Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2602794
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d'annulation d'une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de douze mois prononcée contre un ressortissant ivoirien. La juridiction a estimé que le préfet de police, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait légalement motivé sa décision en relevant notamment la soustraction du requérant à une précédente mesure d'éloignement et l'absence de preuve de liens familiaux ou d'intégration suffisants en France. Les moyens invoqués, fondés sur les articles L. 612-10 et L. 612-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que sur l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : JALLOUL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603719
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant haïtien demandant l'injonction au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La juridiction constate que la mesure sollicitée a perdu son objet, le requérant ayant obtenu un rendez-vous postérieurement à l'introduction de sa requête, et se déclare donc incompétente pour statuer sur le fond. Elle condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HENRY DESTIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608385
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande visant à obtenir la délivrance d'une carte de résident. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. Il a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet après que le préfet a engagé la procédure de fabrication de la carte. Le juge a également fixé une somme à la charge de l'État au titre des frais exposés, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526362
Le Tribunal administratif de Paris a ordonné à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal, ce qui constitue une violation de l'obligation de résultat pesant sur l'État au titre du droit au logement opposable. L'injonction, assortie d'une astreinte, est fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526657
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le relogement d'une personne reconnue prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et a ordonné un relogement avant le 1er juin 2026, assorti d'une astreinte. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526693
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris de loger Mme A... avant le 1er juin 2026. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. L'injonction, assortie d'une astreinte de 450 euros par mois de retard, est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526697
Le Tribunal administratif de Paris a ordonné au préfet de Paris de loger M. A... avant le 1er juin 2026, sous astreinte. Le juge a constaté que le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre adaptée, engageant ainsi la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526711
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le logement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'inexécution par l'État de son obligation de résultat au titre du droit au logement opposable (DALO) et a ordonné un relogement avant le 1er juin 2026, sous astreinte. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526715
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris de loger M. A... avant le 1er juin 2026. Cette injonction assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard est prononcée car le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'a reçu aucune offre de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526798
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de Paris d'assurer le logement d'un demandeur reconnu prioritaire et en urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence de proposition de logement adapté dans le délai légal et a ordonné un relogement avant le 1er juin 2026, sous astreinte. Cette décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui consacre une obligation de résultat pour l'État en matière de droit au logement opposable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609055
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la date d'audience au fond prévue à bref délai. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIEROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609131
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document provisoire de travail. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, car le requérant réside à Colombes (Hauts-de-Seine). Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence du tribunal du lieu de résidence pour les décisions de police.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609440
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'une requête en annulation d'élections municipales et communautaires à Bandraboua (Mayotte), s'est déclaré incompétent territorialement. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Mamoudzou, considérant que ce dernier est la juridiction compétente en vertu des articles R. 312-9 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent les contentieux électoraux au tribunal du siège de l'assemblée concernée.
Avocat : JORION
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609545
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), rejette la demande de M. B... visant à suspendre son éloignement et à organiser son retour depuis le Mali vers l'Espagne ou la France. Le juge estime que la procédure de droit commun de l'article L. 614-3 du CESEDA, déjà utilisée et ayant abouti à un rejet de son recours, est exclusive des procédures de référé, sauf si l'exécution de la mesure crée des effets nouveaux et excédentaires. Aucun tel changement de circonstance n'étant caractérisé, la demande est jugée irrecevable.
Avocat : CLOUZEAU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609476
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension d'urgence du placement d'un détenu dans un quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante justifiant la suspension de la décision ministérielle. L'ordonnance conclut que les allégations concernant l'aggravation des conditions de détention et l'éloignement familial ne caractérisent pas, en l'espèce, une atteinte grave et immédiate justifiant une mesure provisoire.
Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609463
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un avocat étranger sollicitant l'injonction de délivrer un récépissé justifiant de la régularité de son séjour. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ses arguments professionnels et familiaux ne démontrant pas une menace imminente et irrémédiable. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté.
Avocat : FELTESSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609904
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de M. A... qui sollicitait une injonction à l'encontre du secrétaire général du Conseil constitutionnel concernant l'enregistrement de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC). Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative (sauvegarde d'une liberté fondamentale), n'est pas recevable. Il considère que le contrôle de la légalité de la décision du Conseil constitutionnel, organe juridictionnel, échappe à la compétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609718
Le Tribunal administratif de Paris rejette une requête en excès de pouvoir visant à obtenir un réexamen bienveillant et un rétablissement sur une liste d'attente pour une autorisation de taxi. Le tribunal estime que la requête, assimilée à un recours gracieux contre la décision préfectorale de radiation, est manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au juge de se substituer à l'administration pour prendre une telle mesure. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601860
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en procédure d'urgence, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Chine comme pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de son signataire, de son insuffisante motivation et de la méconnaissance du droit à être entendu. Il a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes généraux du droit de l'Union européenne relatifs aux droits de la défense.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601905
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'une AESH concernant sa position administrative et financière. Le juge estime d'abord que le tribunal administratif de Caen est territorialement compétent, l'agent étant affectée dans l'Orne. Sur le fond, il considère que la requête ne présente pas le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment parce que la requérante n'est pas privée de tout traitement.