Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604409
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la demande de suspension en référé-liberté de la société MOM contre un arrêté préfectoral de fermeture administrative de son restaurant. Le juge estime que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est pas établie, car la requérante n'a pas démontré un risque imminent pour sa survie économique. Il relève également un vice de procédure, la requête n'étant pas justifiée comme étant introduite par le représentant légal de la société.
Avocat : CLEMENT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604414
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui demandait une injonction contre France Travail pour obtenir des logs informatiques relatifs à sa radiation. Le tribunal a jugé cette demande manifestement irrecevable, car il n'a pas le pouvoir général d'adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par la loi, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, considérant le caractère abusif de la requête au vu de la multiplication des procédures, le tribunal a condamné le requérant à une amende de 100 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604548
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un classement sans suite d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'est pas remplie. La requérante, ayant déposé sa demande de renouvellement après l'expiration de son titre, ne bénéficie pas de la présomption d'urgence applicable aux renouvellements, et elle n'apporte pas d'éléments précis justifiant d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1, R. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai pour le renouvellement).
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225767
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme H... visant à annuler l'arrêté du 18 juillet 2022 portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. La juridiction a jugé que la signature de l'arrêté par la cheffe de service était régulière, en application de l'article 1er du décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature. Elle a également estimé que les critères d'avancement, définis par l'article 15 du décret du 30 décembre 1992 et l'article L. 522-8 du code général de la fonction publique, n'avaient pas été méconnus et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée dans le choix des candidats.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2300459
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 18 juillet 2022 portant tableau d'avancement au grade de pharmacien général de santé publique, ainsi que les décisions de nomination individuelles qui en découlaient. La juridiction a retenu que le tableau avait été établi par ordre alphabétique, méconnaissant ainsi l'obligation légale de le dresser par ordre de mérite, conformément à l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et à l'article 13 du décret du 28 juillet 2010. Cette illégalité de l'arrêté fondateur a entraîné l'annulation des nominations qui en dépendaient.
Avocat : DIANI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301314
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., inspectrice conseillère, qui demandait réparation pour les préjudices liés à son retour de mise à disposition. La juridiction a jugé que le ministre de la culture n'avait commis aucune faute en ne la réaffectant pas à son ancien poste, celui-ci n'étant plus vacant, et qu'il n'avait pas excédé un délai raisonnable pour lui proposer une nouvelle affectation. La décision s'appuie principalement sur les articles 41 de la loi du 11 janvier 1984 et 6 du décret du 16 septembre 1985, relatifs aux règles de réaffectation après une mise à disposition.
Avocat : ICARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313273
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés ministériels relatifs au temps de travail d'une fonctionnaire de police. Le tribunal a annulé l'arrêté renouvelant l'autorisation de travail à temps partiel, car il méconnaissait le droit de la requérante à reprendre son activité à temps plein de plein droit au terme de la période précédente, en application des articles L. 823-1 et L. 612-8 du code général de la fonction publique. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation concernant l'arrêté organisant la reprise à temps plein à une date ultérieure, celle-ci étant conforme à une demande expresse de l'intéressée.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2316977
Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation d'un agent contractuel du Centre Pompidou suite à son licenciement illégal pour insuffisance professionnelle, annulé par la cour administrative d'appel. La juridiction a retenu la responsabilité de l'établissement pour faute concernant l'éviction illégale, mais a rejeté les griefs liés aux conditions de la réintégration, estimant que les délais n'étaient pas déraisonnables et que les autres préjudices allégués n'étaient pas établis. Le tribunal a ordonné une expertise pour évaluer le préjudice financier résultant de la perte de revenus, en tenant compte du partage de responsabilité et des fautes commises par l'agent, conformément à la jurisprudence administrative sur la réparation des évictions illégales.
Avocat : CABINET BAZIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325157
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023 portant tableau d'avancement au grade de pharmacien général de santé publique, ainsi que les nominations individuelles qui en découlaient. La juridiction a retenu que le tableau avait été établi par ordre alphabétique, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et de l'article 13 du décret du 28 juillet 2010, qui imposent un classement par ordre de mérite. Le tribunal a jugé inutile d'examiner les autres moyens soulevés par la requérante, pharmacien inspecteur en chef non inscrite au tableau.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326451
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté ministériel portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023, considérant que les agents inscrits ne remplissaient pas les conditions légales prévues par l'article 15 du décret n°92-1432 du 30 décembre 1992. La juridiction a estimé que le ministre avait méconnu ces dispositions en inscrivant des agents ne satisfaisant ni aux conditions d'ancienneté et de détachement, ni à la dérogation limitée à 20% des nominations pour "valeur professionnelle exceptionnelle".
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326833
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un tableau d'avancement et de nominations au grade de pharmacien général de santé publique pour vice de procédure. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (5e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté du 18 septembre 2023 portant tableau d'avancement ainsi que les décisions de nomination individuelles qui en découlent, car le tableau a été établi par ordre alphabétique au lieu de l'ordre de mérite requis. **Textes appliqués** : L'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et l'article 13 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010, qui imposent l'établissement du tableau d'avancement par ordre de mérite.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503421
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que l'arrêté préfectoral du 2 août 2024, qui motivait le refus par une menace à l'ordre public, était légal. La décision s'appuie sur les articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511244
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision de la maire de Paris lui réclamant un indu de RSA de 11 217 euros. Le tribunal a estimé que les motifs de l'administration étaient fondés, notamment le défaut de déclaration de l'ASPA et les séjours à l'étranger, et que les droits de la défense avaient été respectés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au recouvrement des indus de prestations sociales.
Avocat : MEZGHANI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512505
**Sujet principal** : Recours contre une décision de la CAF de Paris notifiant un indu de prime d'activité (PPA) et d'allocation personnalisée au logement (APL), et demandes subsidiaires de remise gracieuse ou d'étalement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation statuant en procédure écrite simplifiée). **Solution retenue** : * Concernant l'APL, le tribunal constate un **non-lieu à statuer** car la dette a été soldée par la CAF avant l'audience, rendant la demande sans objet. * Concernant la PPA, le tribunal **rejette la requête** au fond, considérant que la décision de récupération de l'indu est légale et bien fondée, notamment au regard des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation. **Textes appliqués** : Code de la sécurité sociale (pour la PPA), code de la construction et de l'habitation (pour l'APL), et code de justice administrative pour la procédure.
Avocat : CABINET EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515805
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus de remise de dette d'APL et à obtenir un échelonnement. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la requérante, malgré ses charges (loyer et prêt étudiant), ne démontrait pas une situation de précarité justifiant la remise, compte tenu de son revenu disponible mensuel net d'environ 2 694 €. La décision s'appuie sur les articles L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent une telle remise à la précarité de la situation du débiteur.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518325
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 21 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'avis médical et à la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ANGLIVIEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522391
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation d'un arrêté de reconduite à la frontière sans délai et d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la décision était suffisamment motivée, fondée sur le séjour irrégulier de l'intéressé (article L. 611-1 du CESEDA). Il a également estimé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), n'étaient pas établis en l'absence d'éléments concrets sur sa situation personnelle.
Avocat : DARROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522891
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au vice de procédure et à la méconnaissance du droit au maintien sur le territoire (articles L. 541-1 et L. 542-1 du CESEDA), n'étaient pas fondés. La juridiction a jugé que l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légal.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523061
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., une étudiante marocaine, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en considérant que son parcours académique, marqué par l'absence de validation de cinq années successives et un troisième changement d'orientation, ne caractérisait pas des études réelles et sérieuses au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également écarté les moyens tirés d'un vice d'incompétence, d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526190
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé que, à la date de la décision attaquée, l'intéressé ne justifiait plus du suivi d'un enseignement en France, condition essentielle prévue par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également estimé que le refus et l'obligation de quitter le territoire, fondés sur l'article L. 611-1 du même code, ne constituaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée au sens de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : GONZALEZ ASTURIAN