Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609881
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la requête de M. B... qui sollicitait diverses mesures contre la Défenseure des droits et d'autres autorités pour un prétendu déni de justice. Le juge estime que le requérant ne démontre ni l'urgence caractérisée requise, ni le fondement de sa demande, laquelle est jugée confuse. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il y ait lieu de procéder aux autres mesures sollicitées (renvoi, attraction ou désignation d'avocat).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609038
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision des Commissaires de France Galop retirant à un entraîneur ses autorisations professionnelles. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige, lié à l'exercice d'une activité professionnelle, relevait du tribunal administratif de Nantes, lieu du siège de l'entreprise du requérant. La décision s'appuie sur les articles R. 312-10 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.
Avocat : JUGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609041
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de délivrance de récépissé de première demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, un ressortissant chinois, ne démontre pas le caractère d'urgence de sa situation, condition essentielle pour obtenir une telle mesure provisoire. La décision est fondée sur les articles L. 521-1, L. 522-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent la procédure de référé-suspension.
Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607920
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant mauritanien demandant l'injonction au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui résidait irrégulièrement depuis 2023 et n'avait initié des démarches qu'en 2025, ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été rejetée, faute de démonstration d'une urgence suffisante pour justifier la mesure sollicitée.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603536
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de délivrer un titre de voyage à un réfugié syrien. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'entrave grave à l'exercice de sa profession d'artiste à l'étranger, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : FLOREAL AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600716
Le Tribunal administratif de Lyon rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, considérant qu'elle constitue en réalité un recours gracieux et non un véritable recours contentieux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de rejeter les requêtes irrecevables.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511892
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... comme manifestement irrecevable. Le tribunal a jugé que sa demande de titre de séjour pour raison médicale, formulée par voie postale par un ressortissant algérien, n'avait pas été régulièrement déposée, car elle devait être effectuée via un téléservice obligatoire. Par conséquent, le silence gardé par la préfète n'a pu faire naître une décision implicite de rejet attaquable. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2 et l'arrêté du 22 juin 2023, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603309
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d'une demande de référé-liberté concernant l'abrogation d'une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable (DALO) du Rhône et une demande d'hébergement d'urgence. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes principales de suspension et d'injonction, la décision attaquée ayant été retirée en cours d'instance. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés par la requérante.
Avocat : SELARL NEKAA ALLARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603278
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de communiquer un rendez-vous à une ressortissante arménienne pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des délais anormalement longs et des conséquences sur la situation de la requérante. L'État a également été condamné à verser à l'intéressée la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : COFFIGNAL CHARLINE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603277
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné une demande d'un ressortissant tunisien visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, compte tenu des délais de procédure et de la situation professionnelle de l'intéressé. Il a enjoint à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, mais a rejeté la demande d'enjoindre l'enregistrement immédiat de la demande et la délivrance d'un récépissé.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602688
Le Tribunal Administratif de Strasbourg statue sur une demande de référé-liberté (article L. 521-2 du CJA) concernant le refus d'enregistrement d'une demande d'asile et la non-délivrance de l'attestation correspondante. Le juge constate que l'administration a donné satisfaction au requérant avant l'audience, ce qui entraîne un désistement pur et simple des conclusions principales. La juridiction admet néanmoins le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser une somme au titre des frais de justice à son avocate, sous certaines conditions.
Avocat : ELSAESSER
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2305831
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus par Pôle emploi Services (France Travail) d'accorder l'aide à l'embauche "emplois francs" à la société Lorraine Services. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé la décision de refus de Pôle emploi Services. Il a enjoint à France Travail Services de réexaminer la demande d'aide de la société requérante dans un délai de deux mois, sous astreinte. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé principalement sur les articles 1er, 5 et 9 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019 relatif à l'aide "emplois francs", ainsi que sur le code du travail et le code de la sécurité sociale.
Avocat : HENRY DE VILLENEUVE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602997
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de Mme A... visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour pour travailler. Le juge estime que l'octroi d'une telle mesure, sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative exécutoire (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour). La requête est donc jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402794
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté le recours d'un ressortissant tchadien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que l'article 8 de la CEDH était inopérant pour contester un refus de titre étudiant et que l'obligation de quitter le territoire (OQTF), fondée sur l'article L. 611-1 3° du CESEDA, était légalement motivée. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401831
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'une demande d'annulation et de décharge concernant un titre de perception émis pour recouvrer un rappel de rémunération auprès d'un fonctionnaire stagiaire. Le tribunal a redéfini l'objet du litige, considérant que le recours visait également le nouveau titre de perception du 3 février 2025, qui a remplacé le titre initial du 7 juin 2023 retiré. La solution retenue, fondée sur les principes du contentieux administratif, consiste à examiner prioritairement les moyens relatifs au bien-fondé de la créance, qui pourraient justifier une décharge, plutôt que les vices de forme.
Avocat : CARMIER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602373
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé de deux mesures pénitentiaires (maintien à l'isolement et séparation par hygiaphone au parloir). Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de ces décisions, notamment au regard des dispositions du code pénitentiaire (articles R. 213-25, R. 213-30, R. 341-13) et des exigences de sécurité invoquées par l'administration. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311358
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante au titre de la solidarité nationale pour des préjudices imputés à la vaccination contre la Covid-19. La juridiction a estimé que le lien de causalité entre les pathologies neurologiques de la requérante et l'injection du vaccin Comirnaty n'était pas établi au regard des connaissances scientifiques actuelles. Elle a en conséquence refusé d'ordonner l'expertise médicale sollicitée et a débouté la requérante de ses demandes, en application des articles L. 3131-1 et suivants du code de la santé publique.
Avocat : SELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310154
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation d'une requérante pour des troubles auditifs qu'elle imputait à la vaccination contre la Covid-19. La juridiction a jugé que le lien de causalité entre la pathologie et l'injection du vaccin Comirnaty n'était pas établi, se fondant notamment sur les conclusions de l'expertise amiable. Elle a également déclaré irrecevable la mise en cause des sociétés Pfizer et BioNTech, relevant que leur responsabilité du fait des produits défectueux relève des tribunaux judiciaires.
Avocat : AARPI SQUAIR
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601928
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de l'association visant à suspendre des dispositifs de captation d'images en forêt domaniale. Le juge estime que le litige, né de l'autorisation donnée par l'Office national des forêts (ONF) à un locataire de chasse, relève manifestement de la compétence de l'ordre judiciaire. Cette solution s'appuie sur la qualification de l'ONF comme établissement public industriel et commercial, dont les activités contractuelles, comme la location du droit de chasse, échappent au juge administratif.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600850
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant s'est borné à transmettre une copie de sa demande indemnitaire préalable à la commune, sans formuler de moyens et conclusions dans sa requête. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui exigent qu'une requête contienne un exposé des moyens et conclusions pour être recevable.