Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413686
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et du défaut de motivation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GOUJON LUCILE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411817
La décision concerne le rejet implicite d'une demande de titre de séjour et de changement de statut d'une ressortissante algérienne. Le Tribunal Administratif de Melun annule ces décisions implicites de rejet. Le juge retient l'illégalité du refus en raison de l'absence de communication des motifs dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, après une demande de l'intéressée.
Avocat : TRUGNAN BATTIKH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413495
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour une ressortissante turque. La juridiction a jugé que le refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de sa longue résidence en France depuis 2010, de son mariage avec un résident permanent et de sa famille établie en France. Elle a en conséquence enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois, en application de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 423-23 du CESEDA.
Avocat : CINKO-SAKALLI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406345
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant malien. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision en raison du défaut de communication des motifs du refus par la préfète du Val-de-Marne, dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres conclusions de la requête ont été rejetées, et l'État a été condamné à verser une somme au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211055
**Sujet principal** : Contestation de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2015, suite à une opération d'apport de parts sociales assortie de soultes considérée comme un abus de droit fiscal. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions restant en litige. Il estime que la procédure d'imposition est régulière, notamment en relevant que l'administration n'était pas tenue d'informer expressément les contribuables de l'existence et du destinataire d'un recours hiérarchique. **Textes appliqués** : Article L. 64 du livre des procédures fiscales (procédure de l'abus de droit fiscal) et article L. 54 C du même code (concernant le recours hiérarchique).
Avocat : YANNICK ENAULT-GREGOIRE LECLERC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605493
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme D... comme manifestement irrecevable. La requérante, résidant en Arménie, n'a pas respecté l'obligation d'élire domicile sur un territoire de l'UE, de l'EEE ou en Suisse, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 431-8 et R. 222-1 4° du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité de fond.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211046
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir d'une société (SARL DJ Provins) contre des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) notifiées à l'issue d'un contrôle. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société et confirme donc les impositions supplémentaires. Il estime que la société n'apporte pas la preuve que les charges contestées (notamment des prestations de services et des remboursements de frais) remplissent les conditions légales pour être déductibles. **Textes appliqués** : Les dispositions du code général des impôts (articles 39 et 209) régissant la déductibilité des charges pour l'impôt sur les sociétés, ainsi que les principes généraux de la procédure fiscale contradictoire (article L. 55 du livre des procédures fiscales).
Avocat : SELARL GUY FARCY - OLIVIER HORRIE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609130
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... pour incompétence territoriale. Le litige concernant le renouvellement de son titre de séjour relevait du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, car le requérant résidait à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Le juge a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la juridiction compétente.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601895
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un étranger demandant son relèvement d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal estime que cette demande, relevant d'une peine complémentaire prononcée par une juridiction pénale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. La requête est donc rejetée comme irrecevable pour incompétence, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles 131-30 du code pénal et 702-1 du code de procédure pénale.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608897
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a déclaré sans objet la demande d'injonction d'un étranger visant à obtenir une convocation pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé à un rendez-vous, ce qui rendait sa demande inutile. La demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée, le requérant n'ayant pas justifié de frais exposés.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608396
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a donné acte du désistement pur et simple de la requérante, qui sollicitait initialement une injonction contre le préfet de police pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a constaté l'absence d'obstacle à l'acte de désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond des demandes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 521-3 relatif au pouvoir du juge des référés.
Avocat : YOUNESS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DE SA PALLIX
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603175
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par la société Tabula Rasa, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur sa requête. Le litige portait sur la contestation d'une décision de la commune d'Eveux déclarant l'offre de la société irrégulière dans le cadre d'un marché public. La juridiction motive sa solution par le fait que la commune a, en cours d'instance, décidé de reprendre la procédure de passation depuis le stade de l'examen des candidatures, ce qui rend la demande initiale sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CNN AVOCAT
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601113
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral autorisant une battue administrative. Le juge des référés constate que le requérant n'a pas introduit de recours en annulation contre l'arrêté contesté, ce qui rend sa demande de suspension irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, qui exigent un recours au fond préalable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCALBERT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601012
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant s'était borné à transmettre des échanges avec la mairie de Bourges sans formuler de moyens et conclusions. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administratif, considérant que la production ne constitue pas une requête régulière.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600932
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant avait simplement transmis une copie de son courrier au recteur sans formuler de moyens et conclusions dans sa requête, ce qui ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter cette demande ne constituant pas un recours contentieux régulier.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502103
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a déclaré sans objet le recours en excès de pouvoir visant l'annulation de deux décisions rejetant des demandes de remise gracieuse d'indu de prestations sociales (prime d'activité et RSA). Le juge a constaté que les sommes indûment perçues étaient soldées à la date de sa décision, rendant la demande de remise gracieuse inopérante. Les textes appliqués étaient le code de l'action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602514
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'une requérante qui souhaitait enjoindre au maire de constater une infraction d'urbanisme concernant un mur voisin. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision préalable du maire ayant refusé d'utiliser ses pouvoirs de police. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui interdit au juge des référés de faire obstacle à une décision administrative.