Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500122
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la demande de dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés bâties présentée par la SCI IMAGGL pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que les locaux, bien que fortement dégradés et désaffectés, conservaient leur toiture, leurs façades principales et leurs structures porteuses, ce qui les rendait encore susceptibles d'une utilisation comme lieu de dépôt couvert. La solution s'appuie sur les articles 1380, 1381, 1415 et 1498 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 310 Q de son annexe II, définissant les propriétés bâties taxables.
Avocat : ACCENSE CONSEILS
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500181
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, rejette la demande de dégrèvement supplémentaire de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2024. Le tribunal constate que le dégrèvement accordé par l'administration (1 105 €) est conforme aux dispositions de l'article 1390 du code général des impôts, qui prévoit un abattement dégressif sur la valeur locative après la perte du bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). La requérante ne peut prétendre à un dégrèvement identique à celui de 2023, et le juge de l'impôt n'a pas compétence pour accorder une remise gracieuse fondée sur la situation financière.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500295
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2023 et 2024. La juridiction estime que la vacance du logement, en raison de son état de délabrement, n'est pas indépendante de la volonté de la propriétaire, celle-ci n'ayant pas engagé les diligences nécessaires pour y remédier. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article 1389 du code général des impôts pour l'octroi d'un dégrèvement.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500370
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société foncière Epilogue 417, qui contestait le montant de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 et 2024. La juridiction a estimé que la société n'apportait pas la preuve que la valeur locative de son logement était surévaluée ou que son classement en catégorie 3 était erroné. La décision s'appuie sur les articles 1496, 324 H et 324 P de l'annexe III du code général des impôts, relatifs à la détermination de la valeur locative et à la classification des locaux.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500698
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi d'un recours visant à annuler la suspension de la pension civile d'une retraitée, Mme B... A..., suite à une reprise d'activité. La juridiction a constaté le désistement pur et simple de la requérante, intervenu par mémoire enregistré le 14 février 2026. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond du litige.
Avocat : ANNE-CLAIRE ISSARTEL AVOCAT
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500924
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... visant à faire prendre en compte sa période de service militaire dans le calcul de sa pension de retraite par la Carsat. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale. Conformément aux articles L. 142-1, L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, la compétence appartient à l'ordre judiciaire, et le dossier est transmis au tribunal judiciaire de Guéret.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502504
Le Tribunal Administratif de Limoges rejette l'opposition formée par un contribuable contre une contrainte émise par la MSA pour recouvrer un indu d'aide au logement. La juridiction estime que le requérant, en ne justifiant pas avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire contre la décision initiale notifiant l'indu, ne peut pas en contester le bien-fondé dans le cadre de cette procédure d'opposition. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, L. 821-1 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502565
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours contre le rejet d'une demande d'allocation aux adultes handicapés (AAH). Il a jugé que ce contentieux, relevant des décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), n'était pas de sa compétence. En application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, il a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Limoges, juridiction compétente en la matière.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502625
**Sujet principal** : Demande d'échéancier de paiement concernant un trop-perçu de RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Limoges (ordonnance du juge unique). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car la fixation d'un échéancier relève du pouvoir gracieux de l'administration et non du juge. **Textes appliqués** : Article R. 222-1, 4° du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables). La requérante doit saisir l'administration pour une telle demande.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502631
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus d'effacement d'un trop-perçu d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur une prestation servie au titre du régime d'assurance chômage par France Travail, relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, et le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour incompétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315955
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de la SCI VPM contre la commune de Presles. Le tribunal a reconnu que le refus illégal de permis de construire (arrêté du 11 janvier 2021) constituait une faute de la commune. Cependant, il a jugé que cette faute n'était pas la cause directe des préjudices financiers allégués par la requérante, car l'administration aurait pu légalement retirer l'autorisation tacite par une autre procédure. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Avocat : GUERIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2409379
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société OB Market visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative temporaire de son établissement. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, était légal, écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de disproportion. Les conclusions indemnitaires de la société ont également été rejetées.
Avocat : LOGHLAM
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506128
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une indemnité de l'État pour manquement à l'obligation de logement. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car la requérante n'a pas régularisé son dossier dans le délai imparti, notamment en omettant de produire une décision administrative préalable de rejet ou la preuve d'une demande indemnitaire, et en ne signant pas sa requête. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1, R. 421-1 et R. 431-4 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506249
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A... visant à contester la cessation de son RSA. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, et n'a pas régularisé son dossier dans le délai imparti après en avoir été invitée. La décision s'appuie sur les articles L. 262-47 et R. 262-88 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604927
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté, rejette la demande du préfet du Val-d’Oise visant à invalider la candidature de M. A... B... aux élections municipales de Magny-en-Vexin. Le juge estime que les conditions d'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne sont pas réunies, notamment l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le tribunal considère que la question de l'éligibilité de M. B..., liée à sa radiation des listes électorales, relève d'un débat sur l'appréciation des faits et non d'une illégalité manifeste justifiant une intervention en urgence avant le scrutin.
Avocat : HAYOUN
Conseil d'État — N° 513206
Avocat : SARL RD AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530749
Le Tribunal administratif de Paris rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte émise par la CAF de Paris. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas joint la copie de l'acte attaqué malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 412-1 et R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521996
Le Tribunal administratif de Paris rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte de recouvrement d'indus d'aide au logement. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une copie de l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 412-1 et R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507675
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de l'ASL Les Parcs de Mougins et d'un particulier. Le juge a estimé que les mesures demandées, qui visaient à enjoindre au maire de prendre des actes spécifiques (comme dresser un procès-verbal ou notifier des arrêtés), étaient irrecevables dans le cadre de la procédure d'urgence de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du fond, en raison de son irrecevabilité.
Avocat : AONZO
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601012
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l’injonction au préfet de corriger son nom patronymique erroné sur sa carte de résident et son titre de voyage pour réfugié. Le juge a estimé que la requérante ne démontrait pas l’existence d’une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, car elle n’établissait ni un voyage imminent ni une privation effective de ses droits sociaux. La demande a donc été jugée irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : ROSSLER