Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506916

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de certificat de résidence et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 14 mars 2025 était suffisamment motivé et procédait d'un examen particulier de la situation du requérant, au regard notamment des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation.

Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

1 avril 2026• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415947

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de l'association « Le corps du Christ » visant à annuler l'arrêté municipal de fermeture de son local. Le tribunal a jugé que le maire de Pantin était compétent pour ordonner cette fermeture immédiate, fondée sur la constatation de vingt-quatre non-conformités graves aux règles de sécurité incendie après une visite de contrôle. La décision s'appuie sur les articles L. 143-3 et R. 143-45 du code de la construction et de l'habitation, qui autorisent une telle mesure en cas d'infraction aux règles de sécurité des établissements recevant du public.

Avocat : CABINET ARLAUD AUCHER FAGBEMI

1 avril 2026• 8ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414662

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête en annulation d'un arrêté municipal de Sevran interdisant l'accès à un immeuble endommagé par un incendie. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 2212-2 et L. 2212-4 du code général des collectivités territoriales (pouvoirs de police générale du maire), était légal, nécessaire et proportionné pour prévenir un danger immédiat. Il a également déclaré irrecevable la société Alila, en liquidation judiciaire, et rejeté les conclusions indemnitaires de la société propriétaire.

Avocat : ARC PARIS AVOCATS

1 avril 2026• 8ème chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601672

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant dispose d'une autorisation provisoire de séjour lui permettant de maintenir ses droits, notamment celui de travailler. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : MARZOUGUI

1 avril 2026
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400273

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation d'une décision implicite de rejet et l'indemnisation de préjudices liés à une garde à vue. Le tribunal a jugé que la juridiction administrative n'était pas compétente pour connaître de ce litige, celui-ci se rattachant à une opération de police judiciaire relevant exclusivement de l'ordre judiciaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.

1 avril 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604120

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une première demande de titre de séjour déposée par un parent d'enfant réfugié. Le juge a estimé que le requérant, qui n'avait jamais détenu de titre de séjour auparavant, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré la durée anormale de traitement de sa demande. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le bien-fondé de la demande de titre de séjour.

Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE

1 avril 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604117

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la suspension du permis de conduire de M. B... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que le requérant n'a pas démontré un préjudice grave et immédiat dans sa situation professionnelle, et que les infractions commises (conduite après usage de stupéfiants, récidive) font prévaloir les exigences impératives de sécurité routière. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : LORGET

1 avril 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602446

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant roumain. Le juge a annulé la mesure, estimant que les faits reprochés (bris d'une vitre) ne caractérisaient pas une menace réelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 2° du CESEDA. La décision a également été annulée pour vice de procédure, l'intéressé n'ayant pas été entendu avant la prise de l'arrêté.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

1 avril 2026• Reconduites à la frontière
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603501

Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple d'une requérante concernant une protestation électorale. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est close.

1 avril 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600444

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait une mise en demeure de payer des impôts et prélèvements sociaux au titre de 2018. Le juge estime que les moyens soulevés, concernant la régularité de constatations douanières et l'assiette de l'impôt, sont inopérants dans le cadre de ce contentieux du recouvrement, ces questions ayant déjà été jugées définitives. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.

Avocat : SAS GARBARINI & ASSOCIES

1 avril 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416130

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. Il condamne l'Etat, partie perdante, à verser au requérant la somme de 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision implicite de refus de titre de séjour n'est donc plus contestée.

Avocat : BERREBI-WIZMAN

1 avril 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410998

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. B..., de sa demande d'annulation du refus implicite de titre de séjour et d'injonction au préfet. Cette décision fait suite à l'absence de réponse du requérant à une invitation à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond.

Avocat : GARAVEL

1 avril 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603844

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté une demande de référé-suspension visant une décision de non-opposition à une déclaration préalable pour la surélévation d'un garage. Les requérants invoquaient un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation (non-respect du PLUi, absence d'étude géotechnique) et une urgence présumée. Le juge a estimé que les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étaient pas remplies, notamment en raison de l'absence de démonstration d'une urgence suffisante et d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte contesté.

Avocat : KUCHARZ

1 avril 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511433

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. G..., un ressortissant sri-lankais, visant à annuler un arrêté préfectoral du 24 juillet 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, défaut de motivation et de l'examen de sa situation personnelle) n'étaient pas fondés, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que la fixation du Sri Lanka comme pays de destination ne méconnaissait pas les obligations découlant de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DOOKHY

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502798

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. E... B..., un ressortissant marocain, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 février 2025 qui lui notifiait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, fixait son pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la motivation, l'examen de la situation personnelle de l'intéressé et l'appréciation des risques pour l'ordre public liés à la détention de faux documents. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et a vérifié le respect des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ACTIS AVOCATS

1 avril 2026• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500394

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les décisions du préfet de Seine-et-Marne du 9 décembre 2024 (rejet d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour). Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'obligation légale de saisir la commission du titre de séjour, prévue aux articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger justifiant d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Les autres conclusions de la requête, y compris la demande d'injonction et la condamnation aux dépens, ont été rejetées.

Avocat : PATUREAU

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415889

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les décisions préfectorales du 14 août 2024 refusant l'admission exceptionnelle au séjour et ordonnant à M. B... de quitter le territoire français. La juridiction a retenu que l'autorité administrative avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne soumettant pas la demande pour avis à la commission du titre de séjour, alors que le requérant justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Le tribunal a en conséquence enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois.

Avocat : ACTIS AVOCATS

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413930

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un ressortissant camerounais demandant l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, procédait d'un examen sérieux de la situation du requérant et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens invoqués, fondés sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ont donc été écartés.

Avocat : EWANE MOTTO

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413806

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant péruvien, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de sa situation personnelle et de l'absence de liens stables en France. Le tribunal a également écarté les moyens invoqués contre la décision fixant le pays de destination.

Avocat : CARRILLO CRUZ

1 avril 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413704

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant albanais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés d'un vice d'incompétence, d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de la situation personnelle et familiale du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : FALAH

1 avril 2026• 3ème chambre