Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01158
Avocat : SELARL AUDICIT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518455
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SCI Grand Paris qui demandait la décharge d'une obligation de paiement issue d'une saisie administrative à tiers détenteur. Le tribunal constate que la société n'a pas préalablement saisi l'administration fiscale d'une contestation de cette saisie, comme l'exige la procédure. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au regard des articles L. 281 et R. 281-4 du livre des procédures fiscales, et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513067
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a été saisi d'une requête concernant le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses principales conclusions (annulation et injonction), le tribunal a donné acte de ce désistement et a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée entre-temps. Le surplus des conclusions, notamment la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles, a été rejeté.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601420
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à contester une saisie administrative à tiers détenteur. Le juge estime que le moyen soulevé, contestant le bien-fondé de l'imposition initiale (un crédit d'impôt), est inopérant dans le cadre d'un contentieux du recouvrement. La décision s'appuie sur l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, qui restreint les contestations en matière de recouvrement, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411296
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant portugais, qui demandait l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris pour menace à l'ordre public. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'un droit au séjour permanent, car il n'apportait pas la preuve d'une activité professionnelle ininterrompue sur cinq ans, condition prévue par les articles L. 233-1 et L. 234-1 du CESEDA. Par conséquent, l'autorité administrative pouvait légalement prendre cette mesure d'éloignement en application de l'article L. 251-1 du même code, au regard de la gravité des faits de violences conjugales reprochés.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410592
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'expulsion du 2 juillet 2024. Le tribunal a jugé que la commission d'expulsion de Pontoise et le préfet du Val-d'Oise étaient territorialement compétents, car l'intéressé n'avait pas signalé son changement de résidence à l'administration comme l'y oblige l'article R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation de l'arrêté et au respect de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413336
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée à une ressortissante pakistanaise. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée dans les délais, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : FALAH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413850
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413797
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation et que le requérant ne justifiait ni d'un titre de séjour régulier, ni d'une présence légale de plus de dix ans, ni de liens familiaux stables en France suffisants pour rendre la mesure disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : DAHHAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511431
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation de la Géorgie comme pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet du Val-de-Marne avait suffisamment motivé sa décision, notamment en considérant l'absence de menace grave dans le pays de retour et le caractère tardif de la demande d'asile, et qu'il avait respecté les procédures légales. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511397
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2025 obligeant M. D... à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-de-Marne avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la CEDH.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508858
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la commune de Fresnes visant à annuler un arrêté préfectoral prescrivant un diagnostic d'archéologie préventive pour un projet de gîte géothermique. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le délai de recours contentieux étant expiré. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 311-6, applicable aux litiges concernant les gîtes géothermiques et les prescriptions archéologiques.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604134
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de suspension en référé d'une décision préfectorale classant sans suite une demande de naturalisation. La requête est jugée irrecevable pour défaut de requête en annulation distincte et insuffisamment motivée au regard de la condition d'urgence. Le juge applique les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604125
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande d'expulsion urgente d'un cirque installé sans autorisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la présence d'animaux sur des parcelles du domaine public ne démontrait pas un risque suffisant pour le service public de production d'eau potable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509007
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence à un ressortissant algérien et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant qu'elle n'avait pas été formée dans le délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative, malgré une demande d'aide juridictionnelle. La décision applique également les dispositions du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605768
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de Mme C... qui demandait la suspension d'une décision de la CAF réclamant le remboursement d'un indu d'AAH et le rétablissement de ses droits. Le juge constate que la requête, fondée simultanément sur les articles L. 521-1 (référé-suspension) et L. 521-2 (référé-liberté) du code de justice administrative, est irrecevable car ces deux procédures distinctes ne peuvent être cumulées dans une même demande. L'ordonnance est donc rendue par application de l'article L. 522-3 du même code, permettant le rejet d'une demande manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524531
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la rupture d'un contrat de travail par l'EPIDE. Le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement, car le lieu d'affectation du requérant était situé dans le ressort du tribunal administratif de Versailles. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction compétente.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605889
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'éloignement. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard de la situation professionnelle stable du requérant et de l'absence de menace immédiate d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : ROCHA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605084
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. C... visant à suspendre la décision préfectorale du 25 février 2026 lui retirant son passeport et sa carte nationale d'identité. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré les allégations du requérant concernant son insertion sociale et professionnelle. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604327
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une requête visant à enjoindre au préfet de délivrer une convocation pour un dépôt de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de sa demande principale, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a cependant condamné l'État à lui verser 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROBINE A