965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 617
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... concernant un retard de versement de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH). Il a déclaré son incompétence pour connaître de ce litige, relevant que la compétence exclusive appartient au pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Denis. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de l'organisation judiciaire et du décret n° 2018-772 du 4 septembre 2018.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant haïtien. Le juge estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant cette mesure, compte tenu notamment des condamnations pénales lourdes du requérant. La décision examine le respect des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DAHOMAIS
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur un examen de la situation personnelle du requérant, notamment son absence de titre de séjour et de domiciliation régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a considéré que les atteintes alléguées au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'étaient pas caractérisées en l'espèce.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, rejette comme manifestement irrecevable la protestation électorale déposée par la liste « Ecrivez L’histoire » contre le premier tour des élections municipales de Saint-François. Le juge estime que la demande, formée avant la proclamation des résultats définitifs et alors qu'aucun candidat n'était encore élu, est dépourvue d'objet. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code électoral.
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la convocation à un rendez-vous en préfecture en vue de la délivrance d'un titre de séjour et d'un titre de voyage à un réfugié. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté), estime que la condition d'urgence est caractérisée par la situation de précarité anormalement prolongée de l'intéressé. Il peut donc enjoindre au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai bref, sans que l'attente d'un déblocage technique par l'OFPRA ne fasse obstacle à cette obligation. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté), combiné avec les principes découlant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant le droit à un examen de la situation dans un délai raisonnable.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant. Le sujet principal concerne le recours contre le refus de reconstitution de points du permis de conduire. La juridiction constate que le requérant, n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une mise en demeure, est réputé s'être désisté en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... A... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous de régularisation. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contestait aucune décision administrative préalable, mais formulait une injonction à titre principal. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, qui exigent un recours contre une décision existante.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de permis de construire. Le juge a estimé que l'arrêté municipal était légal, écartant les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. La décision se fonde sur la méconnaissance par le projet des prescriptions du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme, notamment en matière de protection patrimoniale et paysagère.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une opposition à une contrainte pour recouvrement d'un indu d'aides personnelles au logement. La juridiction constate que la caisse d'allocations familiales a retiré la contrainte litigieuse après un réexamen, rendant la requête sans objet. En conséquence, le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette le recours en excès de pouvoir formé contre le refus de remise de dette d'indus de RSA. Le juge estime que le requérant, en ne produisant aucun élément sur ses ressources, ses charges ou sa bonne foi, ne démontre pas une situation de précarité justifiant la remise gracieuse. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL ROUANET AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un couple de ressortissants tunisiens. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet des Bouches-du-Rhône était compétent et que le refus de titre de séjour, motivé par l'absence de séjour régulier et de ressources stables, ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni l'intérêt supérieur de l'enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ARNOULD
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé d'un avis de sommes à payer émis pour recouvrer un trop-perçu de bourse régionale. La juridiction a jugé la demande irrecevable, car l'introduction du recours au fond par la requérante suspendait déjà la force exécutoire du titre de recettes, conformément à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Elle a également estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision de recouvrement n'était soulevé.
Avocat : RUFFEL
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation de décisions le concernant relatives au revenu de solidarité active (RSA) et au recouvrement d'indu, ainsi que des injonctions de rétablissement. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, relevant que la requête, n'étant pas accompagnée des décisions attaquées malgré une mise en demeure, est irrecevable.
Le Tribunal administratif de Marseille statue sur une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'une mise en demeure de France Travail pour recouvrement d'une allocation. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal donne donc acte de son désistement d'office et rejette la procédure.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de quarante-cinq jours pris à l'encontre d'un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que la mesure, fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était régulière, écartant notamment les griefs d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : MARCHETTI
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à contester la suspension de son RSA. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle n'est pas accompagnée de la décision attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, qui permet d'écarter les requêtes irrecevables non régularisées après mise en demeure.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait l'octroi judiciaire d'un échéancier pour le remboursement de primes d'activité perçues indûment. La juridiction estime que cette demande est manifestement irrecevable, car seul l'administration compétente (ici la CAF) a le pouvoir d'accorder gracieusement un tel échelonnement de dette. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant que le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas la vulnérabilité de la requérante, mère de quatre enfants mineurs. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur.
Avocat : TOUBOUL
**Sujet principal** : Demande de régularisation de situation administrative. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (ordonnance du président de la 3ᵉ chambre). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge administratif ne peut être saisi que pour annuler une décision ou condamner au paiement d’une indemnité, sans pouvoir adresser d’injonctions à l’administration ou se substituer à elle.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de régularisation de traitement et réclamait des dommages-intérêts. La juridiction a estimé que la requête ne présentait aucun moyen opérant ou suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.