Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505838
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... en raison d'une irrecevabilité manifeste. Le requérant n'a formulé aucune conclusion ni exposé de moyen dans sa demande, et n'a pas régularisé cette omission dans le délai du recours. La juridiction a appliqué les dispositions des articles R. 411-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604968
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de la CRRV confirmant l'annulation d'un visa de regroupement familial. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'enfant), ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312674
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C... visant à annuler la décision ministérielle maintenant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le signataire de la décision attaquée était régulièrement habilité par délégation et que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Le motif d'ajournement, fondé sur le comportement fiscal critiquable du requérant (dette importante et récurrente), est légal au regard des pouvoirs discrétionnaires conférés par l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article 21-15 du code civil.
Avocat : BETOE SCHWERDORFFER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210753
**Sujet principal** : Contestation par une société de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la procédure d'imposition est régulière, car l'administration n'a pas modifié la base légale des rectifications lors de sa réponse aux observations, et que les rehaussements opérés sont fondés sur l'existence d'actes anormaux de gestion. **Textes appliqués** : Articles L. 57 et R. 57-1 du Livre des Procédures Fiscales (régularité de la procédure), et articles 39 et 209 du Code Général des Impôts (déductibilité des charges et actes anormaux de gestion).
Avocat : DORASCENZI-FENART AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303993
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... qui contestait son imposition sur le revenu de 2019 et réclamait des dommages-intérêts. La juridiction a jugé que le crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR), issu de la loi de finances pour 2017, ne s'appliquait pas à sa situation, car il est réservé aux revenus perçus en 2018, et non en 2019. Elle a également déclaré irrecevables ses conclusions indemnitaires pour défaut de demande préalable à l'administration et son moyen tiré du principe d'égalité devant l'impôt pour défaut de régularisation de la procédure.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302312
La décision du Tribunal Administratif de Melun porte sur une demande de décharge de l'Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques, présentée par la société Bouygues Telecom pour les années 2020 à 2022. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de l'opérateur. Il a jugé que l'IFER contestée, prévue par l'article 1519 H du code général des impôts, ne constituait pas une taxe administrative au sens des directives européennes 2002/20/CE et 2018/1972, mais une imposition de nature fiscale échappant à leur champ d'application.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300920
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de l'EURL Boissenart Eyewear, qui contestait des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) et une amende pour les années 2017 et 2018. La juridiction a estimé que la procédure de mise en recouvrement était régulière et que les rémunérations occultes versées au gérant étaient correctement requalifiées en revenus distribués imposables sur le fondement de l'article 111 du code général des impôts. Elle a également jugé que la procédure de rectification contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales avait été respectée.
Avocat : SULTAN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300795
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande de réduction d'une amende pour défaut de déclaration de comptes bancaires à l'étranger. Le tribunal a jugé qu'un compte n'est considéré comme "utilisé" au sens de l'article 1649 A du code général des impôts que si le contribuable y a effectué au moins une opération de crédit ou de débit active au cours de l'année. Par conséquent, les comptes de la requérante qui n'ont enregistré que des intérêts créditeurs ou des prélèvements de frais de gestion ne sont pas soumis à l'obligation déclarative. La solution retenue est fondée sur l'interprétation des articles 1649 A et 1736 du code général des impôts.
Avocat : VERGILINO BRIGITTE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212423
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la SARL Kramer Equitation pour contester des titres de perception émis en 2021 concernant la taxe d'aménagement et la taxe sur la création de locaux en Île-de-France. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet concernant la taxe sur la création de locaux, considérant que le dégrèvement invoqué n'était pas suffisamment établi. Sur le fond, il a annulé les titres de perception de la taxe d'aménagement pour vice de forme (défaut de signature régulière et délégation non publiée), en application des articles L. 252 du livre des procédures fiscales et L. 331-24 du code de l'urbanisme.
Avocat : D ANGELA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212241
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... qui contestait la régularité de la procédure de contrôle fiscal le concernant personnellement au titre de l’impôt sur le revenu de 2015. La juridiction a jugé que le principe d’indépendance des procédures rend inopérant le moyen tiré d’une éventuelle irrégularité dans le contrôle de la société dont il était l’associé. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des contributions sociales, ainsi que la demande d’allocation au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400693
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2023 rejetant la demande d'admission exceptionnelle au séjour et prononçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant congolais. La juridiction a estimé que la préfète n'avait pas démontré la régularité de la notification de la décision, rendant irrecevable l'exception de tardiveté soulevée, et a jugé que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant. L'annulation de ce refus entraîne celle de l'OQTF et de la fixation du pays de destination qui en dépendaient.
Avocat : MOROSOLI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400639
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence algérien. La juridiction constate que la requérante s'est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 9 mars 2026. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi un terme à la procédure.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307680
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en annulation de l'arrêté préfectoral du 3 février 2023 déclarant d'utilité publique l'opération « Triangle de Verdun » à Trilport. Il juge que les irrégularités alléguées dans la procédure (délibérations municipales, rapport du commissaire-enquêteur) ne sont pas de nature à entacher la légalité de l'arrêté et que l'utilité publique du projet est établie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELAS ARKEN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403479
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était régulière en droit, notamment au regard de l'examen de sa situation personnelle et familiale et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas de l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels suffisants pour obtenir une régularisation.
Avocat : ANGLIVIEL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403303
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que le préfet de Seine-et-Marne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les liens personnels et familiaux du requérant en France ne justifiaient pas la délivrance d'un titre. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : OUEDRAOGO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534788
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. C... qui contestait la remise partielle de son indu d'aide personnelle au logement. Le juge estime que le requérant, qui sollicitait une remise gracieuse totale, n'a pas justifié de sa bonne foi et que son argumentation est insuffisante. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions nécessaires.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535097
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de la Ville de Paris de prendre en charge ses frais d'hébergement en foyer-logement au titre de l'aide sociale. La juridiction estime que la requérante, ayant été invitée à régulariser sa demande en précisant ses arguments et en fournissant les pièces justificatives, n'a pas répondu à cette invitation. En conséquence, la requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative pour défaut de précisions permettant d'apprécier le bien-fondé des moyens.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535558
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait une injonction de suppression de son signalement dans le fichier Schengen. Le juge estime que cette demande est manifestement irrecevable, car une injonction ne peut être que l'accessoire d'une demande principale, telle qu'une annulation, qui n'est pas présente ici. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535705
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, rejette la requête de M. A... B... visant à annuler le refus d'attribution de la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge estime que la requête ne présente que des moyens manifestement infondés ou inopérants, justifiant un rejet par ordonnance. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les critères définis par l'arrêté du 3 janvier 2017 pour apprécier l'éligibilité à cette carte.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600786
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme C... visant à annuler le refus de remise d'un indu de prime d'activité. La juridiction constate que la requérante, bien qu'invitée à régulariser sa demande, n'a pas fourni les justificatifs suffisants permettant d'apprécier sa situation de précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.