965 021 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 021
Décisions totales
383 581
Ordonnances
269 293
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, au regard notamment de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'administration n'ayant pas présenté de défense.
Avocat : CARMIER
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour « salarié ». Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de la présomption applicable aux refus de renouvellement et des graves conséquences sur la situation professionnelle et sociale du requérant. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : RIOU
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension du rejet de son renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée. Cette solution est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués en vertu de l'article R. 522-8-1.
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Tunisie comme pays de renvoi pour l'exécution de son interdiction judiciaire du territoire. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu, considérant que la décision est régulière. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 721-3 à L. 721-5) et rejette également la demande d'aide juridictionnelle provisoire comme superfétatoire.
Avocat : LLINARES
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet du Calvados d'expulser sans délai une ancienne demandeuse d'asile d'un centre d'hébergement d'urgence (HUDA). Le juge a estimé que le maintien dans les lieux, bien qu'irrégulier depuis la fin de son droit au séjour, ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la continuité du service public pour justifier une mesure d'urgence sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile régissant la fin de l'hébergement.
Avocat : CAVELIER
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'injonction présentée par une mère concernant le refus d'accueil de sa fille à l'école et à la cantine le vendredi. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision de la directrice d'école. Par conséquent, sans avoir à examiner la condition d'urgence, la requête a été jugée mal fondée.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le rejet de sa demande d'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du contentieux général de la sécurité sociale. La compétence appartient exclusivement au tribunal judiciaire, en application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus d'accorder une aide humaine (AESH) et l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH). Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ces litiges, relevant que les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) sur ces matières sont, en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, contestables devant le tribunal judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste du juge administratif.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné au préfet du Calvados d'enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour d'une ressortissante malgache et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit de travail. Le juge a estimé que la situation de la requérante, entrée régulièrement et vivant en France depuis cinq ans avec son époux français et leurs enfants, présentait un caractère d'urgence justifiant ces mesures conservatoires. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BLACHE
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant brésilien visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, ayant déposé sa demande tardivement et étant sans titre depuis plus de deux mois, ne justifiait pas de l'urgence extrême requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une sauvegarde de liberté fondamentale. La requête a été rejetée par application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code, le juge considérant que d'autres voies procédurales étaient plus adaptées.
Avocat : BOIXIERE
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requête est mal fondée car une décision implicite de rejet de sa demande est née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la délivrance du récépissé ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire de régularisation. Le juge estime que sa demande de renouvellement de titre de séjour a fait l'objet d'une décision implicite de rejet de l'administration, née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision, la requête est jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête de l'épouse d'un ressortissant tunisien demandant une injonction au préfet pour accélérer le traitement d'une demande de titre de séjour. La juridiction retient d'abord l'irrecevabilité de la requête, présentée par une personne non habilitée à représenter le demandeur devant la justice administrative (articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative). Au surplus, elle estime que la demande est mal fondée, une décision implicite de rejet étant née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet, à laquelle une mesure d’injonction ne pouvait faire obstacle. La solution s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur une telle demande vaut décision implicite de rejet, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre l'exécution de la décision invalidant son permis de conduire. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, malgré les allégations de la requérante concernant sa situation professionnelle et familiale. La juridiction relève notamment que les infractions reprochées sur une période récente révèlent un comportement répétitif justifiant, au regard des exigences de sécurité routière, le maintien de la mesure contestée.
Avocat : EDDAM
Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que la mesure, prise à la suite d'interpellations pour usage de stupéfiants et port d'arme prohibé ainsi que d'une condamnation antérieure pour agression sexuelle, ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonction de Mme B... visant la commune, le syndicat des eaux et le préfet pour inaction face à une pollution. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, les éléments produits ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la santé publique ou à l'environnement. La requête est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL JURIADIS
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la requête de M. B... A... qui demandait notamment la révision de son dossier administratif et l'annulation de dettes auprès de la CAF. Le juge estime que la demande ne justifie pas de l'urgence requise et ne relève pas de la compétence du juge des référés. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, permettant un rejet sans procédure contradictoire lorsque l'urgence n'est pas établie ou que la demande est manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... A... qui contestait un refus implicite de France Travail concernant ses droits à l'accompagnement et à l'indemnisation au titre de l'assurance chômage. La juridiction a estimé qu'elle n'était pas compétente pour connaître de ce litige, relevant de la juridiction judiciaire en vertu des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail. L'ordonnance de rejet a donc été prononcée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande ne relevant pas manifestement de la compétence administrative.