Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601878
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, se déclare incompétent pour connaître d'une requête visant à enjoindre au maire de célébrer un mariage. Le juge administratif estime que le refus du maire, en sa qualité d'officier d'état civil, de fixer la date de la cérémonie n'est pas détachable de l'exercice de ses fonctions judiciaires déléguées et relève donc de la compétence de l'ordre judiciaire. La demande est rejetée sans examen au fond, sur le fondement de la répartition des compétences entre les ordres de juridiction.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212574
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. Djillali-Ayad visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2018. La juridiction a jugé que la notification de la proposition de rectification était régulière et que le requérant, n'ayant pas répondu dans le délai légal, supportait la charge de la preuve quant à l'exagération des impositions, preuve qu'il n'a pas rapportée. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 57 et l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305947
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté du maire de Joinville-le-Pont qui s'opposait à une déclaration préalable pour des travaux d'isolation thermique par l'extérieur et de ravalement. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur d'appréciation en fondant son refus sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et l'article UB 8.1 du PLU, estimant que les travaux projetés ne portaient pas une atteinte suffisante au caractère des lieux pour justifier une opposition. La juridiction a donc enjoint à la commune de prendre une décision de non-opposition à la déclaration préalable.
Avocat : JBR AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406243
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus implicite d'abroger un arrêté préfectoral de 2022. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation concernant le refus de titre de séjour, estimant qu'une telle décision produit tous ses effets dès son entrée en vigueur et ne peut faire l'objet d'une demande d'abrogation. En revanche, elle a considéré que la demande concernant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était recevable, cette mesure continuant à produire des effets dans le temps. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la jurisprudence du Conseil d'État.
Avocat : BERTRAND
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406076
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. G... A..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la désignation du Sénégal comme pays de destination. La juridiction a jugé que la préfète du Val-de-Marne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour, notamment au regard des conditions de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens invoqués, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : DE GRESSOT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405396
**Sujet principal** : Recours contre le refus de bénéficier des conditions matérielles d’accueil (CMA) pour une demandeuse d’asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d’annuler la décision de l’OFII. Il estime que les moyens soulevés (défaut d’examen de la situation personnelle, absence d’évaluation de la vulnérabilité) ne sont pas fondés, l’administration ayant produit les justificatifs requis. **Textes appliqués** : L’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), qui encadre les motifs de refus des CMA, est central dans l’appréciation de la légalité de la décision contestée.
Avocat : PACHECO
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410857
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office du requérant, M. A..., dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai prescrit. Elle a donc appliqué les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative pour prononcer ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408184
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office de la requérante, Mme A..., dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande.
Avocat : QUIENE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518605
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SCI Grand Paris comme manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne la contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur et une demande d'indemnisation. La juridiction a retenu l'irrecevabilité car la société n'avait pas préalablement saisi l'administration fiscale d'une contestation, comme l'exige l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, ni formulé de demande préalable en indemnisation, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416163
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le juge estime en effet que l'État, partie perdante, doit supporter cette charge dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400298
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le refus d'indemnisation de la mairie suite à sa garde à vue. Le tribunal estime que les litiges liés à une opération de police judiciaire relèvent de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600798
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de suspension en référé du refus d'une dérogation pour poursuivre un 3ème cycle de médecine générale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré que le préjudice subi était suffisamment grave et imminent. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEDEUX
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505914
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme H..., qui contestait son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour et la fixation de son pays de destination. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 11 mars 2025 est légal, notamment car la délégation de signature était régulière et la motivation suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une violation de l'article 8 de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation sont également écartés.
Avocat : GUILLOU
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2508767
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, notamment au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une erreur de fait ou d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH n'ont pas été retenus.
Avocat : NALLAN POULBASSIA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509010
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis de la situation de l'intéressé. Elle a également écarté les griefs tirés d'une méconnaissance des droits de la défense et de l'article 8 de la CEDH, en s'appuyant notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
Avocat : LEBOUL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509646
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de certificat de résidence et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que la décision attaquée est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à l'examen requis de la situation personnelle de l'intéressée. Elle rappelle que les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont le séjour est régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605925
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du rejet au regard des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas exposé clairement ses motifs. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606181
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction au requérant privait sa situation d'urgence, condition nécessaire pour obtenir une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606183
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un rejet implicite de renouvellement de carte de résident et d'injonction de délivrance. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, fait droit à la demande en délivrant une carte de résident valable pour dix ans, rendant la demande principale sans objet. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la demande d'allocation de frais est rejetée.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606663
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que le requérant n'avait pas effectué de démarches préalables suffisantes auprès de la préfecture pour justifier l'utilité de la mesure sollicitée. La juridiction a également considéré que le simple stress lié à une situation administrative précaire ne caractérisait pas l'urgence requise par la procédure de référé.
Avocat : OHLGUSSER