Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409183
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la demande de décharge d'impôts sur le revenu et de prélèvements sociaux présentée par deux associés de SCI. La juridiction estime que la procédure de rectification était régulière et que les travaux litigieux effectués sur les biens immobiliers ne sont pas déductibles en tant que charges. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Avocat : SELARL YDES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500894
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler un avis de la chambre régionale des comptes (CRC). La CRC avait estimé que des créances relatives à une dotation de solidarité communautaire n'avaient pas le caractère de dépense obligatoire au sens de l'article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a confirmé cet avis, considérant que l'émission d'un titre exécutoire définitif à l'encontre d'une personne publique ne suffisait pas, à elle seule, à caractériser l'exigibilité et le caractère obligatoire de la dépense pour permettre un mandatement d'office.
Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504079
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler le refus du préfet du Pas-de-Calais de procéder au mandatement d'office de titres exécutoires émis contre une autre intercommunalité. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en s'appuyant sur l'avis de la chambre régionale des comptes, qui estimait que les dépenses litigieuses ne présentaient pas le caractère de dépenses obligatoires au sens des articles L. 1612-15 et L. 1612-16 du code général des collectivités territoriales. La décision considère que le préfet a correctement exercé son pouvoir d'appréciation pour déterminer l'existence d'une dette certaine et liquide justifiant un mandatement d'office.
Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600361
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour le paiement de factures impayées dans le cadre de marchés publics. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, rendant la demande sans objet après le règlement des sommes dues par le CHU. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour l'octroi d'une provision en référé).
Avocat : RAYSSAC
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402349
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) pour contester la résiliation par la CABBALR d'une convention instituant une dotation de solidarité intercommunautaire. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de reprise des relations contractuelles, car une délibération ultérieure de la CABBALR avait supprimé la dotation et mis fin aux effets de la convention. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602852
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Free Mobile d'une demande de référé-suspension et d'injonction concernant l'opposition du maire de Courrières à une déclaration préalable pour un pylône de téléphonie mobile. Le juge a suspendu l'exécution de la décision municipale, considérant l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant à l'application du règlement du PLU et des articles R. 423-22 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. L'urgence a été reconnue au titre de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, liée aux obligations de couverture du territoire.
Avocat : CABINET PAMLAW - AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400288
La société First Trading contestait devant le **Tribunal Administratif de Paris** des rappels d'impôts et pénalités suite à un contrôle fiscal. Le tribunal a **rejeté sa requête**, considérant que la proposition de rectification avait été régulièrement notifiée conformément aux articles L. 57 et L. 76 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens soulevés (prescription, qualification de la cession immobilière) n'étaient pas fondés.
Avocat : CABINET HUET & ASSOCIES (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407139
**Sujet principal** : La requête de la SAS Etablissements A. Chollet contestant la réintégration fiscale de provisions pour dépréciation de ses stocks et demandant la décharge d'impositions supplémentaires sur les sociétés. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la méthode d'évaluation de la provision pour dépréciation appliquée au groupe de produits "V" n'est pas suffisamment précise et détaillée, car elle utilise un taux unique basé sur la durée de stockage pour des produits hétérogènes, sans justification d'une dépréciation homogène. **Textes appliqués** : Les articles 39-1 5° et 38-3 du Code général des impôts (CGI), en application de l'article 209 du CGI, ainsi que l'article 38 decies de l'annexe III au CGI, relatifs aux conditions de déductibilité des provisions pour dépréciation des stocks.
Avocat : WALTER & GARANCE AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401853
**Sujet principal** : La requête d'une conseillère pédagogique visant à annuler le refus implicite de sa demande de rupture conventionnelle et à obtenir réparation pour des préjudices liés à des faits allégués de harcèlement moral et de manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, la requérante ayant finalement signé une rupture conventionnelle postérieurement à sa requête. Concernant la demande d'indemnisation, l'analyse des faits (non entièrement reproduite ici) conduit généralement, dans ce type de contentieux, à vérifier l'existence d'une faute de l'administration engageant sa responsabilité. **Textes appliqués** : Le Code de justice administrative (notamment pour la procédure et l'exception de non-lieu) et les textes régissant la fonction publique et les obligations de l'employeur public (loi n°83-634 du 13 juillet 1983, décret n°82-453 du 28 mai 1982).
Avocat : ANDRIEUX
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605016
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le juge a acté ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le litige.
Avocat : TOUJAS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512576
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait réparation pour les préjudices subis suite à sa suspension professionnelle due à son refus de se soumettre à l'obligation vaccinale instaurée par la loi du 5 août 2021. La juridiction a jugé que la mise en œuvre de cette loi par l'État et le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris (CASVP) ne constituait pas une faute de nature à engager leur responsabilité. Elle a également écarté le fondement de la responsabilité sans faute, considérant que le préjudice allégué ne présentait pas le caractère anormal et spécial requis.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523155
Sujet principal : Liquidation d'une astreinte pour inexécution d'une injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le tribunal liquide l'astreinte et condamne l'État à verser 5 000 euros au requérant, modérant le montant initialement calculé. Textes appliqués : Article L. 911-7 du code de justice administrative (procédure de liquidation de l'astreinte).
Avocat : PATUREAU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603675
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui sollicitait une injonction contre le préfet des Hauts-de-Seine pour inexécution d'une précédente ordonnance. Le juge estime que l'administration a exécuté ses obligations en délivrant un récépissé et en procédant au réexamen du dossier, matérialisé par l'édition d'une carte de résident. La requête, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, est donc jugée irrecevable.
Avocat : LEJEUNE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306769
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a jugé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que la situation de précarité financière invoquée par la requérante n'était pas établie au regard de ses revenus et charges démontrés. Bien que sa bonne foi ne soit pas contestée, l'absence de preuve d'une situation de précarité justifiant la remise de la créance a conduit au rejet de sa demande.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511461
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une agente publique. Le juge a estimé que la mesure, sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer des préjudices liés à un accident et une maladie professionnelle, était prématurée. Cette décision est motivée par le fait que l'agent est toujours en arrêt de travail pour inaptitude temporaire, rendant impossible une évaluation définitive des préjudices, ce qui lui ôte le caractère d'utilité requis par la loi.
Avocat : RENOUARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411639
**Sujet principal** : La requérante, ancienne juriste contractuelle auprès du consulat général d'Algérie à Lyon, conteste l'imposition en France de ses salaires perçus de source algérienne pour les années 2020 à 2022 et demande la décharge des droits et pénalités. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande. Il juge que les salaires de la requérante, perçus en France où elle avait son domicile fiscal, sont imposables en droit interne français. Il estime également que la Convention fiscale franco-algérienne du 17 octobre 1999 ne fait pas obstacle à cette imposition, car la requérante n'était pas un agent diplomatique ou consulaire au sens de l'article 19, et que l'article 24 (méthode de l'imputation) s'applique pour éviter la double imposition. **Textes appliqués** : Articles 4 A, 4 B, 12 et 79 du Code général des impôts (droit interne) ; et les articles 4, 19 et 24 de la Convention fiscale franco-algérienne du 17 octobre 1999 (droit conventionnel).
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411714
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Boulangerie de Sainte-Foy-Lès-Lyon, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les exercices 2020 et 2021. La juridiction a jugé que l'entreprise, soumise à une obligation déclarative, ne pouvait se prévaloir d'une erreur de bonne foi ni d'un manque d'information de l'administration pour justifier son omission de demander la restitution de crédits d'impôt (crédit d'impôt apprentissage et CICE). Les textes appliqués sont principalement le code général des impôts et le livre des procédures fiscales. La demande de dommages-intérêts a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411878
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... qui contestait un redressement fiscal et demandait une indemnité. La juridiction estime que la procédure de contrôle fiscal engagée contre la société LGBT H20, bien que dissoute, était régulière car la personnalité morale de la société subsiste durant la liquidation jusqu'à sa clôture légale. Elle applique les articles 1844-7 et 1844-8 du code civil ainsi que les dispositions du décret du 3 juillet 1978, et rejette également la demande indemnitaire.
Avocat : KUPELIAN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412175
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2024 formulée par une vendeuse à domicile indépendante. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait correctement refusé l'exonération, car les revenus bruts de la requérante en 2022 dépassaient le plafond légal. Cette décision s'appuie sur les articles L. 135-1 du code de commerce et 1457 du code général des impôts, qui conditionnent l'exonération de la CFE à un seuil de rémunération.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516174
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Chalamont visant à ordonner une expertise sur des désordres affectant son école de musique. Le juge a estimé qu'une expertise judiciaire était déjà en cours devant le tribunal judiciaire de Bourg-en-Bresse, saisie préalablement, ce qui privait d'utilité la mesure sollicitée devant la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne la prescription d'une mesure d'expertise à son caractère utile.
Avocat : CONTENT