
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600390
Sujet principal : Demande de renvoi d'une affaire pour cause de suspicion légitime d'impartialité du tribunal saisi. Juridiction : Tribunal administratif de la Guadeloupe (formation d'ordonnance). Solution retenue : Le président du tribunal transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État, estimant qu'il existe une raison objective de mettre en cause l'impartialité du tribunal en raison de la qualité de magistrat administratif détaché du requérant. Textes appliqués : Article R. 312-5 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502295
Sujet principal : Recours contre le classement sans suite d'une demande d'acquisition de la nationalité française à Mayotte. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable, le classement sans suite ne constituant pas une décision faisant grief. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (irrecevabilité manifeste) et article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 (classement sans suite pour dossier incomplet).
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601182
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'une ressortissante comorienne visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, notamment en raison de l'absence de preuves suffisantes d'un séjour continu, d'intégration ou de démarches de régularisation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601183
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la requête d'un ressortissant comorien visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve que l'arrêté préfectoral porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, condition exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. En conséquence, la demande est jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601184
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger demandant la suspension de son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que la requête était irrecevable, l'intéressé n'ayant pas apporté la preuve que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement.
Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2500011
Sujet principal : Désistement d'une requête en annulation d'un arrêté rectoral concernant le reclassement d'une infirmière de la fonction publique d'État. Juridiction : Tribunal administratif de Saint-Martin (statuant par ordonnance). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant ainsi fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de donner acte des désistements.
Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2600022
Le Tribunal administratif de Saint-Martin (Guadeloupe) a statué sur une requête en excès de pouvoir visant à annuler et suspendre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. La juridiction a déclaré son incompétence territoriale, estimant que le tribunal administratif de Melun était seul compétent pour connaître des décisions prises par le préfet de Seine-et-Marne. En conséquence, elle a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 312-1, R. 221-3 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604337
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu le rejet implicite du renouvellement du titre de séjour de M. B... et enjoint au préfet de réexaminer sa demande. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment quant au respect des articles L. 425-9 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BALLU